Commentaire de kalachnikov
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@ Jean Keim
Votre dernier post illustre à merveille ce que j’ai raconté. Quand vous écrivez quelque chose comme ’si ce monsieur croit qu’il est possible d’avoir une opinion sans penser...’*, vous vous adonnez à votre confusion coutumière car en fait vous employez le concept ’penser’ dans le sens étroit et exclusif d’activité mentale (un allumage de neurones quelque part dans le cerveau, comme vous dites plus loin). Or, quand bien même S. emploie le mot penser, c’est un tout autre concept qu’il agite.
Donc, votre affaire, c’est la haine de toute activité mentale, quelle qu’elle soit, Platon = baguette de pain.
(*d’ailleurs, je retourne la citation dans tous les sens et S. n’a rien dit de tel, rien suggéré de tel)
Le terme de haine vous semble excessif. Admettons, la langue est riche, suffisamment pour exprimer exactement la pensée (au sens où je l’ai entendue, le processus physicopsychologique dont j’ai donné la trame) : mépris, dédain, ressentiment, etc. Ce qui importe, en fait, c’est que quelque soit votre véritable affect relativement à l’activité mentale, il se range sous l’étendard ’déplaisir’.
Ps : Je n’ai pas la haine de l’intellectuel et j’ai un peu de reconnaissance. Je ne suis pas du genre à avoir le cul sur une chaise, fruit de la pensée, avec dans une main un quignon de pain, fruit de la pensée, à pianoter de l’autre sur un ordinateur, fruit de la pensée, tout en balançant dans la soupière des gros glaviots dégoûtés, fruits du ressentiment.
