Commentaire de Jean Keim
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Jean Keim Jean Keim 5 avril 2018 09:13

@alinea
Il n’y a pas de textes écrits directement par Gautama ; j’ai eu un ami décédé très érudit sur les religions en général et plus particulièrement sur le bouddhisme, nous avons eu de longues conversations sur cette dernière au cours desquelles ils m’expliquaient les bases de cette philosophie et ensuite invariablement il allait dans les innombrables règles, et « Bouddha » sait qu’il y en a, il m’a expliqué les deux grandes tendances, le petit véhicule où chacun cherche à s’extraire de la ronde des reincanations et le grand véhicule où un quasi bouddha refuse la libération tant qu’il y aura des êtres pris dans les rets du karma, il m’a emmené dans un centre cultuel tibétain (un avatar du grand véhicule) près d’Autun où nous avons rencontré des lamas qui étaient de ses amis.

Toutes tendances confondues je n’ai pas accroché tant les contradictions développées sont nombreuses – je n’entre pas dans le détail ce serait trop long, elles ne sont pas le fait du Bouddha mais des suiveurs et de l’organisation mise en place, cette organisation est inhérente à un certain esprit humain, il y a toujours cette dérive après la disparition du précurseur, les églises chrétiennes en sont un bon exemple après les délires de Paul et de qq autres.
Il est probable que Gautama avait prévu cela, sa légende raconte qu’il ne voulait pas de disciples mais devant leur insistance il a cédé, le résultat néanmoins me semble mois dommageable que pour les suiveurs de Jésus. 

Vous écrivez : « Pour ma part, je n’ai pas dit ce que je sais, mais ce que je pensais au fur et à mesure que je l’écrivais... »
Sérieusement, objectivement, pensez-vous qu’il soit possible de penser une chose inconnue ? 
Une pensée est à la fois un manque d’attention et un souvenir, l’absence de la première entraîne le deuxième, les contenus d’une pensée sont infiniment différents mais ils viennent de nos savoirs, elle n’est pas pour autant haïssable, méprisable, il n’y a pas lieu de la rejeter (ce qui est impossible même avec de la volonté car cette démarche procède elle-même de la pensée), c’est un processus en liaison étroite, intime, avec la mémoire corporelle et donc notre cerveau – je parle de mémoire corporelle car il est probable que la mémoire ne soit pas uniquement localisée en nous.

Ainsi une pensée ne vient pas de rien, il est observable qu’il y a qq chose avant, un élément déclencheur..., si cette « particularité » nous apparaît alors il s’ensuit cette évidence que la pensée est une réaction, s’il y a qq chose avant, donc si elle vient après cet avant, alors elle est bien une réaction qq soit la teneur et la qualité de cette pensée.



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