Commentaire de Claude N.
sur Travail, la maladie du siècle
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Il y a plus de trente ans, avant le début du chômage de masse, j’avais publié sur la « névrose du travail », montrant que l’addiction au travail était l’addiction la plus répandue, mais socialement valorisée. Je montrais aussi qu’elle n’était pas sans lien avec l’excès de la consommation de boissons alcoolisées, de tabac et, dans certaines professions, du recours aux amphétamines. Aujourd’hui, nous avons d’un côté le chômage et, d’un autre côté, le harcèlement moral au travail, destructeur de valeur humaine et, à terme de valeur industrielle car les procédures de contrôle quantitatives à court terme, issues d’une dérive idéologique à partir du cognitivocomportementalisme, méconnaissent l’importance du temps pour penser et de l’affectivité humains.
