Commentaire de athenas
sur Redistribution : la grande escroquerie
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Il faut s’interroger sur la signification même de l’idée de redistribution. Ne faut-il pas admettre que si l’on doit redistribuer les revenus, c’est qu’ils ont été mal distribués ?
Or cette idée est fausse, car elle supposerait qu’il y existerait au dessus de nous un grand manitou qui déciderait de ce qui doit revenir à chacun. C’était un peu ce que prétendaient faire les régimes communistes avec le succès que l’on sait. Dieu merci, ce n’est pas encore le cas chez nous. Les revenus résultent du fonctionnement complexe de l’économie de marché, qui est celle dans laquelle nous vivons que cela nous plaise ou non et qui malgré tous les reproches qu’on lui a fait, a permis une amélioration considérable du niveau de vie du plus grand nombre.
Vouloir corriger la répartition de ces revenus est un contre-sens parce que cela revient à entraver le fonctionnement normal de cette économie de marché et partant la croissance qui a permis cette amélioration du niveau de vie. C’est bien là ce que nous constatons en France où la croissance est très inférieure à la moyenne mondiale, à celle des Etats Unis et à celles de beaucoup de nos voisins.
La croissance entraîne mécaniquement l’apparition d’inégalités, parce qu’elle enrichit beaucoup plus vite que les autres ceux qui innovent, qui entreprennent, qui se donnent du mal pour gagner. Mais ce n’est pas une inégalité nuisible, car elle ne se fait pas au détriment des pauvres, contrairement à ce qu’ont voulu nous faire croire les marxistes,qui pensaient que la révolution industrielle entraînerait la paupérisation des masses. Tout simplement il y a plus de riches, mais aussi moins de pauvres.
La multiplication des citoyens riches stimulent à son tour la croissance, car elle permet de vendre des produits et des services nouveaux qui en raison de leur prix ne trouveraient pas d’acquéreur s’il n’y avait que des revenus modestes. Par exemple il a bien fallu trouver une clientèle riche pour acheter les premiers écrans plats de télévision et grâce à ces premières ventes les fabricants ont finis par baisser leur coût de fabrication.
C’est parce qu’elle méconnaît cette réalité que la redistribution est une escroquerie Il faut se mettre les yeux en face des trous : l’économie est injuste, comme la nature est injuste. Comme la nature, on ne peut la dominer qu’en se pliant à ses lois. La solution à la misère n’est pas politique ; elle est morale.
Du point de vue de la morale, la jalousie l’envie sont de vilains sentiments et la sollicitude envers les autres est une vertu. C’est cette dernière qui doit nous guider. La question n’est pas de savoir s’il est injuste qu’il y ait des riches ; mais comment aider les pauvres.
De ce point de vue il est normal que le Parlement demande aux riches de payer plus d’impôts que les autres ; à condition que ce ne soit pas confiscatoire. Il est normal également que ceux qui sont privilégiés acquièrent le sentiment de devoir aider par des dons et des actes ceux qui sont dans le malheur.
De même l’action sociale des collectivités ne doit pas être inspirée par l’idée qu’il faut rendre aux pauvres quelque chose qui leur est dû (voir les effets pervers de l’Etat Providence), mais par l’idée qu’il faut simplement les aider à s’en sortir (voir les efforts faits par beaucoup de pays pour mettre l’accent sur la nécessité de retrouver un emploi).
