Redistribution : la grande escroquerie
La redistribution devait être le ciment de la justice sociale, le moteur de l’égalité, une sorte de Robin des Bois des temps modernes. La réalité est tout autre. Bilan.
Les grandes espérances
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, tout est à reconstruire en France. C’est le début des Trente Glorieuses. Trente ans de croissance ininterrompue au rythme fort sympathique de 5% par an.
La Sécurité sociale, née au lendemain de la guerre, est le socle du modèle social et de la solidarité nationale. Son financement est largement assuré par les rentrées sans cesse plus importantes générées par la croissance.
Ceux qui ont suffisamment d’abnégation pour servir l’Etat sont dotés d’un statut particulier qui leur apporte malgré tout une bien maigre contrepartie en comparaison de tous ces flambeurs du privé qui ne cessent d’augmenter leur niveau de vie.
En gros, tout va relativement bien jusqu’aux deux chocs pétroliers. Et là,
le conte de fée déraille, la croissance plonge. Et la question se pose alors de
savoir comment continuer à faire fonctionner le modèle social.
Le partage de la croissance, la redistribution des richesses et la réduction des inégalités deviennent, dès lors, un enjeu national qui l’emporte sur toute autre considération.
Toujours plus, toujours moins
Seulement voilà, depuis maintenant vingt-cinq ans que l’on alimente ce système, je dirais même qu’on le perfectionne, il ne cesse de se créer des inégalités toujours plus fortes.
Les prélèvements obligatoires ont cru régulièrement de 40 jusqu’à 45% du PIB entre 1980 et 2000 mais sans la croissance pour alimenter d’autant les recettes. En parallèle, toujours plus de dépenses, toujours plus de dette publique à rembourser. Toujours plus de dispositifs fiscaux élaborés, tous plus redistributifs les uns que les autres. Toujours plus d’allocations, de primes, d’aides et de subventions, toutes destinées à rééquilibrer un marché devenu hostile aux Français.
La qualité de vie s’est améliorée mais pourtant le ressenti est inverse. L’ambiance est morose, le pouvoir d’achat est en baisse, la vie est difficile, les inégalités s’accentuent. Chaque nouvelle aide ou chaque nouvelle mesure fiscale ne fait que désigner les plus mal lotis, toujours plus nombreux.
Pourtant, la machine à redistribuer tourne à plein ! Mais où va donc l’argent ?
Hep, mon voisin est plus riche que moi
Le « gâteau » étant limité, celui qui fait un bénéfice est immédiatement suspecté de l’avoir réalisé au détriment d’un autre. En France, quand quelqu’un réussit, on se demande toujours à quel prix. Dans un autre pays, on se demanderait plutôt comment. Nuance.
Jalousie, envie et aigreur sont donc devenues le discours commun à tous les extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche. Tous montrent du doigt des coupables, des boucs émissaires : les patrons pour les uns, les immigrés pour les autres. Aucun ne remet en cause la redistribution en tant que telle. Normal, c’est aussi leur fonds de commerce.
La Sécurité sociale aspire maintenant près de la moitié des prélèvements obligatoires. Elle rembourse de moins en moins. Ceux qui en ont les moyens complètent par une mutuelle ou par des placements. Et les meilleurs médecins ne sont accessibles qu’en y mettant le prix fort. Malgré toutes les incantations, la médecine à deux vitesses, elle est là.
Mais que diable allions-nous faire dans cette galère ?
Nous en sommes donc arrivés à un stade où :
- les inégalités n’ont pas reculé d’un pouce
- nous sommes endettés jusqu’au cou
- le poids du système plombe tout velléité de croissance
- la solidarité généreuse a fait place à la solidarité aigrie
Nous devons accepter le fait que la redistribution des richesses telle qu’on la conçoit en France depuis 1945 est un leurre et une escroquerie.
Nous devons faire la part de l’idéal et celle de l’idéologie. La part des valeurs et celle des préjugés. Il est noble de rêver à un monde où chacun serait correctement traité. Il est illusoire de le construire de toutes pièces.
Un jour, Robin des Bois s’est marié...
La solidarité et la redistribution par l’Etat ont pu être un bon modèle à une période de notre histoire. Quand ça n’a plus de sens, il faut accepter de se remettre en question.
Cessons de nager à contre-courant ! Il ne s’agit pas de faire table rase, il s’agit de changer notre état d’esprit et notre rapport à l’autre. Il s’agit de regarder les idées libérales sans nos vieux préjugés poussiéreux et de nous les réapproprier avec notre histoire, notre mode de vie et nos valeurs.
62 réactions
-
Ceux qui défendent le système sont ceux qui en profitent.
Les pauvres eux ne sont pas aidés et de plus en plus souvent à la rue.
Les riches eux s’en contre-foutent.
Bref, il est évident que le système actuel ne tient plus que par la force des choses. Comme disait Reagan, si vous supprimiez l’état, il se passerait des mois avant que les gens s’en rendent compte.
D’ailleurs, il ne s’est pas passé autre chose à la chute de l’empire romain, ou l’impot a continué d’être percu pendant quelques années alors même qu’il n’y a avait plus d’empereur.
Il nous appartient en partie de choisir la personne qui réalisera, de façon brutale, toute les réformes dont l’état à besoin.
Personnellement, je pense qu’il faudra attendre une guerre, une vague de terrorisme sans précédent, ou une catastrophe économique de grande ampleur (non-paiement des retraites).
-
fredm
14 mars 2007 17:35
Il nous appartient en partie de choisir la personne qui réalisera, de façon brutale, toute les réformes dont l’état à besoin.
Pourquoi brutale ? Je suis libéral, pas dictatorial.
L’essentiel est de savoir où on veut aller. Une volonté politique, des convictions, de la pédagogie et de la clarté dans l’objectif qu’on se donne, voilà ce qu’il faut.
Personnellement, je pense qu’il faudra attendre une guerre, une vague de terrorisme sans précédent, ou une catastrophe économique de grande ampleur (non-paiement des retraites).
Les catastrophes sont le lit des extrémismes et des dictatures. Les révolutionnaires n’attendent qu’une chose : que le désordre soit suffisamment grand pour que tout bascule. C’est excessivement dangereux.
Mais c’est ce qui nous pend au nez malheureusement.
-
Je dis « brutal », parce que les francais qui refusent ne serait-ce qu’un CPE, n’accepterons que très difficilement un système libéral.
Brutal au sens ou les réformes de tatcher se sont passées dans la douleur.
Quant à ma conclusion, il ne s’agit pas d’un souhait mais d’une crainte. La France a pour principe de foncer dans le mur en claxonnant. Comme le dis montesquieu, quand une régime est arrivé à un degré d’anarchie avancé, le mieux est encore de ne rien toucher, car les raisons très complexes qui font que le système tient debout malgré ses faiblesses, font qu’il tiendra encore un peu.
Je ne sais pas si je suis clair, mais c’est ce qui explique que nos politiciens, bien que parfaitement conscients de la gravité de la crise, préfèrent gérer la crise que de gouverner vers le changement.
Ensuite, en tant de paix on est placé. En tant de crise, guerre ou autre, on SE place sois-même. La est la différence. Face à une crise majeur, des hommes nouveaux prendront les commandes.
Il est clair que l’on risque une dictature. Voila ce que nous aura couté 30 ans d’immobilisme.
Mais je vois mal une dictature militaire passer. A mon sens, nous aurons droit à une reduction importante des libertés individuelles et un démantelement des syndicats d’obédiences marxistes.
La génération suivante rétablira les choses. Mais quel gachit !
-
Bonjour Fredm,
Bravo, bel exemple de retournement du système.
Mais la nuisance du système global n’est pas que matérielle ; dans la mesure où il forme la mentalité des gens, il les atteint aussi dans leur vision du monde et leur identité.
Car aujourd’hui nous ne savons plus, non seulement qui nous sommes, mais aussi ce que nous sommes.
Espérer un changement brutal, une « révolution », est une erreur, car celà ne ferait que changer un système par un autre, chasser le collectif par l’autre collectif, et ceci dans les pires drames, l’histoire nous l’enseigne.
Une des pistes possibles serait de retrouver notre identité réelle, « notre personnage » d’être humain, autonome dans sa pensée et se valorisant dans ses rapports humains et familiaux par opposition aux personnages officiels : le « travailleur », rouage de l’entreprise, ou le « citoyen », très sympathique en apparence mais faux ami car il n’est en réalité qu’un atome de l’Etat.
Il ne faut jamais partir en guerre contre le système ; non seulement celà ne sert à rien, mais en plus celà le renforce : l’exemple du terrorisme est là pour nous le prouver.
Mais vivre « autrement » dans le système, cad retrouver une société humaine « directe », sans intermédiaire officiel, tout en gardant, par la force des choses, nos ressources intégrée dans l’économie existante et dans un cadre tout à fait légal, permettrait peut-être de développer des minorités significatives et de progressivement faire changer les choses.
Nos voisins du tiers-monde pourraient nous apporter beaucoup en ce domaine...
C’est avant tout dans la tête que ça se passe.
Cordialement Thierry
-
« Il ne faut jamais partir en guerre contre le système »
Désolé, mais à mon sens, quand tout va mal et que le système vacille, c’est qu’il faut en changer. Nous sommes 65 millions en France, et assez grand pour nous prendre en charge.
-
fredm
18 mars 2007 03:56
Je laisse apprécier au lecteur qui est le plus dogmatique de nous deux.
Quant à la lutte de classe auquelle vous faites référence, je la considère justement comme malvenue et créée par l’égalitarisme que vous pronez.
Je suis libéral, pas dictatorial. Je n’ai pas dit que si on n’était pas libéral on était forcément dictatorial. Votre vision binaire des choses vous occulte tout raisonnement logique.
Contrairement à ceux qui se définissent en tant qu’antilibéraux, je ne me définis pas en tant qu’anticommuniste, anticeci ou anticela. J’ai une opinion et j’entends bien la défendre, ne vous en déplaise.
Argumentez tant que vous voudrez mais arrêtez de prendre vos désirs pour des réalités. Vous vous décrédibilisez en me prêtant des propos et des intentions qui ne sont pas les miens.
-
fredm
18 mars 2007 23:40
C’est justement le contraire ! L’homme est naturellement solidaire, c’est un élément fondamental de l’espèce qui a assuré sa survie dans un monde ou elle était physiquement très faible devant ses prédateurs.
Nous sommes bien d’accord, c’est donc dans un but de survie que l’homme est solidaire. Parce qu’il n’est pas idiot et qu’il a compris très tôt que l’union faisait la force. Ca reste motivé par notre instinct de survie.
Ce qui a ensuite rendu l’homme civilisé, c’est la morale. Et la morale n’a rien de naturel. C’est l’aboutissement d’un long processus de maturation qui est loin, très loin d’être terminé.
Tant qu’il n’existera pas une morale commune à tous les peuples et tous les hommes, un système communiste n’a aucune chance de fonctionner parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour s’y opposer. Or il est bien évident qu’un tel système ne peut fonctionner qu’avec l’accord de tous. En attendant, c’est forcément la dictature. Et la dictature n’a jamais été un bon moyen pour civiliser les hommes.
Vous voyez, je suis libéral et pourtant je gagne pas des milliards, je suis pas chef d’entreprise, je ne passe pas mon temps à exploiter les autres et je ne passe pas mes journées à me demander comment je vais pouvoir escroquer mon voisin. Il y a des types qui sont mille fois plus riches que moi et j’en ai strictement rien à battre. Pour ma part, je m’intéresse à améliorer la condition du plus grand nombre.
Quand je regarde la société, je ne vois pas deux « classes » qui luttent l’une contre l’autre. Je vois une myriade d’individus composant une société diverse et multiculturelle.
Vous nous parlez du 19e siècle quand je vous parle du 21e. Vous sortez de votre bulle de temps en temps ? J’ai l’impression de discuter avec hibernatus

-
Milla 20 mars 2007 23:14@ Michel Maugis
« Au moment de l’abolition de l’esclavage dans les Etats du Sud, beaucoup d’esclaves ne voulaient pas être « libre ». »
Vous voulez dire que la liberté est une hormone ? sourire
Je crois que la liberté humaine est quelque chose qui d’entrée de jeu apparait avec les inégalités. Vous avez des hommes libres, et ceux ci sont les plus libres, mais ils sont dominants en privant les autres de l’accès à la liberté, et ils passent leur temps à trouver le maximum de moyens possible pour être de plus en plus libres et brimer de plus possible les autres.
C’est bien connu, et aussi commode, que de travailler tout seul à la satisfaction de ses propres besoins.Donc c’est toujours satisfaisant de pouvoir exercer son pouvoir sur les autres et le faire fonctionner et ainsi réaliser ses finalités, celle qu’il poursuit pour lui même, et non laisser chacun poursuivre ses propres finalités. Le premier pouvoir était entre autre comme vous le précisez, le monothéisme...
Hegel pensait qu’en effet la bourgeoisie aiderait à cette liberté, mais il s’est planté, vous évoquez Engels, fils de bourgeois, et c’est lui qui en se rendant dans les usines en angleterre, il découvre le mouvement chartiste ou il fait connaissance d’une syndicaliste (qu’il épousa d’ailleurs si ma mémoire ne me fait pas défaut), il réalise qu’en effet que les ouvriers tentent de sortir de leur condition qui n’a rien a voir avec un quelconque déterminisme.
Au 21 eme siècle il n’y a pas eu beaucoup de changement, si ce n’est des termes pour embaumer les gens, des promesses...
A nos humanistes...
-
-
sans parler de tous ceux qui abusent du système et s’arrangent pour pouvoir bénéficier d’un maximum d’aides (minoritares, certes, mais ceux là existent bien)
Sans parler des immences inégalités générées par ce système : où l’on voit une personne cumuler les aides qui au final vit mieux qu’une personne à l’origine mieux lotie (meilleur salaire car plus de cha ces, d’études et de responsabilités), qui elle n’a droit à presque rien car « au dessus des seuils »... quelle injustice !
Effectivement, il est tant de construire un nouveau contrat social pour le pays ; accepter que le role de l’état n’est pas de servir de distributeur de billets mais juste de fournir à tous (égalité !) un certain nombre de services fondamentaux (éducation, santé, sécurité...) ; et à coté de ca de prendre juste quelques mesures concrètes pour s’assurer que les plus démunis aient droit au minimum vital... mais quand on vit (ne serait-ce qu’en partie) grace à une aide directe de l’état (qui encore une fois doit etre matérielle et non financiere), on se contente du strict minimum pour vivre... on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, ou le système s’effondre : ce qui est en train de se produire
-
j’ai oublié d’évoquer l’inefficacité du système, puisque malgré le cout colossal de la protection sociale dans ce pays, on voit encore un nombre non négligeable de personnes dormir dans la rue !
bref, totalement d’accord avec l’article : il est temps de remettre tout ca a plat
-
C’est le principal argument. Comparativement à il y a 20 ans, l’état dépense plus à tous les niveaux. Et pourtant le système n’a cessé de s’appauvrir.
Il est limite honteux de défendre un tel système, dans le confort de son chez soi.
Le socialisme, c’est l’égalité par la pauvreté. Les pères fondateurs ne s’en sont jamais chachés. Mais quelle hypocrisie de nos jours.
-
Pourquoi vous parlez de socialisme, alors que cela fait 12 ans que la droite et au pouvoir !!!
Vu qu’il y a plus de pauvres que de riches, la révolution semble proche !!!
-
Parce qu’avant il y avait plus de riche que de pauvre. Drole de lecture de l’Histoire...
-
-
gem
14 mars 2007 14:36
pas mal, mais ça manque de chiffres pour être totalement pertinent.
Deux petites erreurs au passage :
1) avant 1981, l’état avait des finances presque équilibrées et la dépense était pratiquement égale aux recettes. Aujourd’hui ça n’est plus le cas, de sorte que le chiffre pertinent ça n’est pas celui des prélèvement obligatoires, mais celui des dépenses publiques (car il faudra bien payer un jour : problématique de la dette). 54%, et non 45%.
2) et « la croissance pour alimenter d’autant les recettes » a bien été présente. molle, de l’ordre de 1 ou 2 %, et inférieure à ce qui se faisait ailleurs en occident (sans parler de la Chine...), mais présente.
Par ailleurs, les inégalités finacières ont diminué, il me semble. C’est en tout cas ce que les statistiques montrent. Après, le sentiment (contraire) compte probablement plus que cette réalité...
-
@GEM
« »2) et « la croissance pour alimenter d’autant les recettes » a bien été présente. molle, de l’ordre de 1 ou 2 %, et inférieure à ce qui se faisait ailleurs en occident (sans parler de la Chine...), mais présente.« »
Présence certe mais largement inférieure au 5% necessaire pour maintenir l’équilibre recette dépence
« »Par ailleurs, les inégalités finacières ont diminué, il me semble. C’est en tout cas ce que les statistiques montrent. Après, le sentiment (contraire) compte probablement plus que cette réalité...« »
En effet mais c’est malheureusement un nivellement par le bas, les tres riches exportant leurs fortunes depuis bien longtemps ou utilisant a merveille le système, de manière légale mais de manière a payer le moin possible, le poids de la redistribution pese en majorité sur la classe moyenne qui ne s’en vas pas a l’étranger et n’a pas les moyens d’apprendre a utiliser le système
-
j’ai revu le debat mitterrand giscard de 81...
entre 74 et 81, passage des prélèvements obligatoires de 36 à 40% du PIB... donc de 81 à 93, et plus précisément depuis 83, la gestion par la gauche a permis de resorber l’inflatio (passée de12 à moins de 3%) tout en maintenant le cout des prélèvements obligatoires, le tout avec un endettement raisonnable (largement inférieur aux objectifs de maastricht en tous cas)
en tous cas, il est tres interessant de revoir ces vieux debats car les questions restent en definitive les mm : chomage, impots, energie.
-
-
Fredm, je ne sais pas comment on recrute à Sciences-po, mais je pense que vous avez le profil : l’outrecuidance de tenir des propos qui caressent les riches dans le sens du poil avec des mots tout faits, appris, alors que vous n’êtes qu’un jeune ignorant de la vie en général, de la chose économique en particulier.
Il y aurait tant de choses à vous dire hélas, ne serait-ce que sur ce titre …
Peut-être les autres lecteurs de cet essai pitoyable.
Je m’excuse de devoir vous dire cela.
-
Et si vous ne faisiez profiter de votre expérience ? Ce serait plus constructif ne croyez-vous pas...
Savez-vous que c’ets de science po que viennent bon nombre de nos politiques. Je vois chez ce monsieur les preuves d’un renouveau, et en aucun cas une continuité.
Mais vous devez connaitre science po mieux que moi, ne l’auriez-vous pas fondé jadis ?
En l’état vous apportez de l’eau au moulin libéral. Continuez comme ca, on aime les invectives sans arguments.
-
J’ajouterait qu’à une époque ou l’on repproche ax jeunes d’être conformiste et de ne rien vouloir changer, vous avez là un jeune qui veut faire quelque chose.
S’il avait chanté les louange de notre système vous auriez applaudis...
Bon sang, mais ou sont passés nos bon vieux gauchistes 68ards... ?
-
Je n’avais pas regardé la fiche de l’auteur. Et il s’avère qu’il regrette de NE PAS avoir fait Science PO. Votre commentaire est donc bon pour la poubelle. Je vous laisse vous en occuper.
-
-
Pourquoi pas critiquer le système actuel, visiblement il ne fonctionnne pas : « La solidarité et la redistribution par l’Etat ont pu être un bon modèle à une période de notre histoire. Quand ça n’a plus de sens, il faut accepter de se remettre en question. » Admettons, mais alors qui la fait la redistribution ?
A mon avis, le problème des libéraux est cette croissance que vous appelez de vos voeux car indispensable au système économique qui est le notre aujourd’hui. Pour mieux redistribuer, vous pensez systématiquement à augmenter le gâteau, mais c’st cela qu’il faut remettre en cause. Que cela vous plaise ou non, que cela bloque votre imagination, peu importe, le gâteau s’arretera de grossir. La question qui se pose est de savoir si l’homme va maitriser la taille du gateau ou la subir.
-
fredm
14 mars 2007 16:52
Vous posez deux questions : la croissance d’une part et la redistribution d’autre part.
Le fait que la croissance peut continuer indéfiniment est affaire de conviction, je dirai même d’optimisme ou de pessimisme. Il faut savoir faire preuve d’humilité dans nos anticipations : l’histoire ne se déroule jamais comme prévu.
La redistribution est-elle une bonne chose ? C’est tentant de le penser et pour un idéaliste, ça l’est certainement. Je la qualifie d’escroquerie parce qu’elle fait fi de la réalité. Je préfère un système qui fonctionne basé sur l’égoisme naturel de chacun (l’instinct de survie propre à chaque individu). Cela donnera probablement un résultat pas idéal mais correct.
La clé de tout, c’est l’éducation. C’est en transmettant aux enfants le savoir nécessaire pour comprendre par eux-même que leur intérêt particulier passe par l’intérêt général qu’on avancera vers un monde meilleur.
Mon idéal, il est là. Dans la responsabilisation de chacun et la considération d’autrui. Pas dans un système qui tend à tout égaliser « de force ».
-
Cela implique de repenser le rôle de l’Etat.
Et peut être bien de lui retirer le droit de rédiger les manuels scolaires. Nous sommes l’un de seuls pays au monde ou cela se passe ainsi.
Et admettant que cela soit une solution, il faudra une nouvelle génération (laquelle nous considerera comme des vieux cons et des salauds) pour redresser la barre.
Je ne suis pas convaincu que cette jeunesse qui va trimer, voudra payer les retraites de ceux qui l’ont obligés à bosser deux fois plus.
Raison de plus pour libéraliser la SECU.
-
Par contre fred, tout ç fait d’accord avec ta seconde partie :
"La clé de tout, c’est l’éducation. C’est en transmettant aux enfants le savoir nécessaire pour comprendre par eux-même que leur intérêt particulier passe par l’intérêt général qu’on avancera vers un monde meilleur.
Mon idéal, il est là. Dans la responsabilisation de chacun et la considération d’autrui. Pas dans un système qui tend à tout égaliser « de force » "
Cela me parait d’ailleurs en contradiction avec ce que tu dis précedemment, notamment ce fameux égoïsme naturel.
-
fredm
15 mars 2007 22:07
@cyrkar
Attention, je dis simplement que l’homme, du fait de son instinct de survie, est naturellement égoiste.
Si l’homme s’organise en société et fait des concessions, c’est parce qu’il réfléchit et qu’il a conclu que c’était dans son intérêt.
Si on imaginait que tous les hommes connaissaient la somme de toutes les réflexions philosophiques humaines, je pense qu’il y aurait beaucoup moins de problèmes dans le monde...
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre.
C’est en léguant aux générations futures notre patrimoine philosophique et moral, en leur permettant de choisir librement mais en connaissance de cause qu’on améliorera notre condition à tous.
Imposer un choix, c’est retirer toute nécessité de réflexion et donc cela incite l’homme à se laisser aller à son égoisme naturel.
-
fredm
18 mars 2007 13:08
Une question : s’il y en avait qui s’opposaient à votre idéal de communauté des biens de production, vous ferez quoi ? Vous les massacrerez pour avoir la paix ? Vous les « rééduquerez » de force ?
Votre idéal est noble mais il est simplement impossible à atteindre. C’est mon opinion basé sur mon observation de l’histoire humaine. Vous vous rappelez ce que c’est qu’une opinion ?
-
-
Je suis désolé, mais avec cette phrase j’ai du mal :
« La question qui se pose est de savoir si l’homme va maitriser la taille du gateau ou la subir »
Plus concrètement et sans métaphores patissières, les libéraux de droite vont avoir besoin d’une vision plus sociale. Nous espérons que lorsque la gaucge se sera débarassé de son marxisme, elle jouera ce role.
Une alternance entre un libéralisme sec, et un libéral-socialisme (si j’ose dire), c’est ce qui faut à la france.
-
Salut julot et fred, veuillez m’excuser, je suis en retard. La phrase avec laquelle tu as du mal julot veut simplement dire (contrairement à ce que tu crois fred) que la croissance matérielle ne sera pas infini et que l’homme doit choisir entre maitriser cet état de fait ou le subir. Pour être simpliste, sera-t-on capable d’arrêter cette fuite en avant que demande notre dieu croissance ou attendra-t-on que ça nous pète à la gueule, car si l’on continue comme cela, c’est ce qui nous attend. Et ce n’est pas anticiper l’Histoire, cher fred, c’est au contraire la lire, et aussi écouter un peu les vraies compétences (scientifiques etc...). L’argent, la croissance, le travail « encadré » ne peuvent être les seules valeurs d’une société et la nôtre a, je crois, un peu perdu la tête.
-
Fred, je ne suis pas du tout d’accord avec ton affirmation sur l’égoïsme et l’individualisme naturel de l’homme. C’est un état social et non pas naturel. Un homme seul ne vaut rien, n’est pas capable, ne serait-ce que physiquement, de faire de « grands » projets. Ne soyons donc pas trop idéaliste (quoique tu m’es bien cerné, j’en suis un), si l’homme vit en groupe, en société, ce n’est donc pas par choix mais par obligation, et cette obligation me parait contradictoire avec un égoïsme naturel, qui est d’ailleurs une vision libérale assez récente.
-
fredm
15 mars 2007 22:12
si l’homme vit en groupe, en société, ce n’est donc pas par choix mais par obligation, et cette obligation me parait contradictoire avec un égoïsme naturel
Je ne pense pas. L’obligation dont vous parlez est simplement l’aboutissement d’une réflexion de l’homme par rapport à son intérêt propre.
Ca reste un choix. Certains (très peu) choisissent de vivre en ermite.
-
fredm
15 mars 2007 22:16
Attention, je ne dis pas que les hommes ne vivent en groupe que par calcul. L’envie d’être en groupe, le désir de construire quelque chose de grand, etc... tout ça existe et compte et c’est tant mieux ! Mais à la base, au fond, il reste l’instinct de survie.
-
-
« La grande escroquerie » Voilà un titre qui résume bien la méthode développée dans cet article. Elle est connue la méthode : il suffit de commencer ou de terminer un paragraphe en assénant une grande vérité de comptoir et de la développer en des termes judicieusement choisis pour que l’ensemble ait l’air indiscutable. Il suffit ensuite de conclure dans le sens voulu et le tour néo -libéral est joué.
Je cite, en vrac, des n’importe quoi qui sont la base de cet article :
« Le partage de la croissance, la redistribution des richesses et la réduction des inégalités deviennent, dès lors, un enjeu national qui l’emporte sur toute autre considération. » La bourse va très bien, merci, et cela qui l’emporte sur tout autre considération..
« La qualité de vie s’est améliorée » : ça sort d’où ? Selon quels critères ???
« Pourtant, la machine à redistribuer tourne à plein ! Mais où va donc l’argent ? » C’est surtout la machine a redistribuer des intérèts aux actionnaires qui tourne à plein, voilà où va l’argent : cherchez les chiffres, vous verrez...
« Le « gâteau » étant limité » : ha ? il est limité le gateau ? la france n’a jamais été aussi riche, ne nous me faites pas rire...
« Cessons de nager à contre-courant » Ben voila autre chose... quand le courant ne va pas dans un sens qui nous aggrée, quel autre choix que de le remonter et donc d’être à contre courant ?
« Nous sommes endettés jusqu’au cou » Mais il y en a qui profitent de la dette , ceux qui en touche les intérèts par exemple, c’est curieux que dans ce genre d’article, on n’en parle jamais...
Je m’arrête là, ça devient vraiment n’importe quoi ici...
-
@YANN
Lorsque vous voulez apporter votre critique, merci de prendre la peine de rédiger une réponse.
En l’état, vous prenez chaque phrase de l’auteur, et lui joignez un commentaire, ou un sarcasme.
Avez-vous conscience que pour vous répondre après, c’est très difficile car cela donnera quelque chose d’illisible.
A la rigueur, on peut citer une phrase et y répondre, mais pas à chaque virgule.
J’ajouterai que cette façon de répondre, en brisant la construction logique de l’auteur, est un moyen déloyal de débattre. Pourquoi ne pas carrément couper les phrases et les finir comme cela vous chante ?
Je n’ai donc pas lu vos réponses. Reformatez moi tout ca je vous prie, et je le lirait sérieusement. Puis j’y réponderait.
Cdlt,
Julot
-
fredm
15 mars 2007 03:09
Voilà un titre qui résume bien la méthode
Quelle méthode ??? C’est une tribune libre. N’importe quoi. Passons.
« Le partage de la croissance, la redistribution des richesses et la réduction des inégalités deviennent, dès lors, un enjeu national qui l’emporte sur toute autre considération. » La bourse va très bien, merci, et cela qui l’emporte sur tout autre considération
J’aimerai bien comprendre : la bourse est un enjeu national dans les projets politiques depuis 1981 ? La bourse va très bien parce qu’on n’y touche pas. Mais l’enjeu politique des 25 dernières années a toujours été le maintien et l’amélioration du modèle social et la réduction des inégalités par la redistribution des richesses. Sans succès.
« La qualité de vie s’est améliorée » : ça sort d’où ? Selon quels critères ? ? ?
Je vous en prie. Un peu de sérieux ! Vous n’allez tout de même pas nous faire croire que le confort moderne a toujours existé ? Que la grande majorité des gens voyageaient ? Que le téléphone n’est pas un progrès ? Que la médecine était aussi efficace qu’aujourd’hui ? Que le droit du travail était aussi élaboré pour les travailleurs ? Que la condition des femmes était aussi bonne ? etc... etc... etc... Je ne nie pas que nous avons sans doute perdu de la qualité dans les rapports humains ou dans notre environnement mais dans l’ensemble, oui ça s’est bien amélioré.
« Pourtant, la machine à redistribuer tourne à plein ! Mais où va donc l’argent ? » C’est surtout la machine a redistribuer des intérèts aux actionnaires qui tourne à plein
Vous esquivez. La question est : mais où va donc tout cet argent qui est ponctionné par l’Etat ? Quant aux profits auxquels vous faites allusion, vous ciblez quelques grandes entreprises françaises dont les bénéfices proviennent principalement de leurs activités à l’étranger.
« Le « gâteau » étant limité » : ha ? il est limité le gateau ?
Je reprend l’hypothèse socialiste du gateau limité. C’est à dire l’hypothèse selon laquelle on doit partager le peu de croissance qui reste. C’est l’idée du partage du travail et des 35h, je vous signale.
« Nous sommes endettés jusqu’au cou » Mais il y en a qui profitent de la dette
Ceux qui profitent de notre dette sont ceux grâce à qui nous pouvons payer nos fonctionnaires et notre modèle social puisqu’ils nous ont prêté l’argent.
A moins que votre projet soit de supprimer l’emprunt (et donc le remboursement) pour le remplacer par une ponction directe et arbitraire ??
-
-
jcbouthemy
14 mars 2007 16:34
Combien de désillusions dans ce constat, serait-on tenté de dire !
C’est combien d’erreurs qu’il faudrait dire... La solidarité dont vous faites état n’a jamais réellement existé. Pas plus qu’hier qu’aujourd’hui. Je ne prendrais que l’exemple de ma famille.
Ma mère a accouché de 10 enfants. Tous à la maison et le dernier en 1963. Je me souviens que nous avions du aller dormir dans l’étable la nuit où le dernier est né. En tant qu’agricultrice, ma mère ne bénéficiait pas de la sécurité sociale et la maternité était réservée aux femmes qui étaient couvertes par la sécurité sociale, à savoir les femmes de fonctionnaires et des grandes entreprises.
Bien qu’elle ait travaillé toute sa vie et qu’elle ait élevé 9 enfants, à la retraite elle ne disposait que du minimum vieillesse. Si elle avait été fonctionnaire, il lui aurait suffi d’avoir élevé 3 enfants et travaillé 15 années pour bénéficier d’une retraite décente.
Plus récemment ma sœur ainée s’est retrouvée en arrêt maladie pour un cancer. On lui a refusé les indemnités journalières au motif qu’elle ne travaillait que 186 heures par trimestre, et moins de 800 heures par année. Etait ce sa faute si à 58 ans, on ne lui confiait pas davantage d’heures de ménage ? Et pourtant sur toutes ces heures où elle a travaillé, on lui a prélevé les 20% salariaux et les 30% patronaux.
La solidarité à la française n’est qu’une immense arnaque. Le système par répartition n’existe pas.
Il est exact qu’un tel système a été envisagé au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Mais tous ceux qui avaient bénéficié d’un système de protection sociale avant et pendant le conflit n’ont pas voulu perdre les avantages acquis et ont demandé à bénéficier des barèmes que le système par capitalisation en place leur octroyait...Reconstruction oblige et alors que tous ceux qui avaient été déportés ou prisonniers n’étaient pas encore rentrés au pays, ceux qui étaient en place ont imposé leur point de vue. C’est ainsi qu’ont été pérennisé tous les avantages acquis par les diverses corporations qui pour la plupart avaient collaboré avec les forces d’occupation.
Dans sa façon de fonctionner, dans sa façon d’octroyer des indemnités en fonction des cotisations versées, de l’emploi occupé ou de la branche d’activité, le système actuel de protection sociale applique les règles du système par capitalisation.
Pour preuve, si besoin était, le recours de la sécurité sociale devant le conseil constitutionnel lors de la création de la CMU, au motif que ce système remettait en cause les règles de base de la protection sociale qui ne prévoyait des indemnisations qu’à ceux qui avaient préalablement cotisé. Le Conseil Constitutionnel s’est appuyé sur le texte même de la constitution qui prévoyait la solidarité avec les malades, les démunis ou les incapables sans contrepartie.
Si, au mépris de la réalité, on a appelé ce système, un système par répartition, c’est pour mieux entuber les plus pauvres et prélever au travailleur, dès la première heure de travail, 50% de ses revenus même si, en retour, il ne pourra jamais bénéficié de la solidarité nationale.
C’est ainsi que la plupart des travailleurs à temps partiel ne peuvent prétendre qu’à 2 ou 3 trimestres de cotisation par an. Pour pouvoir atteindre les 160 trimestres et prétendre à une faible retraite, il leur faudra avoir cotisé 50 ou 60 ans. Autant dire jamais.
C’est le véritable scandale de notre système à la française dont l’urgence voudrait qu’il soit totalement remis à plat pour assurer un minimum de solidarité.
Alors que les plus riches voient diminuer leur taux d’imposition, les pauvres sont imposés à hauteur de 50% et ceci dès le premier centime de revenu.
bouthemy
-
« Alors que les plus riches voient diminuer leur taux d’imposition, les pauvres sont imposés à hauteur de 50% et ceci dès le premier centime de revenu. »
Sur ce point nous sommes en désaccord. Ce sont les classes moyennes que l’on taxe. Les pauves ne payent pas d’impot et les très pauvres n’ont pas de papiers...
Pour le reste, je suis touché par votre histoire.
-
-
A Julot et les autres, qui m’ont interpellé. Il y aurait tant à dire. L’intervention de Yann a déjà fait beaucoup avancer les choses.
Fredm dans sa réponse dit : « »Vous posez deux questions : la croissance d’une part et la redistribution d’autre part« ».
C’est un ’amalgame sans en avoir l’air’ et comme tout amalgame, cher aux obscurantistes. En vérité, la question ici est de ne pas mélanger redistribution et protection sociale. J’y reviendrai peut-être dans un autre post.
Jcbouthemy écrit : « »Bien qu’elle ait travaillé toute sa vie et qu’elle ait élevé 9 enfants, (ma mère) à la retraite elle ne disposait que du minimum vieillesse. Si elle avait été fonctionnaire, il lui aurait suffi d’avoir élevé 3 enfants et travaillé 15 années pour bénéficier d’une retraite décente« »
Mr jcbouthemy, vous mettez là le doigt sur LE point clé : en effet, il y a une profonde injustice à cet état de fait. Mais elle n’est pas là où vous et Fredm la pointez. Les prélèvements obligatoires sont, on ne le dira jamais assez, un salaire potentiel et différé. Ce ’salaire’ n’a pas été accordé de gaieté de cœur par les patrons, la classe possédante. Il a fallu se battre. Aujourd’hui la protection sociale est donc un ’acquis social’. Cela n’a pas empêché la classe possédante de faire des profits, d’accumuler des ’trésors de guerre’.
Aujourd’hui, ces trésors de guerre, investis dans les actions, le CA40, les fonds d’investissements et autres (je vois déjà d’ici les ’spécialistes’ dire que je mélange, mais je préfère ignorer ces hideuses subtilités) exigent des retours sur investissements faramineux. Pour cela ils ont besoin de faire baisser le coût du travail. Et comment faire sans diminuer le pouvoir d’achat ? Sans mettre les gens dans la rue ? En rognant sur les prélèvements obligatoires, ce fameux salaire potentiel.
Mr jcbouthemy, l’injustice dont a souffert votre mère vient de ce que son travail n’était pas rémunéré correctement, ce qui lui aurait permis de penser à ses vieux jours, cependant que d’autres, l’union et la solidarité faisant la force obtenaient ces avantages qui lui ont fait défaut.
Vous écrivez aussi : « »La solidarité à la française n’est qu’une immense arnaque. Le système par répartition n’existe pas.« » Avec des propos pareils, on creuse effectivement la tombe d’un système juste, que des générations de négociateurs ont élaboré dans un esprit d’équité (ici, ce mot a un sens).
Que propose Fredm à la place ? : « »La redistribution est-elle une bonne chose ? C’est tentant de le penser et pour un idéaliste, ça l’est certainement. Je la qualifie d’escroquerie parce qu’elle fait fi de la réalité. Je préfère un système qui fonctionne basé sur l’égoïsme naturel de chacun (l’instinct de survie propre à chaque individu). Cela donnera probablement un résultat pas idéal mais correct.« »
Voilà, tout est dit ou presque. Relisez le commentaire de Yann un peu plus haut et ce sera complet.
A votre disposition si vous voulez poursuivre.
Ah oui, j’oubliais : Michel Rocard a parlé de redistribution à l’envers. Il faisait bien sûr allusion à toutes ces niches fiscales, aussi bien sur l’IR que sur les prélèvements obligatoires. Ce n’est pas le système qui est mauvais, mais une fois de plus l’usage qu’en font les hommes. Faut-il pour cela en revenir à une société du chacun pour soi ? C’est là qu’est l’illusion que cherchent à vous vendre, consciemment ou non, les gens qui tiennent un discours comme celui dont il est question ici, celui de fredm.
-
fredm
15 mars 2007 00:48
Cet article est une tribune libre. J’expose un point de vue.
Le constat d’échec est largement partagé, implicitement par vous aussi.
Vous semblez penser qu’on peut encore corriger le tir. Je pense que vous courez après une illusion.
Lorsque vous mettez en place un mécanisme de redistribution pour rééquilibrer un marché qui vous semble injuste, vous induisez un déséquilibre qui conduit à un nouvel équilibre injuste. C’est humain ! Dès que vous mettez en place un dispositif, les gens vont essayer par tous les moyens d’en profiter ou de le contourner ou vont tout simplement réagir différemment que ce que vous aviez prévu à l’origine. Et quoi qu’il arrive, la société évolue. Les dispositifs que vous avez mis en place à une époque se périment, deviennent contre-productifs, etc...
En réalité, le principe de redistribution tel qu’il est voulu ne peut fonctionner que dans le cadre d’une société qui ne serait pas libre (et mine de rien, on y va tout doucement). Je le refuse tout net.
Je milite pour une société où les gens sont libres de faire leurs choix et assument leurs responsabilités. Je souhaite que l’Etat se cantonne à assurer un filet de sécurité pour permettre aux gens de rebondir après un accident (au sens large).
-
-
A julot : tu te trompes de ton mon garçon, on n’est pas à l’école... Et en plus, t’es qui pour me donner des ordres... Et t’es pas obligé de me lire du tout, ni même d’être d’accord avec moi... Et je réponds comme je veux, y’en a qui m’ont lu... Déconstruire une méthode malhonnête n’a rien de déloyal, par contre, attaquer la forme d’une réponse plutôt que le fond, voilà qui est constructif n’est ce pas ? C’est la même méthode que celle de l’article, aussi frauduleuse. On apprend bien à la maîtriser à science po et à l’ena...
Pis tiens, qui paye le cout réel des étudiants de sciences po ? C’est pas de l’argent gaspillé ça ? C’est depuis qu’on a des politicards de métier, que ça part en couilles... En voilà, un lieu commun...
Et allons, puisqu’il faut être constructif, je vous propose une réforme des retraites par répartition : Chacun paye en fonction de ses possibilités et on divise le gâteau par le nombre de retraités, pour assurer la même pension à tout le monde, la voilà la vraie répartition... et ça fera des économies de gestion... et c’est facile à mettre en place, techniquement parlant. Seulement ça s’oppose un tout petit peu à la loi de la jungle que certains préconisent... Sinon mon cher julot, (« reformatez moi tout ça s’il vous plait » « et puis j’y répondrais » ( je corrige les fautes))je me bats les couilles que vous me répondiez, constructivement ou pas. A la rigueur..
Merci JL de m’avoir lu et d’avoir eu le courage d’écrire si longuement, ce que je n’ai pas pris la peine de rédiger.
P.S. : désolé pour les gros mots, il m’arrive d’écrire comme je cause...
-
« Pis tiens, qui paye le cout réel des étudiants de sciences po ? » Vous êtes contre l’éducation nationale, savez-vous combien de luttes il a fallu mener pour que nos enfants aient droit à une formation de qualité. Honte à vous.
Voilà un exemple de phrase extraite de son contexte, ponctuée avec du sarcasme, et que le lecteur qui n’a pas bien lu votre intervention intiale interpretera faussement. Si j’en alignait 20 à la suite, ca donnera quoi... C’est bel et bien irrespecteux vis à vis de l’auteur de l’article.
Ma remarque est justifiée. On est ici pour débattre, si vous ne respectez pas les principes du débat, vous n’avez qu’à trouver un autre site. Vous y voyez un ordre, alors que l’on vous signale tout simplement que vos remarques seront lu par une personne sur 10, plutot que 5 personne sur 10.
Vous êtes là pour l’invective ou le débat ? Sinon, vous avez le forum de l’huma qui vous attends à bras ouvert.
Passons, je vous excuse.
Pour les reste, vos idées sont d’inspiration communistes, ont été pratiquées, et sont encore aujourd’hui pratiquées en corée du nord. Elle ne fonctionnent pas. Certe cela permet d’avoir un ton compatissant et humain sur chaque question, qu’il s’agisse des bébés phoques, du rechauffement climatique, des retraites, de la secu, etc. Mais ce n’est pas constructif à mon sens car on ne va pas ramer à contre courant du monde entier. Les YAKAFOKONS ont toujours des solutions du même tonneau.
Enfin, les libéraux ne préconisent pas la loi de la Jungle, attendu que la justice est une fonction régalienne pas essence même dans un état libéral. Votre remarque est dénuée de sens, vous confondez l’anarchie (dont vous n’êtes pas si éloigné idéologiquement on dirait), et le libéralisme.
Il serait hors sujet de traiter du libéralisme dans le détail aujourd’hui. En cherchant « libéralisme » sur google vous aurez des réponses (attention à ne pas taper « enculés de batards de libéraux », je sais que c’est un reflexe primaire chez vous, mais ca ne va pas aider si vous voulez vous instruire).
Et s’il faut conclure, je dirai que oui, vous vous exprimez grossièrement. Vous avez été vexé par ma remarque initiale. Il en faut décidemment peu pour vous faire sortir de vos gonds. Mais cette querelle n’interesse personne, calmez vous, respirez, c’est bientôt le printemps, les filles vont s’habiller plus légèrement.
Pour les autres.
Le système des retraites actuel a été conçu à une époque ou l’espérance de vie était de 60 ans. Dans un monde ou un nombre important d’hommes étaient morts et ou il y avait un déséquilibre homme/femme à compenser. Il n’y a pas besoin d’être Einstein pour comprendre que le calcul est faussé par l’amélioration du niveau de la vie.
Que l’on conserve la SECU pour les plus pauvres, financé par l’impot : Evidemment.
Mais que l’on laisse les gens qui le souhaitent cotiser auprès d’un assureur privé. Qui dit assureur privé ne veux pas dire que l’état n’a pas à légiférer pour protéger les adhérants de abus. Vous imaginez bien ce qu’il arriverait à l’assureur qui ne respecterait pas ses adhérents.
Avec l’argent économisé, la croissance sera boosté. Quand on voit qu’un assureur privé rembourse le double bien souvent, pour 4 fois moins cher...
Il faut cesser de vivre avec la trouille au ventre. Nous sommes en France des petits privilégiés comparativement au reste du monde qui crève de faim. Du courage, c’est ce qui nous manque le plus.
-
Pour quelles raisons adopterions nous le modele américain de mutuelles privées ? Pour augmenter les masses financières disponibles sur les marchés de capitaux ?
La Sécu est le meilleur moyen d’assurer au moindre coût une santé de qualité pour tous et ce pour différentes raisons que je me permettrais d’exposer ci-dessous :
- Primo : elle assure une égalité de traitement, si vous êtes malades, vous êtes pris en charge et soigné. La santé est un droit pour chacun.
- Deuxio : le libre arbitre ne peut s’exercer en terme de santé, il revient simplement à dire que les plus riches sont mieux soignés que les plus pauvres, que plus vous etes faibles, plus votre santé vous revient cher voire mm n’etant plus rentable malgré toutes les années passées à cotiser, vous etes ejectés du système
- Tertio : la Sécu a un pouvoir de négociation très fort dont ne dispose pas des mutuelles dispersées. Les laboratoires pharmaceutiques se plaignent en permanence des bas prix des médicaments en France comparés aux USA, car la Secu négocie durement les prix avant les autorisations de mise sur le marché. Une simple volonté politique suffirait à supprimer les dépassements d’honoraires.
- Quatro : les augmentations de depense de santé, si elles n’etaient point approchées sur le strict plan comptable, sont le signe d’une société développée. Les soins sont plus efficaces, coutent cher mais permettent d’augmenter à chacun ses chances de vivre mieux et plus longtemps. Voila un réel progrès pour l’humanité. L’objectif est donc d’en prendre compte, de l’intégrer dans des politiques ambitieuses de santé publique efficace. -
Je partage votre constat mais pas votre conclusion :
la partie la plus intéressante de votre contribution est pour moi celle-ci : "Hep, mon voisin est plus riche que moi
Le « gâteau » étant limité, celui qui fait un bénéfice est immédiatement suspecté de l’avoir réalisé au détriment d’un autre. En France, quand quelqu’un réussit, on se demande toujours à quel prix. Dans un autre pays, on se demanderait plutôt comment. Nuance.
Jalousie, envie et aigreur sont donc devenues le discours commun à tous les extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche. Tous montrent du doigt des coupables, des boucs émissaires : les patrons pour les uns, les immigrés pour les autres. Aucun ne remet en cause la redistribution en tant que telle. Normal, c’est aussi leur fonds de commerce."
Vous touchez ici aux bases de la culture française. A celles qui fond que notre pays penche souvent vers les extremismes. Les Français sont envieux du patrimoine de leurs voisins et donc peu enclins naturellement au partage. Cette affaire est culturelle, alimentée par les différents populismes (le plus souvent d’extreme-droite ), nous descend directement des corporatismes que la Révolution avait abolie avant qu’elles ne se reconstituent sous de nouvelles formes.
Dans votre constat, ce n’est donc pas la politique de redistribution que vous condamnez mais son application. Ce n’est donc pas le principe qui est à remettre en cause, la solidarité étant l’un des fondements de la vie en société mais les mises en oeuvre et encore plus les déviances des mises en oeuvre.
Les solutions sont connus : abolition des privilèges : des classes aisées qui echappent à l’IR via les niches fiscales, des systeme préférentiels de retraite Controles stricts des concitions d’election pour les allocations et sanctions lourdes pour se prevenir d’un maximum d’abuseurs Arrêter les discours démagogiques qui dressent les citoyens les uns comme les autres, chacun se trouvant toujours etre le défavorisé d’un autre pour ne parler enfin que de l’intérêt commun.
In fine, je préciserais juste que le plus grand temps de progrès de l’humanité est surement les 30 glorieuses, fruit du mariages de politiques keynésiennes et de l’economie de marché. Que le libéralisme seul ne conduit qu’à la concentration des richesses, comme ce fut le cas jusqu’aux années 40. Que le Fordisme, proposant des salaires supérieurs pour permettre aux salariés de consommer est une forme keynésienne de microéconomie et a lui seul conduit à l’émergence de classes moyennes. Que finalement, vu la complexité du monde, une seule théorie, une seule voie d’analyse ne peut suffir.
-
-
Yann, merci ! Cela fait plaisir de voir quelqu’un qui ne se cache pas derrière son petit doigt pour dénoncer ces brèves de comptoir.
En 1945, la France EXSANGUE a les moyens d’offrir une sécurité sociale à tous ceux qui le souhaitent (je dis ça pour les paysans et les commerçants qui l’ont refusé !). Et aujourd’hui on n’aurait pas les moyens de se la payer alors que les profits du CAC4O représentent 10 FOIS le trou de la sécu !
S’il y a un problème aujourd’hui avec la sécu (et c’est pareil avec les retraites) c’est parce que : 1/ la droite de ce pays (et une certaine gauche d’ailleurs aussi, qui a inventé le budget global de l’hôpital) n’a pas cessé depuis 1945 de la contrebattre (rappel pour les ignorants, De Gaulle a introduit, en 1958 par Ordonnance, les patrons dans les conseils d’administration de la sécu, sous le prétexte des « cotisations patronales », et c’est depuis qu’il y a un problème avec le budget de la sécu, cherchez l’erreur) et 2/ toutes les mesures prises par la droite pour soi-disant résoudre les problèmes sont allées dans le sens de la privatisation des hôpitaux, des assurances, des labos pharmaceutiques et j’en passe, comme le réduction des remboursements et les « forfaits ».
Alors si nous revenions aux vrais principes de 1945, la qualité de la sécurité sociale serait améliorée et le service rendu aussi. Les moyens modernes de gestion font que nous pouvons gagner en efficacité de gestion (rappel toutefois qui n’est pas dit : les frais de gestion de la sécu en France c’est 8 %, alors que les assurances privées aux USA prennent 20 à 25 % de frais de gestion !).
Je m’arrête là mais je dois bien avoir encore 20 raisons du même tonneau pour dénoncer avec la plus grande force la présentation idéologique biaisée de cette question dans l’article d’ouverture et dans la plupart des commentaires.
Oui la répartition est le moyen d’obtenir une sécu à 100 % de remboursement (c’est la moins coûteuse d’après les études et les comparaisons internationales car elle permet d’intégrer des procédures de prévention efficaces et rentables à moyen et long terme).
-
fredm
15 mars 2007 03:19
En 1945, la France EXSANGUE a les moyens d’offrir une sécurité sociale à tous ceux qui le souhaitent (je dis ça pour les paysans et les commerçants qui l’ont refusé !). Et aujourd’hui on n’aurait pas les moyens de se la payer alors que les profits du CAC4O représentent 10 FOIS le trou de la sécu !
Alors vous allez faire quoi ? Prendre tous les profits du CAC40 pour combler le trou ? Et si demain, il n’y a plus de profits, vous faites quoi ? Ces profits sont très largement générés à l’étranger, pas en France.
la droite de ce pays (et une certaine gauche d’ailleurs aussi, qui a inventé le budget global de l’hôpital) n’a pas cessé depuis 1945 de la contrebattre
Marrant, je croyais que la droite était au pouvoir de façon ininterrompue entre 1945 et 1981 ? C’est pas de gaulle qui a gouverné juste après la guerre ? Vous refaites l’histoire ?
Les moyens modernes de gestion font que nous pouvons gagner en efficacité de gestion
Alors pourquoi on ne le fait pas ????? Question de responsabilité sans doute...
-
Si le système que vous proposez ets le meilleur, pourquoi aucun pas au monde n’en veux ?
Expliquez moi cette contradiction flagrante. Nous serions les plus intelligent de la terre ?
Vous êtes certain de ce fait... ?
-
Mon commentaire s’adressait à Yann, et il faut lire « pays » et non « pas ».
Cdlt,
Julot
-
-
Comité Cicéron
15 mars 2007 11:12
Je suis tout à fait d’accord avec Bouthemy. La redistrution n’existe pas en France, les pauvres donnant 45% de leur revenu à l’Etat et les riches 55%.
Pour en sortir, il faudrait mettre toutes les prestations de sécurité sociale sous condition de revenu.
Ce serait d’ailleurs une réforme libérale : contrairment à ce que dit l’article, le libéralisme ne proscrit pas la redistribution. Il rejette seulement la REDISTRIBUTION MASSIVE qui conduit toujours à privilégier les gens les mieux placés dans le système.
Libéralisons la France et réservons donc la sécurité sociale aux 30% de Français les plus pauvres. cela sera plus juste et plus efficace pour notre économie (car permettra enfin la baisse des prélèvements obligatoires).
-
En faisant cela vous réservez les aides aux seuls immigrés. C’est la plus grosse pompe aspirante qu’on aura jamais inventé.
-
internaute, ne vous inquiétez pas, hélas : si les français acceptaient cette proposition de ce fameux comité Cicéron, les prestations auraient du plomb dans l’aile. Les français rapidement demanderaient la suppression totale de toutes les prestations, au motif précisément que vous évoquez.
Evidemment que c’est la stratégie. Régulièrement il y a des attaques de ce genre, et un jour ça passera. C’est la stratégie en deux temps, le une deux que nous ont joué la droite et la gauche, depuis déjà un bout de temps. Et c’est pas près de s’arrêter.
Tant qu’il restera des anciens à qui ’on ne la fait pas’, ils n’osent pas trop. Mais à la vitesse où l’on voit les esprits évoluer, je devrais dire, régresser, il n’y en a plus pour longtemps.
-
-
surtout ne dites pas que ça va mal . on vous parlera de la croissance qui a augmenté de 0.000652% en février , que les sans emploi ont diminué de 0.0000000000498% en mars , que vous n’y connaissez rien parce que vous sortez pas d’une grande école. moi je crois ce que je vois . ce que je vois c’est ça :
http://silver-wolves.com/articles/contrat-tacite.htm
mais si on commençait à un peu moins croire les experts autoproclamés ,ça pourrait être ça :
-
« En gros, tout va relativement bien jusqu’aux deux chocs pétroliers. Et là, le conte de fée déraille, la croissance plonge. Et la question se pose alors de savoir comment continuer à faire fonctionner le modèle social. » Le pb ne vient pas des chocs pétroliers mais de la dérive prise par Giscard à cette époque et qui se réume à deux axes politiques destructeurs pour la France - 1 commencer une immigration de peuplement pour faire disparaître les français par dilution et métissage - 2 abandonner notre souveraineté à un pouvoir supra-national, soit-disant européen.
« Jalousie, envie et aigreur sont donc devenues le discours commun à tous les extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche. » Non, c’est le discours à la mode dans l’établissement et chez les journalistes. Si je vous comprends bien, le parti socialiste est un parti extrémiste. Il me semble que c’est bien François Hollande qui montre du doigt les riches qui gagnent 4.000 euros par mois.
« Nous devons accepter le fait que la redistribution des richesses telle qu’on la conçoit en France depuis 1945 est un leurre et une escroquerie. » Absolument pas. Le leurre et l’escroquerie est de croire qu’avec 5 millions de chômeurs il faut faire venir encore plus de personnes du tiers-monde pour partager les ressources de la sécu. Ceci n’est pas la faute des immigrés contrairement à ce que vous dites. C’est la faute des dogmatiques stupides, des droit-de-l’hommiste à courte vue et autre démocrates qui veulent tranformer notre pays en une simple aire de repos sur l’autoroute du monde.
Je pensais que l’administration de l’URSSAF et de la Sécu était un gouffre qui consommait la moitié des ressources. En fait, ces administrations sont trés bien gérées. L’URSSAF ne consomme que 0,36% (à peine 4 pour mille) des sommes pharaonïques qu’elle perçoit. La sécu qui fait tout le boulot de répartition tourne avec moins de 4% des sommes. C’est donc plus de 96% de ce qu’on paye qui est redistribué.
Ha, que de dérapages !
-
Il faut s’interroger sur la signification même de l’idée de redistribution. Ne faut-il pas admettre que si l’on doit redistribuer les revenus, c’est qu’ils ont été mal distribués ?
Or cette idée est fausse, car elle supposerait qu’il y existerait au dessus de nous un grand manitou qui déciderait de ce qui doit revenir à chacun. C’était un peu ce que prétendaient faire les régimes communistes avec le succès que l’on sait. Dieu merci, ce n’est pas encore le cas chez nous. Les revenus résultent du fonctionnement complexe de l’économie de marché, qui est celle dans laquelle nous vivons que cela nous plaise ou non et qui malgré tous les reproches qu’on lui a fait, a permis une amélioration considérable du niveau de vie du plus grand nombre.
Vouloir corriger la répartition de ces revenus est un contre-sens parce que cela revient à entraver le fonctionnement normal de cette économie de marché et partant la croissance qui a permis cette amélioration du niveau de vie. C’est bien là ce que nous constatons en France où la croissance est très inférieure à la moyenne mondiale, à celle des Etats Unis et à celles de beaucoup de nos voisins.
La croissance entraîne mécaniquement l’apparition d’inégalités, parce qu’elle enrichit beaucoup plus vite que les autres ceux qui innovent, qui entreprennent, qui se donnent du mal pour gagner. Mais ce n’est pas une inégalité nuisible, car elle ne se fait pas au détriment des pauvres, contrairement à ce qu’ont voulu nous faire croire les marxistes,qui pensaient que la révolution industrielle entraînerait la paupérisation des masses. Tout simplement il y a plus de riches, mais aussi moins de pauvres.
La multiplication des citoyens riches stimulent à son tour la croissance, car elle permet de vendre des produits et des services nouveaux qui en raison de leur prix ne trouveraient pas d’acquéreur s’il n’y avait que des revenus modestes. Par exemple il a bien fallu trouver une clientèle riche pour acheter les premiers écrans plats de télévision et grâce à ces premières ventes les fabricants ont finis par baisser leur coût de fabrication.
C’est parce qu’elle méconnaît cette réalité que la redistribution est une escroquerie Il faut se mettre les yeux en face des trous : l’économie est injuste, comme la nature est injuste. Comme la nature, on ne peut la dominer qu’en se pliant à ses lois. La solution à la misère n’est pas politique ; elle est morale.
Du point de vue de la morale, la jalousie l’envie sont de vilains sentiments et la sollicitude envers les autres est une vertu. C’est cette dernière qui doit nous guider. La question n’est pas de savoir s’il est injuste qu’il y ait des riches ; mais comment aider les pauvres.
De ce point de vue il est normal que le Parlement demande aux riches de payer plus d’impôts que les autres ; à condition que ce ne soit pas confiscatoire. Il est normal également que ceux qui sont privilégiés acquièrent le sentiment de devoir aider par des dons et des actes ceux qui sont dans le malheur.
De même l’action sociale des collectivités ne doit pas être inspirée par l’idée qu’il faut rendre aux pauvres quelque chose qui leur est dû (voir les effets pervers de l’Etat Providence), mais par l’idée qu’il faut simplement les aider à s’en sortir (voir les efforts faits par beaucoup de pays pour mettre l’accent sur la nécessité de retrouver un emploi).
-
A julot, vous devenez vraiment ridicule : je ne sors de leur contexte que les lieux communs qui servent de socle à l’article de base et dont la signification n’a pas changé puisque le contexte initial de toutes ces phrases est le café du commerce, je le précise d’ailleurs dans mon post...
Quand vous ajoutez « que cette façon de répondre, en brisant la construction logique de l’auteur, est un moyen déloyal de débattre. », vous avez raison sauf si c’est justement dans la construction logique de l’article que réside l’escroquerie. Qu’elle soit volontaire ou non ne m’intéresse pas : je réagis sur un article et n’attaque en aucune façon son auteur qui a parfaitement de droit de penser ce qu’il veut.
Et votre réponse est éclairante sur la réthorique que vous mettez en oeuvre : On vous parle de science po, et vous répondez éducation nationale... Voilà encore un exemple des méthodes de discours utilisées pour déstabiliser les adversaires du néo-libéralisme...
Pour terminer, vous avez la condescendance de m’excuser ???? Aurais-je donc des comptes à vous rendre, pour solliciter de telles excuses ? Vous n’êtes pas sur votre chaire, ici. Instaurer, dans un dialogue, un rapport dominant-dominé, est également une méthode enseignée dans vos chers instituts et reprise dans le discours libéral...
Et vous vous enfoncez... Pour vous défendre de me donner des ordres, vous ne trouvez rien de mieux que : « On est ici pour débattre, si vous ne respectez pas les principes du débat, vous n’avez qu’à trouver un autre site. » D’une part, il s’agit bien d’un ordre, d’autre part, est-ce vous qui fixez les règles et les principes du débat sur agoravox ? Je ne donne que mon avis sur un article.
Pour tout le monde, si je réponds à ce triste sire, ce n’est pas pour la réponse en tant que telle, mais pour bien mettre en valeur que l’escroquerie néo libérale qui est à l’oeuvre est somme-toute bien rodée en termes de discours.
La réponse de l’auteur de l’article à mes critiques est là pour confirmer mes dires. Selon lui si la bourse fonctionne si bien, ce n’est que l’ordre normal des choses, naturel pourrait-on dire ,il n’y a donc pas besoin de s’en occuper...
Là où je remet en cause la qualité de la vie, il me répond confort, médecine, progrès techniques donc... et admet à la rigueur, qu’on ait « perdu de la qualité dans les rapports humains et dans notre environnement »... Il fait donc passer l’essentiel comme un détail...
Là où je parle de la taille du gateau financier, il me répond sur la quantité de travail globale et les 35h00...
Là où je demande à qui profite la dette, j’ai la réponse : « Ceux qui profitent de notre dette sont ceux grâce à qui nous pouvons payer nos fonctionnaires et notre modèle social puisqu’ils nous ont prêté l’argent. » Et qui sont donc ces gens-là ??? N’auraient-ils pas intérêt justement à ce que cette dette s’accroisse ? Et ne serait-ce pas ceux qui nous servent à longueur d’article, de médias, la soupe néo-libérale qui leur permettrait d’arrondir un peu plus leurs fins de mois ? Quitte à faire une bonne guerre comme en Irak pour s’enrichir un peu plus ?
Sinon, c’est marrant le partage du gâteau des retraites, ça n’a pas plu... Peut être bien que la majorité des internautes actifs sur Agoravox, qui font partie des cadres et des cadres sup, n’ont tout à coup plus envie de partager ?
C’est facile de prôner le libéralisme et le droit à cotiser à des retraites complémentaires quand justement on en a les moyens financiers. Que font les autres ? je vais vous le dire : ils peuvent crever, au nom de la liberté d’un choix qu’il n’ont pas. C’est ça le libéralisme. C’est juste un autre nom du capitalisme, qui entretient le mythe de la croissance infinie...
On nous prends pour des cons, ne me répondez pas, ce seront mes derniers mots ici.
Bien à vous,
Yann
-
Voilà qu’il se sauve (je plaisante...) après un raisonement spécieux pour démontrer que l’auteur est respectable mais écrit des bêtises.
Si vous aviez répondu de la sorte dès le début ca n’aurait pas posé problème. Vous ecrivez fort bien, ce qui renforce mon impression que c’est la flemme qui vous avait fair réagir initialement.
Vous lisez en diagonale. L’auteur a été présenté comme un étudaint de Science Po, ce qu’il n’est pas. J’ai signalé ce point. Et vous en avez déduit à partir de là que j’étais étudiant, ou prof, ou enseignant à l’ENA ou à science PO.
On retrouve hélas les méfait des la lecture en diagonale... Vous vous êtes batit une image de moi sur presque rien. Si j’avis eu le malheur de caser le mot « immigré » dans mon propos et vous m’auriez catalogué FN.
Il est très commode d’assimiler les personnes riches aux libéraux. Cela permet des raccourcis pratiques. On pourra aussi bien rétorquer que les fonctionnaires sont tous de gauches et l’on aura dit deux conneries à la suite.
Le libéral est présenté comme quelqu’un qui a pris la décision ferme et refléchit de s’enrichir au dépends des pauvres. De son coté, l’homme de gauche se lève tout les matins en songeant à ce qu’il va pouvoir faire pour aider son prochain.
Ce sont des images d’épinal bien ancrées. Ce qui rassurera les défenseurs du libéralisme, c’est que le terme s’impose dans le débat. L’affrontement n’est plus entre gaullistes et communistes, mais entre socialistes et libéraux.
La balance va pencher en faveur du libéralisme car ses défenseurs sont dans la phase ou ils trinquent. Cela les oblige à roder leurs arguments face à des detracteurs qui les caricaturent.
D’ou il ressort que tôt ou tard le libéralisme aura sa chance en France, du fait de l’alternance des pouvoirs, et aussi, il est vrai d’une ringardisation du socialisme.
J’ajouterai pour conclure que si j’étais un patron dont l’entreprise est au cac40, je ne serai pas là à rédiger des messages ur Agoravox.
-
fredm
17 mars 2007 16:11
Bingo ! J’assume totalement. D’ailleurs je ne vois pas en quoi je vous laisse penser que je n’assume pas ?
Mais mon propos vise moins à démontrer qu’à effectuer un constat et à en tirer la conclusion que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il vaut mieux se tourner vers d’autres solutions jusque là écartées par pure idéologie et souvent par réflexe.
Je vous signale par ailleurs que le constat est largement partagé au vu des commentaires, même ceux qui contestent mon analyse.
Il y a ceux qui veulent remettre la redistribution sur de bonnes bases et ceux dont je fais partie qui considèrent que c’est une fausse bonne idée, que la clé n’est pas dans une main « visible » qui redistribuera selon des critères nécessairement incomplets et donc injustes en fin de compte.
-
fredm
18 mars 2007 01:22
@Léon
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, Léon. Je n’ai pas dit qu’il fallait accepter béatement les inégalités. Je dis que le principe de redistribution des richesses ne marche pas. C’est une escroquerie.
Que vous n’imaginiez pas d’autres solutions, c’est votre opinion et votre principal problème d’ailleurs.
Vous ne comprenez pas que vouloir réduire les inégalités, c’est vouloir mettre en balance ce qu’ont les uns et ce qu’ont les autres ? Bref, c’est la lutte des classes new look. Vous affirmez ailleurs que vous n’êtes pas marxiste mais curieusement vous restez dans la même logique.
J’en ai marre de cette société qui monte les gens les uns contre les autres en permanence. Vous dites ailleurs que libéralisme fait de votre voisin votre ennemi. Vous ne voyez pas que cette recherche de la réduction des inégalités conduit précisément à ce résultat ? Vous trouverez toujours quelqu’un de mieux loti que vous. Ce sera donc un ennemi puisque dans votre bonne logique, ce qu’il aura en plus, il l’aura nécessairement volé ??
Moi, je milite pour une société qui prend soin des plus faibles et les aide à rebondir. Ensuite, chacun cherche le bonheur avec ses moyens, ses aspirations et ses choix. Je ne veux pas d’une société où quelqu’un(s) choisira mon bonheur à ma place. L’essentiel est de ne pas laisser les gens sur le carreau, non ? Qu’est-ce que ça peut bien me faire qu’un gugusse gagne mille fois plus que moi si je suis heureux comme ça ?
Le commentaire d’athenas, un peu plus haut, devrait vous donner matière à réflexion. Je suis d’ailleurs assez surpris que vous n’ayiez rien eu à répondre...
Navré pour le ton un peu dur mais je n’apprécie pas qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit et que par ce biais on essaie de me faire passer pour un salaud.
Non mais au nom de quoi faudrait-il que vous soyez le seul à vouloir (et à pouvoir) sortir du pétrin les plus démunis ?
-
-
Je crois, que je vais me faire jeter par tous, ou presque, mais tant pis, j’assumerai.
L’impôt, n’est pas, et ne peut pas être un instrument de justice sociale.Ce n’est pas sa vocation, qui est de mettre à la disposition de tous, l’usage d’un bien ou d’un service, qui en raison de son coût est inaccessible individuellement. La redistribution, considéré comme le fait de prélever sur les riches pour donner aux pauvres, est un leurre, qui ne résiste pas à une analyse poussée. Prétendre le contraire, serait supposer que certaines actions n’entrainent aucunes réactions, ce qui est tout bonnement impossible.
Taxer le riche, donneur d’ordre par excellence, va provoquer chez lui une réaction qui va se répercuter, dans la chaine de commandement, jusqu’au plus petit maillon, qui s’en trouvera surtaxer, avant même de percevoir l’odeur de la redistribution.Que ce soit accidentelle ou délibérée, la perversité du système, est telle , que le « bénéficiaire » supporte le coût avant la rente qui s’en trouve amoindrie.
J’ai lu, les commentaires, et je constate qu’ils tournent autour du problème, on y dénonce les idées reçues, on énonce des logiques, à l’intérieur d’un consensus, défendus par les uns, dénoncés par les autres, mais admis par tous. Comme si un tabou empechait d’aller plus loin, de creuser encore et toujours plus.
Selon Philippe Marini, sénateur ump : « Institutions et dénominations peuvent faire illusion » et « Celà n’a pas de sens économiquement de dire que la cotisation patronale est à la charge de l’employeur et la cotisation salariale à la charge de l’employé : les deux sont à la charge de l’employeur, ainsi que le salaire net »
Ce que dit Monsieur Marini, c’est que, l’employeur, en quelque sorte achète le service de l’employé, et que donc en réalité, c’est l’employeur qui règle l’addition, le reste étant tour de passe passe et illusions.
Il faut bien avouer, que dans le fond, dit ainsi, c’est un peu vrai.
Ce qui m’ennuie, c’est que moi, qui pousse la logique deux fois plus loin que Marini, en affirmant, que le consommateur, paye le produit, l’employeur, le bénéfice et son impot, les actionnaires et les dividendes, personne ne m’ écoute,parce que trop simpliste.
Et pourtant !
La première entreprise de France, c’est le consommateur, et quand on le charge comme un baudet, quand on le presse comme un citron, quand on l’asphixie, par voie de conséquence c’est la france qui étouffe.
Et comme il commence à se faire tard, je vous cède les conclusions.
-
Decurion, en gros vous nous expliquez que dans une machine à vapeur, le fait d’ouvrir à l’air libre le piston d’un coté ça fait tomber la pression ?
Oui, c’est le consommateur qui paye tout ça. Qui voulez vous que ce soit d’autre ? Un mécène ? Une planche à billets ?
Expliquez nous plutôt comment ça marchait du temps de Cesar ...
-
par JL (IP:xxx.x9.73.200) le 18 mars 2007 à 09H10
Ce que je vous explique en gros, c’est que la société fonctionne comme un corps humain, et chaque organe a une fonction précise, même lorsque nous sommes incapable de discerner l’utilité de cette fonction.A ce titre, chaque organe, doit recevoir sa part d’énergie nécessaire à son fonctionnement, non pas à égalité des autres organes, mais en raison de ses besoins, la totalité de ses besoins, et pas plus que ces besoins. Ce qui vaut pour le plus petit organe, vaut également pour le plus important.Considérer, que certains organes sont des appendices inutiles que l’on peut supprimer consiste à jouer les apprentis sorcier,
Tout de même, vous admettez le rôle du consommateur, c’est toujours ça ! Que celà vous incite à l’ironie, dosé de cynisme, je le prends comme ça vient, en supposant, que si vous pouviez, vous auriez fait mieux.
-
Faire mieux ici ?
non monsieur, ça n’en vaut pas la peine.
-
-
prgrokrouk
18 mars 2007 18:27
Votre constat est franchement réaliste. Vous connaissez l’histoire de redistribution que voilà ? Il y a un curé, un pasteur et un rabbin. Le premier : « - je trace une ligne sur le sol. Je jette l’argent de la quête : ce qui tombe à droite, je le donne aux pauvres » ; le second « - moi aussi, mais je distribue ce qui tombe à gauche et je garde pour mon Office, ce qui va à droite. » ; le troisième : « - je me tourne vers le ciel, je jette les pièces en l’air. Ce qui retombe, c’est pour moi ». Le problème de la Redistribution serait simple à corriger sous une forme aussi schématisée : il suffirait de mieux partager. Mais le problème se retrouve perdu au niveau d’instances qui se disputent leur existence propre sous prétexte moral. Ainsi plus il est redistribué, plus le Marché des intermédiaires se développe. Ces instances, entre le budget et le « bénéficiaire », il faut absolument les supprimer et laisser la Police régler les abus, et une psychiatrie (libre et médicale) traiter le petit nombre restant. Et pour l’essentiel, les gens doivent être soutenus dans leur prise de responsabilité sociale. Au bout d’un certain temps, il faut aussi cesser de les harceler et diminuer d’une partie le montant des Aides. En Belgique, Jacques Marseille notait il y a dix ans qu’un RMIste touchait deux fois plus en coûtant autant qu’en France... Qui s’est enrichi d’après vous ? Un prof du Stand AFPA, dans une récente Foire à la Création d’Entreprise, adressait à mes amis : « - Vous n’avez pas remarqué : il y a plus de Stands et d’animateurs que de Créateurs potentiels. Et c’est toujours comme ça. » Non.. je n’avais pas remarqué

-
Ma modeste contribution. C’est confus mais je sors a peine de ma caverne.
- oui l’homme est naturellement solidaire. Sans doute justement a cause de son instinct de survie (tout seul=trop faible pour survivre). Michel l’a vous m’avez convaincu ss pb.
- Pour la suite je ne suis pas du tout d’accord mais j’irais sans doute lire Marx.Parce que l’evolution de la societe telle que vous la decrivez me parait juste (du communisme au capitalisme). Cependant je ne suis pas d’accord sur la ccl (triomphe final du communisme bouclant la boucle)On cherche le meilleur systeme d’organisation pour la societe. Celui qui garantirait a tous d’etre egaux ? non pluto celui qui garantirait a tous de se realiser. pour moi ca devrait etre ca l’ideal commun. On ne se developpe pas tous au meme rythme, on a pas tous les meme aspirations mais il faudrait qu’aucune dynamique ne soit brise, qu’on laisse les gens alle vers leurs reves.L’homme a beaucoup evolue depuis l’etat naturel. Comme le dit Fred qu’est ce qu’on en a a foutre qu’un gugusse gagne des millions. Ce qui compte c’est que le « petit » en bas de l’echelle a recu une education qui aura su « l’eveiller, l’eclairer » sur ce qu’il voudra faire de sa liberte. Et qu’il aura autour de lui des etres humains qui voudront l’encourager a se realiser, a echanger et pret a l’aider en cas de coups durs. La lutte des classes : mais ca ne marche pas.C’est la cooperation entre les classes qu’il faut chercher. Tout le monde s’en tire gagnant. Il y en aura tjrs qui voudront plus. Et alors ? Essayons de les convaincre que ce plus n’est pas un mieux. Et qu’en redistribuant un peu tout le monde est mieux. C’est sur qu’aujourd’hui on en est pas la. Mais arretons de monter les « riches » contre les « pauvres » et continuons a ameliorer le niveau de vie des plus demunis et leur acces a l’education. Une chose par ex serait de reflechir a la penibilite du travail ds le mecanisme de la retraite.
Salutations !


