Commentaire de
sur Redistribution : la grande escroquerie


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19 mars 2007 17:23

Je partage votre constat mais pas votre conclusion :

la partie la plus intéressante de votre contribution est pour moi celle-ci : "Hep, mon voisin est plus riche que moi

Le « gâteau » étant limité, celui qui fait un bénéfice est immédiatement suspecté de l’avoir réalisé au détriment d’un autre. En France, quand quelqu’un réussit, on se demande toujours à quel prix. Dans un autre pays, on se demanderait plutôt comment. Nuance.

Jalousie, envie et aigreur sont donc devenues le discours commun à tous les extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche. Tous montrent du doigt des coupables, des boucs émissaires : les patrons pour les uns, les immigrés pour les autres. Aucun ne remet en cause la redistribution en tant que telle. Normal, c’est aussi leur fonds de commerce."

Vous touchez ici aux bases de la culture française. A celles qui fond que notre pays penche souvent vers les extremismes. Les Français sont envieux du patrimoine de leurs voisins et donc peu enclins naturellement au partage. Cette affaire est culturelle, alimentée par les différents populismes (le plus souvent d’extreme-droite ), nous descend directement des corporatismes que la Révolution avait abolie avant qu’elles ne se reconstituent sous de nouvelles formes.

Dans votre constat, ce n’est donc pas la politique de redistribution que vous condamnez mais son application. Ce n’est donc pas le principe qui est à remettre en cause, la solidarité étant l’un des fondements de la vie en société mais les mises en oeuvre et encore plus les déviances des mises en oeuvre.

Les solutions sont connus : abolition des privilèges : des classes aisées qui echappent à l’IR via les niches fiscales, des systeme préférentiels de retraite Controles stricts des concitions d’election pour les allocations et sanctions lourdes pour se prevenir d’un maximum d’abuseurs Arrêter les discours démagogiques qui dressent les citoyens les uns comme les autres, chacun se trouvant toujours etre le défavorisé d’un autre pour ne parler enfin que de l’intérêt commun.

In fine, je préciserais juste que le plus grand temps de progrès de l’humanité est surement les 30 glorieuses, fruit du mariages de politiques keynésiennes et de l’economie de marché. Que le libéralisme seul ne conduit qu’à la concentration des richesses, comme ce fut le cas jusqu’aux années 40. Que le Fordisme, proposant des salaires supérieurs pour permettre aux salariés de consommer est une forme keynésienne de microéconomie et a lui seul conduit à l’émergence de classes moyennes. Que finalement, vu la complexité du monde, une seule théorie, une seule voie d’analyse ne peut suffir.


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