Commentaire de Christian Labrune
sur La situation extrême de rupture de l'en-soi et du pour-soi chez l'homme qui peut mener à la folie ou la mort. Le moyen de lutter
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@oncle archibald
Ayant cliqué sur le bouton d’envoi , j’’ai eu un regret, celui d’avoir mis, d’une manière quasi automatique, un point d’exclamation. Un point d’interrogation eût été préférable : il faut toujours, sur un site de discussion, n’être jamais péremptoire ou fanatique (même ironiquement) et laisser ouvert le débat.
J’ai beau être athée, je trouve toujours extrêmement plaisantes les discussions sur des questions théologiques, et particulièrement avec des gens qui seraient d’un avis opposé au mien. Husserl, qui était également athée, considérait que l’idée de Dieu était un « concept limite » dont il ne pouvait pas être question, pour la philosophie, de faire l’économie.
Il reste que je trouve pour le moins étrange qu’un point de vue qui s’autorise de Sartre se termine d’une telle façon. Un jour, à la descente d’un avion, des journalistes lui demandent peu près : « Quoi de neuf ? ». Et lui d’en profiter pour leur servir, en manière de « scoop », comme on dirait aujourd’hui, le mot de Nietzsche inspiré par quelques poètes allemands qui l’avaient précédé : « Dieu est mort ! »
Quand on prétend philosopher, la première des choses serait probablement de s’interroger sur le sens des mots. C’est quoi, Dieu ? Entre le Dieu de la bible hébraïque, celui des Evangiles, celui du Coran, celui de Descartes et celui d’un Spinoza inspirateur des athées de l’époque des lumières qui démontre son existence en trois coups de cuillère à pot, il est de fait qu’il n’y a presque aucun rapport.
De quoi donc parlons-nous ? C’est la question préjudicielle..
