Commentaire de François Pignon
sur Le programme immédiat de l'avant-garde
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@eddofr
Une période « pré-révolutionnaire », alors ?
Une période où, sans que la paix sociale entre les classes soit obtenue, la bourgeoisie et son état parviennent à contenir la lutte de classes, ou bien une période de montée effective de la lutte de classe, susceptible de déboucher sur une explosion révolutionnaire, ou bien une période qui, d’un strict précède chronologiquement une explosion révolutionnaire sans que, pour autant, la lutte de classe soit immédiatement ascendante ?
C’était dans ce dernier sens que, dans le « Programme de transition de 1938 », Trotsky entendait le terme, puisqu’il caractérisait la période de « pré-révolutionnaire » en cette période d’avortement de la révolution en France et de liquidation sanglante de la révolution espagnole, mais aussi en cette veille de la Seconde Guerre mondiale, dont il pensait qu’elle allait déboucher rapidement (en quelques années, à l’image de la Première Guerre mondiale) sur la révolution mondiale.
Ernest Mandel évoque notamment comme situations pré-révolutionnaires l’Allemagne en 1918-1923, l’Italie en 1917-1920, la France en 1934-1936, l’Espagne en 1931-1936, la France en 1969-1970, l’Italie en 1975-1976, l’Espagne en 1975-1976, le Portugal en 1975.
