Commentaire de rita
sur ADA5 à Toulouse : rencontre d'Adaïstes
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Ils étaient anarchistes, apatrides, hostiles à toute forme d’abrutissement social. C’est dire si les dadaïstes nous manquent aujourd’hui.
Le 23 juin 1916, au Cabaret Voltaire, à Zurich, un type habillé d’un drôle de costume « cubiste », monte sur scène, et commence à réciter d’une voix monocorde un poème incompréhensible, suite d’onomatopées parfaitement calculées. La salle est bondée, des cris et des rires fusent, le type continue, impassible, plus sérieux qu’un pape, et scande sa partition dont vous ne trouverez la clé nulle part. Il s’appelle Hugo Ball. Dada est né.
C’est parce que la foule est une masse inerte, incompréhensive et passive, qu’il faut la frapper de temps en temps, pour qu’on connaisse à ses grognements d’ours où elle est - et où elle en est. Elle est assez inoffensive malgré qu’elle soit le nombre, parce qu’elle combat l’intelligence. [...]
Philippe Sollers dans Le Nouvel Observateur du 27 février 2014 
