Commentaire de Pierre Régnier
sur Demain, quel monde ?
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@chantecler
Les mésaventures de Michel Rocard, comme celle de Pierre Bérégovoy peuvent en effet servir aujourd’hui comme illustrations de ce qu’il ne faut pas faire en politique.
L’un et l’autre étaient considérés au PSU comme deux militants intelligents, honnêtes et réellement bien intentionnés, mais ils étaient possédés par le besoin prioritaire d’accéder personnellement au pouvoir plus que par celui de réaliser le programme socialiste libertaire qu’ils voulaient vraiment.
J’ai, sur le décès de Bérégovoy, une opinion qui n’est ni celle du rôle primordial du prêt sans intérêts révélé par le Canard Enchaîné, ni celle de l’assassinat déguisé en suicide. Je pense qu’il s’est peut-être réellement suicidé mais principalement parce que « l’obligation de trahir son idéal » dans le gouvernement Mitterrand lui était devenu insupportable.
