lundi 11 mai - par Régis DESMARAIS

Demain, quel monde ?

Le pessimiste sur notre capacité à faire de la crise sanitaire actuelle le point de départ de la construction d’un monde nouveau, meilleur que le monde d’avant, est réel et prégnant. Il ne faut pas douter de nos capacités à changer le cours de l’histoire. Ces capacités seront d’autant plus grandes et efficaces que nous accepterons de nous placer en rupture totale avec les modes de pensée dominants. Un retour sur l’essence même de ce que nous sommes et de ce qu’est le vivant est sans doute la garantie de donner un avenir heureux à cette planète.

L’avenir sous l’angle du pessimisme

Pour Michel Houellebecq « Nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire ». Un écrivain n’est pas devin, un diseur de bonnes ou mauvaises aventures. Il est un observateur qui, au-delà des apparences et des lumières éclatantes, perçoit les mouvements, parfois sombres et profonds, qui influencent les hommes et les sociétés. Michel Houellebecq ne dit pas l’avenir mais il nous dit ce qu’il ressent au contact du monde et comme beaucoup d’écrivains, il nous met en garde contre les dangers d’un futur possible voire fortement probable. Il nous met en garde sur le risque de vivre dans un monde qui n’aurait pas appris du chaos, un monde identique à celui d’avant la crise mais un peu pire, c’est-à-dire un peu plus inhumain, violent, et encore plus sourd aux souffrances. L’avenir est-il sombre ?

Marcel Gauchet, pour sa part, se pose une question fondamentale : « Comment avons-nous pu laisser s'installer un tel délabrement de l'Etat, une telle impéritie publique ? ». Son questionnement se double d’un constat pessimiste car pour lui, le pire est l’absence de remèdes à l'horizon. Marcel Gauchet ne voit pas le monde d’après comme la surface d’une flaque d’eau qui, après la chute d’un caillou et l’évacuation de l’onde de choc, retrouve spontanément son aspect lisse. Selon lui, le monde d’après ne pourra pas faire l’économie d’un affrontement entre « les forces très majoritaires qui vont pousser dans le sens du retour au « monde d'avant » et les forces minoritaires, qui vont essayer de capitaliser sur les leçons de la crise pour amener une inflexion dans la marche de nos sociétés ». Marcel Gauchet envisage le retour du politique lequel serait la revalorisation des nations et des Etats comme cadres protecteurs, stratégiques et bases de la vie démocratique. Marcel Gauchet est pessimiste car selon lui, la pauvreté servira encore de cadre à la justification d’un système économique fondé sur la croissance présentée noblement comme l’outil de réduction des pauvretés.

Michel Houellebecq et Marcel Gauchet affichent une forme de pessimisme pour l’avenir. Il est vrai, les forces responsables de notre chaos actuel, lequel est bien antérieur à la crise sanitaire, sont redoutables. Ces forces se mesurent en milliards de milliards de dollars. La dématérialisation de la monnaie et d’une part appréciable des richesses rend ces forces presque sans limites. Il suffit de jeux d’écriture pour détruire un acteur économique, un Etat… L’argent, érigé en dieu tutélaire de l’humanité, a façonné les pensées, les discours, les logiques, le rapport au réel et à soi-même. Des milliers de gens instruits, d’intellectuels répètent partout sur la planète les mêmes phrases, les mêmes règles, et adoptent les mêmes logiques et les mêmes inflexions : croissance, maîtrise des dépenses, réduction de l’intervention publique, ouverture des frontières, bannissement des règles anticoncurrentielles, sanctification de l’actionnariat, adoration des agrégats économiques, des ratios prudentiels, vénération des marchés et fébrilité dans l’observation de ce point magique, cet instant d’entente parfaite, ce croisement sur le graphique de la courbe de l’offre et de la demande.

Un système qui a failli

Indéniablement, le capitalisme sous ses formes diverses (marchand, industriel, financier) a produit des richesses nombreuses et a réduit les niveaux de pauvreté dans le monde. Mais cette action a eu, a encore et aura demain, si rien ne change, un coût élevé, si élevé qu’il est évacué des référents permettant de vendre le système actuel comme non seulement le meilleur système économique de l’histoire, mais le seul et indépassable. La pauvreté est réduite mais en moyenne mondiale et cette réduction ne peut être réellement appréciée à sa juste valeur si on ne prend pas en compte les écarts gigantesques de richesses entre les pauvres et les ultra riches. Le système a créé des richesses innombrables. Il est possible de ce satisfaire de ce constat à la seule condition de ne pas regarder les innombrables destructions réalisées en contrepartie de la création de richesses. Nous avons de beaux téléphones portables, nous avons de l’énergie pour alimenter tous nos gadgets électroniques, nous avons, en certains points du monde, de la nourriture en abondance, nous construisons des villes gigantesques, tout ceci est beau mais cette beauté n’est durable que si nous fermons les yeux sur les pollutions engendrées par ces objets connectés, sur les désastres écologiques causés par les productions d’énergies, sur les innombrables gaspillages, sur les atteintes au vivant résultant de ces villes immenses et des process de l’industrie agro-alimentaire. Il faut détruire pour créer. La destruction créatrice, si chère à Schumpeter, détruit plus qu’elle ne créé sur le long terme mais les indicateurs économiques ne rendent pas compte de ce déséquilibre. Le long terme est une notion abstraite à la plupart des heureux du monde dont l’horizon est celui de leur vie et même de leur reste à vivre. La facture des effets destructeurs des créations incessantes de richesse ne sera présentée qu’aux générations futures, à des inconnus dont on se fiche éperdument.

Le nouvel ordre mondial, vanté par tant de politiques et de décideurs économiques, se veut un ordre sans l’entrave des Etats, sans frontières et sans réelles remises en cause de ses fondements idéologiques. Une dictature nouvelle se met en place : celle du système unique et indépassable, celle de la seule façon de voir et de penser. Les forces qui nous ont conduits à la situation mise en lumière par la crise sanitaire sont terriblement puissantes car elles sont économiques mais aussi mentales. Penser le monde autrement que dans une course permanente à la croissance et au respect d’agrégats financiers est interdit ou le signe d’une tête cabossée. Tout opposant est moqué et vite affublé du qualificatif de populiste. Tout contestataire qui met en lumière des incohérences est un complotiste qui s’ignore. Tout manifestant qui réclame de quoi vivre est traité à coup de tirs de flash-ball. Les médias ont ceci de remarquables qu’ils nous dévoilent spontanément l’uniformisation de la pensée : mêmes unes, mêmes informations, mêmes photographies, même présentation des faits, mêmes critiques, mêmes perspectives. La création de richesses semble avoir appauvri l’espace critique et l’imagination des hommes. Rappelons-nous cette déclaration du Premier ministre au terme de laquelle il n’accepterait pas que soient remises en cause et contestées les mesures prises contre le Covid-19. Affirmer haut et fort que ce qui est fait ne peut pas être contesté est un symptôme de la dictature contemporaine : horizon unique, pensée unique, modèle économique unique, critères d’appréciation de la performance uniques, mode d’organisation des sociétés unique, modalité de mesure de l’efficacité d’un traitement médical unique… Le nouvel ordre mondial se veut un nouvel ordre déserté par le politique et la politique. Plus rien ne se discute s’il s’agit de critiquer ce qui est en place. Ne plus discuter, ne plus débattre, ne plus envisager d’alternatives, ne plus transformer des utopies en réalité, c’est la mort de la politique et de l’homme.

Repenser l’avenir avec espoir

Le libéralisme a produit ses fruits mais ces derniers sont très mal répartis. Marcel Gauchet se trompe en déclarant que le monde changera si un changement radical d'aspirations chez les pauvres se faisait jour. Il faudrait que les pauvres désirent autre chose que l'accès à la consommation des riches. Curieux raisonnement car les pauvres pourraient se rapprocher de la consommation des riches avec une meilleure répartition des richesses déjà produites. Surtout, le monde de demain pourrait être un monde où les riches pourraient aspirer à consommer autrement et sans doute aspirer à une consommation moins basée sur le matériel et l’outrance permanente au toujours plus de ci et de ça. Les aspirations consuméristes des pauvres ne sont donc pas un frein au changement du monde, ce qui est un frein au changement, c’est le maintien des aspirations consuméristes des riches basées sur des choses inutiles répondant à des besoins fabriqués et sans réelle utilité pour le bonheur.

Michel Houellebecq a raison de nous avertir que le monde de demain sera peut-être le monde d’avant mais un peu pire. Il sera en peu pire si la course à la croissance continue, si les destructions des écosystèmes s’accélèrent et si les formatages de la pensée sont accentués par l’incessante répétition des mêmes mots, des mêmes litanies sur nos écrans toujours plus nombreux et encerclants. Le monde de demain sera le monde d’hier mais un peu pire si la dictature libérale et mondialiste qui est déjà en place renforce ses assises et ses moyens de pressions mentales et de répressions physiques.

Le capitalisme forge-t-il de manière mécanique et imparable des milliardaires cyniques dont le seul horizon est celui du terme de leur existence ? Le croire serait avoir une vision de l’homme bien manichéenne. Dans toutes les strates de la population, il y a des hommes bons et lucides mais aussi des hommes mauvais et aveugles ou pervers. Le monde de demain changera si tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté se rassemblent nonobstant leur origine sociale. Il faut abandonner la plupart si ce n’est toutes les idéologies qui nous ont conduits à la situation actuelle. Le premier défi pour préparer le monde de demain est de tout remettre à plat, et surtout, de cesser de voir l’autre comme un ennemi au motif qu’il n’est pas comme nous, y compris du point de vue de sa fortune. La circonstance que même chez les bénéficiaires du système se trouvent des personnes susceptibles de le remettre en cause est une aubaine.

Passer d’un monde à l’autre peut se faire par l’étape préalable du bilan et du recensement des dysfonctionnements. Ce travail est long, source de conflits, de débats interminables et de chausse-trappes dangereuses. Peut-être sera-t-il plus utile de se mettre d’accord sur l’avenir que l’on veut donner à la planète, à l’humanité et à toutes les espèces vivantes. Quels sont les buts et quelle est l’utilité de nos existences ? Quelles sont les choses qui ont de la valeur et de l’importance ? Comment considérer notre planète et ses ressources ? Quel mode de relation nous voulons entretenir avec notre environnement ? Quel avenir pour l’humanité ? Quelle projection l’humanité peut-elle envisager dans l’immensité qui nous entoure ? Toutes ces questions sont les briques essentielles, utiles et nécessaires pour fonder et bâtir le monde de demain, un monde meilleur que le monde d’avant. Plus ces questions paraîtront naïves, futiles et décalées par rapport à ce que l’on considère comme des urgences ou des fondamentaux actuels, plus une certitude se renforcera, la certitude que ces questions sont justement celles dont les réponses permettront une rupture avec le monde d’hier et d’aujourd’hui.

Cette mise à plat des objectifs de notre civilisation sera insupportable à ceux qui ne veulent pas changer leur mode de vie et de pensée. Elle sera d’autant plus insupportable si ces derniers ont l’impression qu’ils vont perdre leur situation et leurs avantages. Redonner du sens à ses actions, à sa vie ce n’est pas voir sa situation de dégrader. Seuls les individus, qui ne voient comme sens à l’existence que la suraccumulation de richesses et de capital, s’opposeront durablement et peut-être violemment à ce travail de refondation de nos sociétés. L’affrontement envisagé par Marcel Gauchet entre ceux qui veulent le maintien du monde d’avant et ceux qui souhaitent infléchir la marche de nos sociétés sera peut-être inévitable. Toutefois, l’exemple du chaos créé par une pandémie mondiale, la prise de conscience de la fragilité de nos sociétés soumises aux aléas de la nature et à la folie de quelques hommes peuvent créer un doute dans l’esprit des forces conservatrices. Un doute sur le caractère inexorable et indépassable du système actuel. Ce doute sera d’autant plus fort si une fraction de l’humanité décide que cela ne peut plus durer. Les changements ont souvent été le fait de l’action initiale d’une minorité. Qui aurait pensé, sous le règne d’Auguste, que quelques individus entourant un marginal en Palestine allaient faire s’écrouler l’empire romain et influencer l’humanité pendant des millénaires ? Ceux qui prendront au sérieux ces quelques questions utiles et nécessaires pour fonder et bâtir le monde de demain seront sans doute ceux qui sauveront l’humanité.

Régis DESMARAIS



51 réactions


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mai 11:09

    « Le survivalisme est un terme qui désigne les activités de certains individus ou groupes d’individus qui se préparent à une catastrophe (catastrophe naturellecrise économiquecrise sanitaire, etc.) à l’échelle locale ou globale, voire à un événement potentiellement cataclysmique (effondrement écologiqueguerre nucléaireinvasion extraterrestre, etc.) ou plus généralement à un effondrement de la civilisation industrielle.

    Les survivalistes se préparent en apprenant des techniques de survie et des rudiments de notions médicales, en stockant de la nourriture et des armes, en construisant des abris antiatomiques, ou en apprenant à se nourrir en milieu sauvage ou hostile. »

    wikipédia


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 11 mai 11:56

      @Séraphin Lampion
      Bonjour, je ne percevais pas mon texte sous l’angle du « survivalisme ». Comme vous l’indiquez, les survivalistes se préparent en organisant leur protection et leur survie. Il y a donc une attitude passive face aux mécanismes qui conduisent à la nécessité de survivre. Je préfère l’action. Il faut au contraire anticiper et changer le cap de nos sociétés pour ne pas se trouver en situation d’organiser sa survie individuelle ou en petit groupe. Le mieux est de rendre non nécessaire l’étape du « survivalisme » en la rendant caduque par de nouveaux choix de sociétés. La catastrophe est déjà en œuvre. J’invite les lecteurs à arpenter, dès sa réouverture, la galerie des espères disparues de la Grande galerie du Museum d’histoire naturelle de Paris. Cette galerie nous place face à l’une des réalités du « paradis » actuel : la destruction du vivant, destruction qui ne cesse de progresser et qui est sans retour possible pour ces espèces. 


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 11 mai 13:28

    Je persiste à penser que le mieux, pour préparer demain sans revenir à l’avant Covid 19, consisterait à sortir du nouveau négationnisme installé un peu partout dans le monde actuel, et tout spécialement en France. Il n’est pas raisonnable de nier la nécessité de s’attaquer aux causes évidentes de ce que l’on déplore.

     

    Puisque l’auteur fait ici référence aux raisonnements de Michel Houellebecq et de Marcel Gauchet, il faut rappeler que le premier décrivait l’islamisation de la France à venir - et actuellement en cours - quand le second se ralliait à l’opinion dominante selon laquelle la violence religieuse effective n’a qu’un lointain rapport avec les appels « de Dieu » à la commettre.


  • Spartacus Lequidam Spartacus 11 mai 13:52

    Donc en résumé le capitalisme crée des richesses, rend les pauvres moins pauvres et fait d’énormes fortunes.

    Le drame serait donc de voir des gens énormément riches.

    En résumé la jalousie et l’égalitarisme...

    Mais la jalousie est contre l’égalitarisme .

    Des autres monde égalitaristes ont étés créés, les Pilgrims américains, Kolkozes en URSS ou Kibboutz en Israël.

    Et a chaque fois ce fut un échec, une catastrophe. Même avec de la bonne volonté. Voir son voisin en faire 10 fois moins et en recevoir autant.

    Tous ont eu envie de partir de cet enfer.

    Parce que payés tous pareil, pourquoi se fatiguer dans ce monde de merde ?

    Et pourquoi on paierait Bill Gates, qui a donné a des millions de personnes la possibilité de communiquer avec un ordinateur ou un tableur un luxe réservé hier à une élite de IBM a un fonctionnaire qui s’occupe du jardin du maire de trifouillis le coin perdu ?

    https://www.youtube.com/watch?v=1tVSuLIjZmM&t=37s 


    • foufouille foufouille 11 mai 14:34

      @Spartacus

      encore ta connerie avec billou ? windaube et excel ne sont pas gratuits mais payant pour de la merde buguée.

      linux est gratuit depuis longtemps, on peut aussi utiliser des vieux logiciels qui n’ont plus aucun support de microdaube.


    • pemile pemile 11 mai 14:43

      @Spartacus « Et pourquoi on paierait Bill Gates »

      Parce qu’il a su vendre une merde pour laquelle il fallait repayer tous les ans pour corriger les bugs ou garder une compatibilité ?


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 11 mai 15:38

      @Spartacus

      En résumé, le capitalisme a créé d’énormes richesses à un coût le plus souvent prohibitif pour la survie de la planète. Une appréciation incomplète du coût de cette création de richesse donne l’illusion d’un système presque idéal alors qu’il est profondément mortifère.

       

      La pauvreté a reculé mais dans des proportions somme toute ridicule au regard des suraccumulations de capital entre quelques mains (plus de 90% des richesses de l’humanité aux mains de moins de 1% de cette humanité). En 2017, l’UNICEF alertait sur le fait que 2,1 milliards de personnes n’avaient pas accès à l’eau potable. Vous en conviendrez, pour un système économique indépassable, cela n’est pas terrible.

       

      Le drame est effectivement de voir des gens énormément riches. Je ne parle pas des petits patrons, voire de la plupart des grands patrons, je parle de ces personnes (physiques ou morales) qui ont accumulé des sommes qui ne pourraient être dépensées qu’en plusieurs siècles de consommation effrénée. Cette situation est absurde et un non sens.

       

      Il n’y a donc aucune jalousie car comment être jaloux de l’absurdité ? Egalitarisme ? Cela fait encore appel aux vieux dogmes du passé qui nous ont conduits au chaos. Je pense plutôt à une remise à plat de nos valeurs avec une question clef : de quoi avons-nous besoin individuellement pour vivre décemment et être heureux ? Avons-nous besoin d’avoir sur des comptes bancaires de quoi dépenser pendant un demi-millénaire ? La réponse est non.

       

      Si nous avions tous le souci de la préservation de cette planète, de l’admiration de ce que la nature a de beau à nous offrir, si nous avions tous de quoi vivre sans inquiétudes des lendemains alors nous n’aborderions plus le monde sous l’angle utilitariste, en se demandant quand je fais quelque chose ce que cela va me rapporter personnellement. Nous ferions des choses pour le bien de soi et des autres.

       

      C’est donc un changement total de paradigme qu’il nous faut. Si nous restons avec les modes de raisonnement qui ont été ceux que nous avons eu dans le passé et aujourd’hui, alors nous sommes perdus. Jalousie, égalitarisme, communisme, libéralisme, collectivisme, socialisme, retour sur investissement, contrepartie systématique à ce que je fais, tout cela doit devenir obsolète.

       

      Je sais qu’en écrivant cela je ne peux déclencher chez certains que moqueries, condescendance, refus voire énervement. Mais quand je pense « aux valeurs dominantes » qui ont été défendues jusqu’à présent, aux modèles économiques qui ont été vantés et appliqués jusqu’à présent et quand je vois l’état du monde, alors j’accepte avec bonheur ces moqueries et ces condescendances car si les suppôts du libéralisme ou du communisme avait eu raison, nous ne serions pas aujourd’hui dans cette destruction globale des éco systèmes et du vivant.


    • gnozd gnozd 11 mai 19:23

      @Régis DESMARAIS
      "C’est donc un changement total de paradigme qu’il nous faut. Si nous restons avec les modes de raisonnement qui ont été ceux que nous avons eu dans le passé et aujourd’hui, alors nous sommes perdus. Jalousie, égalitarisme, communisme, libéralisme, collectivisme, socialisme, retour sur investissement, contrepartie systématique à ce que je fais, tout cela doit devenir obsolète.

      « 

      Dans l’absolu vous avez raison. En théorie.
      Le problème c’est que le paradigme actuel est pas né au 19eme siècle, ni pendant la Renaissance, ni même au début du Moyen-Age ou à l’époque des conquêtes romaines...
      Ce paradigme est là depuis le début de ce que nous appelons »civilisation« , à savoir groupement en unités urbaines, avec pour corollaires immédiats l’invention de l’agriculture, destinée à nourrir les citadins, inventions du calcul et de l’écriture pour comptabiliser les »biens" (surfaces et têtes de bétail..).
      Et le tout rentré à coup de burin dans la tête des populations, toutes cultures confondues, à coup d’enseignement et de religions...

      Donc à moins d’une mutation, et quand je dis mutation c’est bien d’une mutation biologique de notre espèce dont je parle, et bien à moins de ça, d’une évolution de notre cerveau reptilien, je vois pas trop de solution.

      Le jour où il n’y aura plus du tout de pétrole, et plus du tout d’uranium, alors peut-être que les survivants pigeront qu’ils se sont plantés sur toute la ligne, mais franchement ça m’étonnerait : les épidémies du Moyen-Age ont-elles changé la marche des choses ? Que dalle.

      Ouais... je vois plutôt d’ici quelques dizaines d’années un avenir à la Mad Max, et c’est pas franchement marrant.

      Cordialement, et joyeuse soirée à tout le monde !!!


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 11 mai 19:53

      @gnozd
      Vous avez en grande partie raison. Le capitalisme (voir Fernand Braudel) n’a pas surgi un petit matin à la face de l’humanité. Il y a quelque chose de profondément ancré dans l’homme qui lui est néfaste. Toutefois, jamais il n’y a eu un tel décrochage entre les objectifs fixés au modèle économique actuel et les besoins de l’homme. La financiarisation de l’économie a conduit à un tel décrochage avec la sphère du réel que jamais le monde n’a été aussi près de sa perte. On ne changera pas en totalité l’homme mais je pense que l’on peut le rapprocher de la raison et cette raison sera égoïstement, dans un premier temps, sa survie. Rien n’est acquis. Ce changement espéré n’aura peut-être pas lieu et une fois de plus, je partage votre point de vue : demain sera à la Mad Max ou alors semblable à la seconde partie de « La possibilité d’une ile » de Houellebecq : un monde désolé, vide et sans espoir ou presque. Sans atteindre un idéal, je crois en la possibilité d’infléchir les choses et je veux croire que suite à cette inflexion, les générations futures s’orienteront vers d’autres paradigmes sans trop de douleur. C’est une façon d’anticiper la soirée sur une note d’espoir et de rêve ! Joyeuse soirée !


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 11 mai 20:38

      @Régis DESMARAIS

      Le socialisme ne doit pas être considéré comme obsolète. Il reste l’avenir indispensable pour que la belle formule de la France républicaine cesse d’être un voeu pieux sur deux de ses éléments constitutifs :

      LIBERTÉ ÉGALITÉ (mais seulement EN DROIT) et FRATERNITÉ

      La fraternité est aussi, comme l’égalité, un voeu pieux parce qu’elle ne se décrète pas, contrairement à la SOLIDARITÉ qui devrait la remplacer dans le triptyque.

      Le socialisme écologique et libertaire reste le meilleur énoncé de ce qu’il faut mettre en place.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 11 mai 21:40

      @Régis DESMARAIS
      Les faits sont les faits.
      Les homo sapiens ont entre 200 000 et 300 000 ans. 
      Pourtant, le monde moderne moins pauvre, avec toutes les commodités n’a que 300 ans. 
      Le capitalisme a tout changé. Il reste a faire mais cela se résout.

      C’est bien l’économie de marché qui a sauvé l’Asie toute entière et l’abandon de l’égalitarisme qui a sauvé la Chine. 

      Vous voulez bien des riches, mais attention pas trop car vous représentez une « morale »... Vous avez juste oublié d’ou nous venons.

      La jalousie sociale que vous défendez, c’est chercher à déposséder autrui de ce qu’il a, en peignant une affiche que vous n’avez pas besoins des talents et que vous pourriez vous en passer.
      Votre paradigme ne construit rien, il veut en fait détruire le supposé bonheur de ceux plus riches que vous.
      Rien de bon ne peut en émaner.

      Et votre paradigme vous le construisez sur des fantasmes.
      Vous remplacez les lubies d"hier des autoritaristes comme l’égalitarisme, le communisme par l’écolo-culpabilisation.

      Votre discours sur le besoin de respecter toute la biodiversité est typique de l’Occidental moyen mensualisé qui vit dans un environnement artificialisé, depuis des siècles, et qui n’a hélas aucune idée de la dangerosité de la nature à l’état sauvage ou préservée.

      Les révolutionnaires de la biodiversité, nous présentent des fantasmes de la jardinerie et dans les images de Hulot qui survole en ULM bruyant la savane. 

      Les éco-systèmes du vivant, la moitié du monde qui en est en contact n’a plus envie de vivre sous moustiquaire...

      Votre fantasme c’est le Kibboutz d’hier. Une illusion.


    • pemile pemile 11 mai 21:50

      @Spartacus "Votre discours sur le besoin de respecter toute la biodiversité est typique de l’Occidental moyen mensualisé qui vit dans un environnement artificialisé, depuis des siècles, et qui n’a hélas aucune idée de la dangerosité de la nature à l’état sauvage ou préservée."

      Au contraire il est bien ancré dans les sociétés tribales primitives et complètement oublié dans les sociétés modernes où les enfants pensent que le poisson est rectangulaire et pané et que les nuggets c’est du poulet !


    • Cadoudal Cadoudal 11 mai 22:21

      @pemile
      J’ai appris que dans certaines peuplades primitives à la pointe du progrès comme la start-up nation aux 5 millions de chômeurs il était devenu impossible de trouver des autochtones désœuvrés ou des colons subventionnés capables de ramasser des fraises ou des patates...

      C’est beaucoup une question de volonté de la personne...lol...
      https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/des-bras-pour-ton-assiette-15-000-contrats-signes-et-des-echecs-car-le-travail-agricole-est-trop-1589207554


    • pemile pemile 11 mai 22:27

      @Cadoudal « capables de ramasser des fraises ou des patates... »

      Un travail physique pendant plus d’une demi-heure c’est plus pour l’homme « moderne » !


    • Spartacus Lequidam Spartacus 11 mai 22:33

      @pemile

      Oui, celui condescendant qui se moque des gamins et fantasme que le cabillaud chez le poissonnier et le poulet fermier sont des produits sauvages et naturels...


    • Cadoudal Cadoudal 11 mai 22:45

      @pemile
      Mais qui ira donc alors récolter le quinoa équitable des modernes vieux cons de gauche adeptes du retour à la terre ?

      Vos 3 millions de weshweshs analphabètes qui tiennent les murs de la CAF dans les territoires occupés ?

      Je vois pas trop le plan sur ce coup là...

      Mais je suis sur que vous avez un plan B, les plans B c’est votre dada...lol...

      Gambiens, Sénégalais, Maliens... Ils sont toujours déterminés à y aller.

      https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/libye/ni-la-peur-du-coronavirus-ni-l-enfer-libyen-ne-ralentissent-le-flux-de-migrants-a-travers-le-desert_3957699.html


    • pemile pemile 11 mai 22:48

      @Spartacus « fantasme que le cabillaud chez le poissonnier et le poulet fermier sont des produits sauvages et naturels »

      Tiens donc, voila donc le monde de Spartacus, il n’y a donc pas que les moustiques, les bébêtes qui rampent et les Oran Outangs qui sont détruits, poisson commun et poulet n’existent donc plus non plus dans votre monde magnifique ? smiley

      Perso, je mange encore du vrai poulet avec de quoi manger sur les ailes et du poisson de ligne sauvage (mais les deux sont peut être quand même assaisonnés par des pesticides ou des microplastiques de votre monde rêvé smiley) )


    • pemile pemile 11 mai 22:54

      @Cadoudal « Mais qui ira donc alors récolter le quinoa équitable des modernes vieux cons de gauche adeptes du retour à la terre ? »

      Pas eux et ils devront alors le payer le prix du caviar smiley


    • Cadoudal Cadoudal 11 mai 23:04

      @pemile
      Heureusement que tes stagiaires à 50 000 euros par an tu les nourris à l’encornet Chinois...

      Sinon, ton budget serais vite dans le rouge...lol...

      https://www.meretmarine.com/fr/content/le-patrouilleur-bouchard-ex-ladroit-arraisonne-un-palangrier-chinois


    • Aristide Aristide 12 mai 08:33

      @pemile

      « il a su vendre une merde »

      On peut voir effectivement le problème sous cet angle. Le problème est que le système qui est une merde n’a pas trouvé de concurrent à la hauteur sur le poste de travail et le PC. Ah si, j’oubliais, Apple qui vend de géniaux systèmes à des prix de ouf.

      Alternative Linux, pour les serveurs surement, de nombreuses sociétés abandonnent depuis déjà quelques temps les solutions propriétaires pour passer à Linux, certaines quand ils ont les spécialistes construisent leur propre « distribution » d’autres « achètent » CENTOS de Redhat ou autre ... On peut aussi citer les offres Cloud d’Amazon, Microsoft, Google, etc ... De ce coté serveurs visiblement deux branches, les grands qui pourront toujours maintenir des infrastructures matérielles et logicielles dans des coûts raisonnables et les autres qui pour de multiples raisons, sécurité, coût, ... s’appuient de plus en plus sur des solutions Cloud. Il y a aussi la souplesse et la rapidité de mise en oeuvre de ces solutions Cloud qui permettent même aux grands de « tester » avant d’implémenter leur propres solutions.

      Alternative Linux sur le poste de travail et le PC. Cela fait des décennies que le sujet est en débat, pour le moment la « merde » tient largement la tête. Est que cela continuera ? A court et moyen terme surement, après il s’agit de prévision à la Nostradamus impossible a étayer. Est-ce que les services Cloud attaquerons au marché de l’individuel de masse par la virtualisation, ils essaient ... mais le sujet est encore marginal ... les réseaux sont importants. mais il me semble que le frein principal est « culturel » : MON pc, MES logiciels, MES données, .... 


    • pemile pemile 12 mai 08:54

      @Aristide « mais il me semble que le frein principal est « culturel » : MON pc, MES logiciels, MES données »

      Il semble plutôt que pour les données, une majorité de particuliers et même de professionnels, manquent de culture pour la propriété et la pérennité de leurs données smiley


    • Spartacus Lequidam Spartacus 12 mai 10:15

      @pemile
      Du « vrai poulet »....
      Les races domestiques sont tellement naturelles....


    • pemile pemile 12 mai 10:24

      @Spartacus « Les races domestiques sont tellement naturelles »

      Oui, Spartacus va nous donner un cours sur l’évolution des races de poules et leur cotation en bourse ? smiley


    • gnozd gnozd 12 mai 10:30

      @Spartacus

      Sacré Spartacus !


    • foufouille foufouille 12 mai 11:50

      @Aristide

      c’est surtout à cause des éditeurs qui refusent en grande partie de porter les logiciels sous linux.


    • foufouille foufouille 12 mai 15:33

      @Spartacus

      un croisement de poule est encore naturel pour beaucoup de races.

      faudrait la fermer de temps en temps quand on sait pas.


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 11 mai 13:55

    L’abbé Souffrant :

    Avant de décéder en 1828, il transmit oralement à des proches quelques prophéties, relatant la venue d’un roi Sauveur pour la France. Cet homme avait eu assez d’hardiesse pour écrire à Napoléon Ier et puis à Louis XVIII, pour leur reprocher leur usurpation. Il était persuadé que le Dauphin Louis XVII s’était évadé du Temple.

    Ce qu’il nous laissa pouvant servir à la compréhension du futur :

    «  La venue du grand Monarque sera très proche, lorsque le nombre des légitimistes restés vraiment fidèles sera tellement petit qu’à vrai dire on les comptera…

    La terre connaitra des températures excessives…

    Dans ces évènements, les bons n´auront rien à faire, car ce seront les républicains, les méchants qui s’écharperont entre eux…

    Les bouleversements seront épouvantables. La religion sera persécutée et ses ministres seront obligés de se cacher dans bien des endroits, au moins momentanément,

    >>> (pour les offices comme maintenant en 2020)

    Les églises seront fermées encore un peu de temps…

    >>> (Elles le sont maintenant en 2020)

    Le sang coulera dans les villes par torrents au Nord et au Midi…

    Après qu’une nouvelle république sera alors proclamée, mais qui durera peu, vous verrez trois partis en France, deux mauvais et un bon. Les deux premiers se feront beaucoup de mal dans Paris qui sera détruit… Paris sera traité avec une rigueur sans pareille, comme le centre des crimes et de la corruption. Paris sera détruit au milieu de toutes ces calamités, tellement détruit que la charrue y passera…

    Le bouleversement sera grand en Europe et partout on établira des républiques…

    L’empereur de Russie viendra par l’Italie à la tête d’une grande armée, jusqu’au Rhin…

    Lors du sixième âge, Dieu consolera les prêtres catholiques et les autres fidèles en envoyant le grand Monarque et le saint Pontife…

    En ce temps-là, un moine qui aura la paix dans son nom et dans son cœur, sera en prière ; il aura la même mission que Jeanne d’Arc…

    Un noble de la Loire-Inférieure – un général breton

    >>> (Le général De Villiers ?)

    – sera appelé à prendre part aux évènements et il jouera un rôle important pour le rétablissement du saint Pontife et du grand Monarque. Il le ramènera…

    Le grand Monarque qui sera des Lys, arrivera par le Midi de la France ; il sera amené par le Pontife Saint et par l’empereur de Russie

    >>> (Poutine ?),

    un prince du Nord qui se convertira.

    C’est surtout par les soins du Souverain Pontife que cet empereur sera déterminé à le reconnaître… Les généraux français qui marcheront pour le combattre ne tireront pas un seul coup de fusil : ils déposeront les armes dès que le grand Monarque leur sera présenté, tant son arrivée sera surprenante et accompagnée des preuves éclatantes de son droit et de sa vertu… Le Grand Monarque est de la branche aînée des Bourbons, et il est issu de la branche d’un rameau coupé… Les bons républicains, plus frappés que les autres, se montreront beaucoup plus empressés de se soumettre à lui que les royalistes… »

    « Ce sera le commencement d’une ère nouvelle de paix et de triomphe pour l’Église, ère de conversions innombrables. La France, pacifiée la première, rendra le calme et la prospérité aux autres nations…

     La République aura mis les finances de la France dans un tel état qu’il faudra trois ans à notre Grand Roi pour y voir clair… Avec l’Empereur de Russie, il mettra fin à la confusion, à l’usurpation et à l’injustice dans toute l’Europe…Tous deux rétabliront le règne de la religion et l’autorité de l’Église… L’Empereur de Russie se convertira à la foi catholique… Celle-ci fleurira dans tout l’Univers, excepté en Palestine, pays de malédiction où doit naître l’Antéchrist...

    Ceux qui possèderont des biens volés seront les premiers à les rendre. Les biens nationaux seront ôtés à leurs acquéreurs… Ensuite, il ne fera que prendre la couronne pour la placer sur la tête de son héritier direct… Après la crise, malgré certaines oppositions faites par le clergé lui-même, tout finira par un Concile général et décisif auquel se soumettra tout l’Univers, jusqu’à la dernière persécution, celle de la Bête, ou de l’Antéchrist…

    Il n’y aura qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur, parce que tous les infidèles et tous les hérétiques, mais pas les juifs dont la masse ne se convertira qu’après la mort de la Bête, entreront dans l’Église latine… »

    Le texte sur l’abbé Souffrant ici :

    http://viens-seigneur-jesus.forumactif.com/t29606-propheties-un-grand-monarque-sauvera-la-france-selon-l-abbe-souffrant-et-le-pere-pel


    • Gollum Gollum 11 mai 14:34

      @Daniel PIGNARD

      Vous oubliez le Vénérable BARTHÉLEMY HOLZHAUSER qui a aussi donné des prophéties très prisées des milieux catho réactionnaires dont vous faites partie.

      Holzhauser avait écrit les lignes suivantes :

      « Au milieu de l’année de Jésus-Christ 1855, dans le dix-neuvième siècle, naîtra l’Antéchrist, et il vivra cinquante cinq ans et demi. Et c’est dans les trois dernières années de sa vie et pendant les six derniers mois, c’est-à-dire pendant trois ans et demi qu’il règnera sur le monde.

      Oups ! Y a comme quelque chose qui cloche... smiley


    • @Daniel PIGNARD

       Les Bourbons, vu les enfants qu’ils ont fait à gauche et à droite,... smiley


    • chantecler chantecler 12 mai 09:59

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Z’avaient plein de papas et plein de mamans.
       smiley


    • @Daniel PIGNARD

      Jeanne d’Arc défendait les Celtes, les Roses-Croix et était franciscaine. Désolé,...


  • Responsabilis Responsabilis 11 mai 17:47

    merci pour cette brillante analyse, j’en profite pour écrire ici mon tout premier message et de remerciement à Agora pour mon inscription ; nous sommes d’accord sur le constat, moins sur les solutions relatives au changement s’il devait advenir. J’essaie moi-même d’y répondre en créant un nouveau modèle en quête de ses futurs adeptes. Responsabilis.over-blog.com

    Mais le problème est si vaste et profond, et si l’on se penche trop, l’on se heurte rapidement à des problèmes techniques à donner le vertige.

    Toutefois gardons espoir, bien à vous Responsabilis.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 11 mai 18:10

      @Responsabilis
      Pour éviter le vertige, il faut parfois accepter un peu de folie, d’inconscience et d’aveuglement face aux obstacles. Le changement, s’il se fait, sera une œuvre collective. J’ignore encore quelles solutions vous soutenez. Par solutions entendez-vous les moyens utiles pour parvenir au changement ou entendez-vous ce vers quoi nous devons tendre ? Il me semble qu’établir une nouvelle échelle des priorités et valeurs est essentiel pour ne pas se retrouver dans un monde qui place au second plan le vivant. Contrairement aux approches binaires, il me semble qu’une société ayant pour objet le bien-être de tous n’est pas antinomique avec des situations individuelles différentes en matière de patrimoine et de fonctions. Au contraire, la diversité doit régner et ce qui fait le bonheur de quelqu’un ne donne pas forcement satisfaction à un autre. Il s’agit donc de s’approprier une autre façon de voir et concevoir notre existence au sein de la collectivité et sur cette planète. Bien entendu, tout est à construire, à penser, à débattre. Le point capital est que le plus grand nombre de gens soient persuadés qu’il faut aller de l’avant et construire quelque chose de nouveau et de bénéfique pour tous. Cordialement.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 mai 07:56

      @Régis DESMARAIS

      Oui le changement qui doit se faire sera une oeuvre collective.
      Mais tout n’est pas à construire, à penser, à débattre.

      Les socialistes, les vrais, savent très bien que, pour l’essentiel, cela a déjà été pensé et débattu et que, si le nouveau et bénéfique pour tous n’a pas été construit, cela tient surtout à ces deux erreurs :

      Comme les autres ils ont d’abord milité pour remplacer les individus au pouvoir par des individus de leur camp ; ensuite ils n’ont jamais fait librement hors de cette première erreur de conception l’analyse des autres erreurs commises dans les pensées, les débats, les projections.

      Même au PSU, qui était tout de même le moins éloigné du nécessaire, c’est globalement comme ça que ça a fonctionné.


    • chantecler chantecler 12 mai 08:04

      @Pierre Régnier
      Oui, le PSU par exemple qui était une formation très originale , s’est fourvoyée avec M. Rocard , quand il a été décidé de rejoindre le PS , pour participer au pouvoir .
      D’autant que ce PSU est devenu alors deuxième gauche , cad parfaitement compatible avec le néolibéralisme ...


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 mai 09:09

      @chantecler

      Les mésaventures de Michel Rocard, comme celle de Pierre Bérégovoy peuvent en effet servir aujourd’hui comme illustrations de ce qu’il ne faut pas faire en politique.

      L’un et l’autre étaient considérés au PSU comme deux militants intelligents, honnêtes et réellement bien intentionnés, mais ils étaient possédés par le besoin prioritaire d’accéder personnellement au pouvoir plus que par celui de réaliser le programme socialiste libertaire qu’ils voulaient vraiment.

      J’ai, sur le décès de Bérégovoy, une opinion qui n’est ni celle du rôle primordial du prêt sans intérêts révélé par le Canard Enchaîné, ni celle de l’assassinat déguisé en suicide. Je pense qu’il s’est peut-être réellement suicidé mais principalement parce que « l’obligation de trahir son idéal » dans le gouvernement Mitterrand lui était devenu insupportable. 


  • Responsabilis Responsabilis 11 mai 20:37

    Tout est si difficile de répondre. je crois en la Démocratie en tout cas la respecte et m’y plie c’est peut-être un tord. Je travaille plus précisément à dégager des marges de manœuvre, donc je dirais les moyens, la solution par l’outil « cheval de troie » après je fais confiance à la Démocratie et au bon sens, je n’ai pas de rapport privilégié avec le vivant. Ma démarche est plutôt recueillie mais je crois que les 2 vont de paires. J’observe les saignées dans la jungle amazonienne et oui cela me révolte comme les mines à ciel ouvert, le 7e continent de plastiques ou bien les torrents de résidus de teintures toxiques déversés d’usines textiles de l’Inde ou Pakistanaises, mais de là à me châtier de ce mode de vie à l’occidentale je ne crois pas et renvoie cela par égoïsme d’un revers de manche à la liberté individuelle car je ne suis pas très collectif et emploie plutôt le mot « population » ou celui de peuple. De plus j’étais sorti avec une nana qui travaillait chez vivendi et qui m’a rasé avec sa norme ISO 2021 comment être objectif, et c’était déjà il y a 20 ans, c’est dire si la France est un pays des plus propres et respectueux en matière d’environnement. Mais depuis y a eu les experts qui ont déclenché la sonnette d’alarme climatique, et donc qui verra verra manu manu rêva, et on est bien dans la mouise. Ce qui est certain, c’est que comme en matière économique, on se retrouve devant le fait accompli et ça, ça m’est véritablement insupportable, une impression d’escroquerie constante et quel que soit le domaine, aucune prévoyance, des gens qui gagnent si bien leur vie et qui nous négligent c’est ça qui me tue. Bien cordialement.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 12 mai 09:59

      @Responsabilis
      Votre blog est très intéressant. Vous y exposez des idées pertinentes. Réduire l’argent à sa seule fonction d’aide aux transactions et sitôt fait, il disparaît est bien vu. Je vais donc le lire en détail.


    • Responsabilis Responsabilis 12 mai 15:48

      @Régis DESMARAIS
      Ô merci bien d’avoir jeté un coup d’œil, c’est encourageant car je viens juste de le commencer et verrais bien où cela me mène, et toutes les bonnes âmes sont les bienvenues.
      à+


    • Responsabilis Responsabilis 13 mai 15:57

      @Régis DESMARAIS

      Voilà, je viens tout juste d’éditer ma première Charte chap 9 de mon blog.
      et y ai glissé à 2 reprises le mot « environnement » et c’est un peu grâce à vous.
      et je tenais à vous le dire. Non pas que vous m’ayez ouvert les yeux, encore une fois je suis trop anquilosé, la jeunesse sensibilisée décidera du futur a adopté.
      Mais cette Charte ma foi, cette première mouture ne vous a pas oublié.
      bonne journée à tous. 
      Responsabilis.over-blog.com


  • ddacoudre ddacoudre 12 mai 08:59

    bonjour

    bon article avec lequel l’on pourrait débatre des siècles.

    il n’y a pas de changement de société sans rupture plus ou moins violante. notre mal n’est pas le libéralisme, mais l’organisation capitaliste de l’exploitation de l’homme par l’homme, cela depuis l’avénement de la sédentarisation suivant diverses étapes dont la dernière est le salariat. lui seul créé la richesse. il y a aujourd’hui en france 21 millions de salariés qui financent tout absolument tout.

    changer la société c’est déjà comprendre quelsont ces constante qui font que rien ne change vraiment.

    c’est comprendre le rapport d’échelle entre les capitaliste et les salariés. avant ils consommaient 1 et le capitaliste 10, aujourdhui le salarié consomme 10 avec bonheur et le capitaliste 150, demain même si le salarié consomme 150, le capitaliste consommera 2000. le garant de cela quelle que soit l’organisation politique est la manière dont nous comptabilison la formation de la richesse c’est le plan comptable qui c’est édifié lentement au bénéfice des entrepreneurs qui employaient de la main d’oeuvre pour travailler gratuitement si possible.

    en 1804 le salariat obligea au paiement d’un salaire toujours le plus bas et c’est seulement les lutte qui l’on faitt progresser mais comme une illusion compte tenu du plan comptable ou l’employeur qui versait le salaire le revendait au salarié le double.

    c’est ce qu’il y a a comprendre pour changer l’avenir.

    cordialement https://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=216069


  • L’inconscient collectif déterminera l’avenir. Celui-ci peut être mortifère ou croire dans un futur possible (éros). Une petite enquête à prendre pour ce quelle vaut, reflétant les aspiration de belges (très éloignée des gouvernement qui se mettent en place). https://www.lalibre.be/debats/opinions/quel-belge-etes-vous-voici-les-huit-profils-observes-durant-le-confinement-5eb84e4b7b50a67d2e52e41e. Perso, je pense qu’un événement imprévu décidera du futur. En attendant, vivons pleinement le présent.


    • Régis DESMARAIS Régis DESMARAIS 12 mai 09:54

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Bonjour, je n’ai pas pu accéder à votre lien car il semble que l’organe de presse a supprimé la page. S’en remettre au hasard pour forcer le changement peut prendre du temps. Toutefois, dans certaines situations de blocage, des situations insurmontables, le hasard peut provoquer des sursauts salvateurs et peut même parfois être l’ultime recours pour redistribuer les cartes. Certains nomment cet évènement exogène le hasard, d’autres, la volonté divine. Dans tous les cas, je partage votre philosophie de vivre pleinement le présent. Je souhaiterais juste que tous les êtres présents sur cette planète puissent aussi le vivre pleinement. Le présent est capital. Je me souviens de cette pensée de Marc-Aurèle au sujet de l’âge du mourant : peu importe l’âge auquel on meure, car tout homme perd son présent. 


  • Depuis 2018, le bureau d’études Wide, en partenariat avec le bureau d’études Listen, s’est donné pour mission d’interroger les Belges sur leurs espoirs et leurs craintes face aux scénarios susceptibles de se concrétiser dans le futur. En février dernier, à la veille de la crise sanitaire que nous connaissons, il a interrogé un échantillon représentatif de 3 000 Belges. Il ne s’est pas arrêté là et a organisé, durant la période de confinement, une enquête auprès de 1 080 Belges afin de savoir comment ils vivaient cette période particulière, ce qu’ils espéraient du déconfinement et comment ils imaginaient le monde d’après. À travers leur vision du futur et leur adhésion ou rejet des mouvements sociétaux, huit profils différents en sont ressortis. Les voici.

    1. Les résonants inventifs : 18 % des Belges

    Ils sont plus présents chez les 18-34 ans
et moins présents chez les 55-64 ans.

    Les résonants inventifs estiment que la vulnérabilité de nos institutions et de notre système économique devient évidente en cette période de confinement. Pour eux, c’est l’occasion rêvée d’inventer de nouvelles formes de solidarité où les citoyens et les entreprises coopéreraient avec les hôpitaux, avec les universités.

    Ils imaginent un futur où le monde évolue positivement grâce aux technologies, qui protégeraient l’environnement et l’être humain. Pour 67 % d’entre eux, la connaissance, les savoirs et les datas seraient dans le futur régis par les institutions supranationales. Quant à l’économie, elle se réinventerait complètement, entre autres, grâce aux continents émergents et à leurs pays pauvres qui participeraient à cet élan

    2. Les sécuritaires décomplexés : 16 % des Belges

    Leur profil s’oppose à celui des résonants inventifs. Pour les sécuritaires décomplexés, la pandémie de coronavirus est provoquée par la globalisation : le monde va trop vite et nous en payons les conséquences. Pour eux, il est essentiel d’obéir strictement aux mesures d’hygiène.

    Ils ne craignent pas la surveillance généralisée, au contraire. Les technologies sont leurs plus grandes alliées car elles permettent de détecter les déviants, diagnostiquent les malades et protègent des catastrophes climatiques. L’obéissance sociale est donc primordiale et contribue à la réussite. Ils n’hésitent pas à dénoncer leur voisin qui ne respecterait pas strictement les règles de confinement.

    Ils imaginent une société future dirigée par un État autoritaire. Ils seraient prêts à sacrifier leurs libertés individuelles au profit de la sécurité.

    3. Les transmetteurs nostalgiques : 15 % des Belges

  • Pour les transmetteurs nostalgiques, c’est en partageant le passé avec les enfants qu’on leur donnera un avenir. Ils respectent les valeurs et les traditions tout en étant socialement progressistes. Pour eux, l’État joue son rôle de père bienveillant qui rassure citoyens et entreprises. Ils valorisent le savoir-faire artisanal, industriel et technologique, et estiment que les pays occidentaux dépendent beaucoup trop de la Chine.Ils vivent assez bien le confinement et lui trouvent des avantages, comme la nette amélioration de la capacité digitale. Ils pensent toutefois énormément aux personnes plus âgées qui souffrent d’isolement. Ils n’ont qu’une envie : revenir au monde d’avant.

    4. Les résistants survivalistes : 13 % des Belges

    Leur vision du monde s’oppose à celle des transmetteurs nostalgiques.Pour les résistants survivalistes, la crise du coronavirus a pour origine l’urbanisation à outrance, le non-respect de la nature et l’hyperconsommation. L’État représente pour eux une coquille vide, avec à sa tête un gouvernement vendu aux lobbys. Ce qui est essentiel à leurs yeux, c’est l’autogestion, la liberté et la justice pour tous. Ils privilégient les initiatives citoyennes, les circuits courts et souhaitent construire des écosystèmes à l’échelle locale, reprendre la main leur santé, leur alimentation, leur énergie.Les résistants survivalistes sont pessimistes et imaginent un futur où l’homme n’a pas réussi à sauver l’environnement, où la santé a été sacrifiée au profit de la croissance économique.

    5. Les hédonistes libérés : 11 % des Belges

    Durant le confinement, les hédonistes libérés ne se stressent pas, s’adonnent à des activités qu’ils apprécient avec leur famille, comme organiser des apéritifs ou des barbecues. Ils ne respectent pas scrupuleusement les règles de confinement et n’hésitent pas à inviter des amis chez eux. Ils attendent avec impatience l’ouverture prochaine des magasins.Les hédonistes libérés imaginent un futur où l’homme est enfin libéré du travail, où les technologies se sont mises à son service. D’ailleurs, 74 % d’entre eux espèrent qu’un revenu
de base universel sera versé à chaque citoyen. L’État ne serait quant à lui plus qu’un régulateur, chargé de répartir les richesses créées par le travail des robots.

    6. Les spiritualistes philosophes : 9 % des Belges

    Ce profil nous vient de Flandre et s’étend désormais aux trois régions. Il s’oppose à celui des hédonistes libérés.

    Durant cette période de confinement, et avec l’activité du monde mise à l’arrêt, les spiritualistes philosophes sont d’avis que l’on revient vers ce qui fait notre être profond. Certains parlent même de retour au « moi organique ». Cette crise est un test, une porte ouverte vers une autre manière de vivre. Ils redoutent d’ailleurs le déconfinement et le retour à l’hyperconsommation. Ça ne les étonnerait pas que ce « retour à la normale » soit piloté par les lobbys commerciaux.Les spiritualistes philosophes imaginent un futur où le bien-être physique et mental est remis au centre des priorités. Ces deux aspects peuvent selon eux être considérés comme des indicateurs de la réussite. Le travail deviendrait un lieu de sens. Le loisir ne serait plus un simple acte de consommation, mais serait dédié à la création de soi.

    7. Les transparents abandonnés : 13 % des Belges

    Durant cette crise du coronavirus, ils craignent surtout de perdre leur emploi ou leur source de revenus et se battent pour survivre. Certains d’entre eux sont obligés d’aller travailler sans masque de protection pour un salaire minime. Ils se considèrent comme les oubliés de la mondialisation et vivent dans les logements précaires, sans jardin, avec un accès aux services de base très limité. Ils n’ont pas confiance en l’État pour y remédier car ils pensent que ce dernier a abdiqué devant le pouvoir des multinationales et des lobbys.

    Les transparents abandonnés sont plutôt pessimistes et imaginent un futur où l’humain n’aurait plus de valeur puisqu’il serait entré en compétition avec les robots. Des pans entiers de la solidarité auraient été privatisés, les droits acquis auraient disparu, et la majorité de la population n’aurait que des contrats précaires.

    8. Les libertariens assumés : 5 % des Belges

    Leur vision du monde s’oppose à celle des transparents abandonnés.

    Les libertariens assumés vivent très mal le confinement, qu’ils qualifient de rétrograde, à la limite de la légalité, intenable tant psychologiquement qu’économiquement. Pour eux, il faut saisir l’opportunité offerte par la crise pour se diriger vers un monde où l’État n’a plus de pouvoir.

    Ils imaginent un avenir où les citoyens sauraient ce dont ils ont besoin : ils seraient aptes à prendre des décisions seuls. Dans leur futur imaginé, les hommes seraient libres de faire ce qu’ils souhaitent de leur personne et de leur talent. D’ailleurs, 71 % des libertariens assumés imaginent un monde où la fluidité serait partout : nous serions libres de choisir notre genre sans être jugés. Quant à l’économie, elle pourrait enfin respirer car elle aurait été délivrée de l’interventionnisme de l’État.



  • Une certaine sympathie pour les philosophes. Mais faut pas rêver,... smiley.


  • ulysse 16 mai 19:51

    Merci pour votre article qui pose les choses de manière assez différente de ce que l’on peut lire par ailleurs.

     

    >Passer d’un monde à l’autre peut se faire par l’étape préalable du bilan et du recensement des dysfonctionnements. Ce travail est long, source de conflits, de débats interminables et de chausse-trappes dangereuses.

    >Peut-être sera-t-il plus utile de se mettre d’accord sur l’avenir que l’on veut donner à la planète, à l’humanité et à toutes les espèces vivantes.

     

    Je lis, derrière vos deux phrases, la contradiction (ou complémentarité) entre faire de la politique pour conquérir le pouvoir et faire de la politique pour rechercher un accord.

    D’où la modeste contribution optimiste qui suit.

     

    L’affrontement politique est logique à certains moments. Assez souvent de nos jours et en France, il vire au stérile.

    Mais d’autres outils sont possibles qui ne visent pas forcément le gain du pouvoir, par exemple :

    • Les lobbys (économiques ou ONG)
    • Les référendums
    • La convention citoyenne pour le climat
    • Les institutions européennes (des idées circulent pour qu’elles se focalisent sur l’écologie et le long-terme)

     

    Probablement ce sont ces outils qu’il faudra défendre pour arriver à trouver des accords et poser des consensus.

    Encore faut-il que les amoureux de l’affrontement ne les cannibalisent pas !

     

    On peut voir ces outils comme des contre-pouvoirs positifs potentiels, capables d’influencer le pouvoir sans forcément le déstabiliser, voir en le légitimant. Et d’orienter aussi vers des options difficiles.

    Ce seront surtout des contre-pouvoirs représentatifs, puisque dans le cadre de consensus.

     

    A condition que de tels outils (exemple du référendum ou de la convention climat) ne servent pas à renverser le pouvoir ou imposer une action à celui-ci avec une majorité de 50,1 %. Mais des majorités plus larges (des 2/3 ?) seraient sans doute forces de changement.

     

    Espérons que ces outils se développent dans ce sens de « contre-pouvoirs un peu décalés de la lutte politique ».

    Une telle séparation (de pouvoirs) aurait aussi le bon goût d’attirer à la politique des gens qui n’y croient pas, comme ceux décrits dans l’article de ddacoudre (lui aussi très intéressant) https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/changer-seulement-d-approche-221517 en partie car ces personnes ne s’accordent pas avec l’obligation permanente d’affrontement politique.

     

    En conclusion, on peut espérer dans un futur, proche ou lointain, des institutions capables de créer de l’accord. Bien sûr si des personnes militantes mettent autant d’énergie sur des propositions comme les vôtres que dans la critique.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 mai 21:28

      @ulysse

      faire de la politique pour conquérir le pouvoir ou faire de la politique pour rechercher un accord ?

      Il me semble que, dans la situation actuelle, il y a une troisième possibilité, de beaucoup préférable : énoncer quelques éléments prioritaires d’un programme à populariser avant de mettre en place, dans un gouvernement, des citoyens auxquels ces quelques éléments seront présentés comme une exigence a priori.

      Les élus auront donc comme premier devoir de mettre en chantier leur réalisation concrète.


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