Commentaire de Decouz
sur La foi et la laïcité
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La « fermeture de l’ijtihâd » est plus une donnée de fait qu’une règle de droit. Rien dans les textes ne parle de fermeture, de plus les soufis ainsi que les shiites ont toujours pratiqué l’ijtihâd.
Et il s’agit de l’ijtihâd sut les règles fondamentales, pas de l’application concrète car constamment dans l’histoire, selon les pays et les situations particulières, il y a eu création de droit, mais un droit jurisprudentiel sans valeur générale, il y a donc plusieurs niveaux d’interprétation.
Donc « fermeture de l’ijtihâd » signifie plutôt qu’aucune autorité juridique n’a pu acquérir au sein de la communauté l’autorité des quatre créateurs des écoles.
Puis il y a eu les penseurs réformistes à l’époque moderne. La réforme du code de la famille au Maroc est bien aussi une affaire d’ijtihâd dont la mise en oeuvre se heurte plus aux résistances coutumières qu’aux théologiens (et théologiennes maitenant bien sur).
