Commentaire de Séraphin Lampion
sur Consommation limitée : attention au dépassement
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
On ne peut changer ni la démographie ni la course à la croissance si on ne change pas radicalement les rapports de production et le système de financement des outils de production : la réalisation de profits repose sur une « croissance » économique sans fin qui permet de creuser les écarts en répartissant les richesses d’un nombre de pauvres de plus en pus élevé vers un nombre de riches de plus en plus restreint
Les gagnants de ce jeu de dupes se disent que la quantité de pauvres compensera leurs contributions de plus en plus réduites individuellement.
Or c’est un faux calcul : les pauvres ne pourront plus les engraisser quand ils n’auront plus du tout de ressources, mais là, le question est : quel modèle économique mettre en place ?
Dans certains pays africains comme le Cameroun, soixante-quinze pour cent de la main-d’œuvre urbaine travaille dans le secteur dit « informel » et six ménages sur dix tirent au moins une partie de leurs revenus de ce secteur « informel » qui a tendance à croître de plus en plus et permet de sortir les intéressés des statistiques du taux de chômage.
Ce n’est certainement pas en permettant à la population de subsister grâce au jardinage et au troc que l’on trouvera le remède à la course à la « croissance » et à l’expansion démographique.
