Commentaire de gouzier
sur Remplacer le système capitaliste ultra-libéral : lll - Réforme générale de la Justice
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Belle énumération de vœux pieux !
C’est vrai qu’elle aurait de la gueule, l’institution judiciaire débarrassée de toutes les turpitudes (le mot est faible) qu’on lui connaît.
Mais l’option « yaka — fokon » n’est hélas pas disponible et n’est pas près de l’être.
À l’heure où les magistrats du siège comme du parquet sont devenus des machines à obéir à l’exécutif qui les tient par le poste et par le porte-monnaie (on notera que dans les affaires « sensibles » ou pouvant prêter à contestation, les juges n’ont généralement pas besoin de recevoir des « directives » : comme les journalopes, ils savent très bien ce que le pouvoir attend d’eux et s’auto-censurent à merveille !) repartir de zéro ne serait pas du luxe.
Et ce ne serait pas une mince affaire : les notions d’équité, d’indépendance, de probité, d’impartialité... n’ont plus aucune signification pour les recrues sortant de l’École Nationale de la Magistrature pour entrer en fonction. On ne demandera qu’une chose : servir le régime.
D’ailleurs il serait bon de commencer par le commencement : essayer d’instaurer un semblant de démocratie en France. Car dans la dictature où nous avons sombré maintenant, une autorité judiciaire digne de ce nom n’a pas d’existence possible.
