Commentaire de Orélien Péréol
sur Laïcité, émancipation et travail social
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Je note ce passage : « la laïcité est l’héritage de la Révolution française et du principe d’égalité acquis en 1789 fondant la citoyenneté politique »
Il me semble qu’avec les principes, il y a des récits qui montrent le travail des principes dans la société et dans notre situation politico-économico-sociale.
Ce passage est un moment-clé du récit canonique de la France.
Un autre récit est entré en lutte avec ce récit canonique et se fait entendre de plus en plus : les pays avec ces principes ont pratiqué colonisation, esclavagisation d’autres pays. Ils se sont réservé la citoyenneté politique et l’ont déniée aux autres.
Je mets le discours permanent sur « la domination masculine » comme un nouveau récit de contestation du récit canonique. Beaucoup de pirouettes intellectuelles pour concilier ces deux nouveaux récits.
Je préfère préciser que je n’adhère pas à ce nouveau récit ou ces nouveaux récits. Ce nouveau récit ne permet aucune conciliation, il vise la domination, sans le dire. Le récit canonique est susceptible d’intégrer le nouveau récit, ce en quoi il est absolument préférable.
Je mets ce commentaire pour dire que, à mon sens, le problème d’adhésion à la laïcité n’est pas soluble dans des tableaux d’excellence comme a l’air d’être ce livre ; mais dans la prise en compte de la nécessité du couple principes-récits et la mise en concurrence sévère pour ne pas dire plus du récit canonique par des récits victimistes qui visent au renversement des inégalités sous couvert de « prise en compte des violences passées ».
