Commentaire de I.A.
sur Féminisation et statistique
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@Jacques-Robert SIMON
Je ne vous accusais pas de dissimulation, excusez-moi si c’est ce que vous avez entendu.
Mais oui, je pense que c’est l’éducation qui fait le féminin ou le masculin. Et oui, malgré cette éducation, je pense que les hommes sont capables de séduction et les femmes d’autorité.
En vérité il existe deux sexes, que nous avons appelé « féminin » pour l’un et « masculin » pour l’autre. Ce sera poupées et princes-princesses pour les unes, voitures-foot et batailles pour les autres…
Or dans les faits il n’y a pas de Yin d’un côté avec un Yang juste en face, pas d’initiative d’un côté contre une passivité de l’autre, ni de séduction versus autorité ou de douceur opposée à force. Tout cela est très étroitement intriqué, aussi bien dans les rapports sexuels que dans la réalité. Si étroitement intriqué, que les qualités que vous attribuez aux femmes se retrouvent incontestablement chez les hommes, et inversement, celles que vous attribuez aux hommes se manifestent magistralement chez les femmes.
Et puisque lorsque vous écrivez « Le féminin ne serait-il que le cache-sexe attrayant d’une société de plus en plus inégalitaire, en charge de marginaliser culturellement et socialement les plus démunis ? », vous voulez dire « la séduction » (ou « la douceur ») ne serait-elle que le cache-sexe attrayant d’une société de plus en plus inégalitaire [...]" — eh bien, mais dites-le clairement, plutôt que laisser entendre que :
- d’une part, séduction et douceur sont exclusivement des armes (ces deux qualités servent aussi, accessoirement, à aimer sincèrement et à se faire aimer sincèrement),
- d’autre part, seules les femmes en sont pourvues (il semblerait que dans le domaine de la posture et de l’hypocrisie, nos hommes politiques — pour ne citer qu’eux — n’aient absolument rien à envier au féminin...).
Ce parti pris est d’autant plus dommage, que nous comprenons ce que vous voulez dire, et que c’est finement amené.
