Commentaire de Étirév
sur Évangile de Jean, essai de décryptage
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L’Apocalypse est un livre écrit par un auteur qui se répand en doléances sur le mal qui règne partout, sur le sort des opprimés victimes des religions et des institutions nouvelles des hommes.
Il s’élève contre Jézabel, désignant ainsi les femmes perdues qui suivent les Paulinistes. Il accuse les Nicolaïtes et les Juifs qu’il appelle « ceux de la synagogue de Satan », et annonce, une fois de plus, le retour de la Femme-Messie.
Ce livre, tout rempli de réminiscences de l’Ancien Testament, a évidemment été altéré par les Jésuites qui y ont mis, après coup, leur Jésus, leur Dieu Père, leur personnel ecclésiastique et les douze apôtres à la place des douze tribus, ce qui fait qu’ils apparaissent comme contemporains des prophètes. L’Apocalypse a dû être écrite avant la destruction du temple ; les remaniements qu’elle a subis, peut-être plusieurs fois, ont dû commencer dans le IIème siècle, L’ancien symbolisme, dont la signification était connue et facile à comprendre, y devient un surnaturel fantastique en prenant les idées abstraites symbolisées pour des réalités concrètes. Cette transformation de l’idée se retrouve dans tous siècles, c’est l’éternel manteau de l’ignorance et de la bêtise posé sur l’éternelle Vérité.
L’Apocalypse en est un des plus frappants exemples. Ceux qui savent la lire et la comprennent y voient de grandes choses, de tout temps elle a eu un grand prestige. Ceux qui ne comprennent que la lettre sans apercevoir l’esprit n’y voient qu’une vision étrange d’un illuminé.
On nous dit que c’est Jean l’Evangéliste qui est l’auteur de l’Apocalypse. Or, comme Jean, c’est Johana, nous ne doutons pas que c’est cette grande femme, fondatrice du premier Christianisme, le seul vrai, qui a écrit le livre dans lequel, découragée après toutes ses luttes, toutes les persécutions subies, elle met son dernier cri d’espérance : « Si la femme n’a pas triomphé avec nous, elle triomphera dans l’avenir », après que le règne de l’homme aura apporté au monde toutes les tribulations qu’elle annonce.
Johana, comme auteur de l’Apocalypse, est appelée saint Jean le Théologien ; c’est une façon nouvelle de la désigner.
Nous la connaissons déjà sous le nom de Jean-Baptiste, sous celui de Jean l’Evangéliste ; elle est aussi Jean l’Ancien, et nous ne savons pas si le Jean, chef des Zélotes, qui défendit les Israélites dans le Temple de Jérusalem lors du siège, ce n’est pas encore elle.
On intitule son livre « la Révélation de saint Jean le Théologien ». Or révéler, c’est re-voiler, et Johana, loin de revoiler, a au contraire dévoilé la science cachée ; ce sont, ceux qui sont venus après elle qui ont revoilé sa science.
Ainsi, le premier verset de son livre altéré par les Paulinistes dira : « La révélation de Jésus-Christ qu’il a reçue de Dieu pour faire connaître les choses qui doivent arriver bientôt et qu’il a déclarée et envoyée par son ange à Jean, son serviteur. »
Donc, c’est Jésus-Christ, le personnage inventé par Paul, qui envoie sa révélation (re-voilation) à Johana ! Qu’on juge, par ce premier verset, des absurdités qu’on va mettre dans le reste du livre.
L’Apocalypse semble avoir été, d’abord, le livre rituélique des « Mystères Johanites ».
Dans un lieu désert, à Pepuzza, voisin de l’île de Pathmos se tenaient les assemblées mystiques des Phrygiens qui attendaient la Jérusalem Céleste. C’est là qu’on se rendait pour célébrer les Mystères ; on allait s’y faire initier par Johana et ses disciples, en attendant la Théophanie, l’apparition de la Déesse Christ réintégrée dans sa suprématie. Synésius appelle les nouveaux venus « hommes initiés aux Théophanies ». « Le Temps est proche », disait-on, et on attendait le grand Juge, espoir qui berçait les initiés qui aspiraient au retour prochain de la Justice et de la Lumière qui devait éclairer la Terre.
Les Prêtresses de Pepuzza prenaient le titre de Prophétesses, Elles traçaient le tableau des malheurs des peuples sous le règne de l’homme et se lamentaient comme on s’était lamenté dans les Thesmophories des Mystères de Béotie.
NB : C’est au milieu de la préoccupation générale de cette époque qu’une femme s’éleva qui vint prêcher le retour à l’ancienne doctrine israélite et la restitution de la science antique.
Cette femme s’appelait Johana ; ses disciples s’intitulent eux-mêmes « Mandaïe de lohana ».
Les Mandaïtes sont ceux qui croient au Manda de hayyé (esprit de vie), littéralement connaissance de la vie.
On dit aussi « Chrétiens de saint Jean », depuis qu’on a masculinisé le nom de cette femme.
C’est Johana qui est appelée par ses disciples « Kyria », et, quand on dira dans les traductions modernes « les frères du Seigneur », cela signifiera les frères de Johana, qui avait aussi des sœurs.
Jacques est son frère, Jude est sa sœur (Jude, c’est Judith),
André et Pierre sont ses fils, Simon est le fils de Jude, donc le neveu de Johana.
Dans les Évangiles révisés, Pierre est encore appelé « fils de Johana ».
Chez les premiers Christiens, l’enfant porte encore le nom de sa mère.
Quant au père de Pierre, il n’apparaît pas, il a un rôle effacé ; cependant, nous avons pu le découvrir...
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