Commentaire de Gabriel
sur De la folie à la chute
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@Montagnais
Bonjour et merci de votre lecture. Pour la culpabilité, je vais essayer de m’expliquer. Le fait d’appartenir à ce monde confère ce besoin irrépressible
de vouloir s’occuper de l’autre, et je ressens cette terrible culpabilité si
je ne peux pas le faire. Ce sentiment est présent et m’a suivi comme un chat
noir depuis ma toute première leçon de vie. Le paradoxe est bien que n’étant
pas un des auteurs responsables des horreurs commises en ce monde, cela ne me garantit
en rien l’innocence et l’oubli de ne pas avoir assez combattu et résister face
à elles. Quelle que soit la consistance morale que je puisse avoir face aux
atrocités de l’homme, la culpabilité dans l’histoire n’en restera pas moins
collective et une réalité vécut. Un doigt tendu vers les coupables ne nous exempte
pas automatiquement de la honte, mais nous permet peut-être d’en souffrir moins. Quant à la résistance, guerrier ou pas, comme préconisait le Christ, elle est dans l’amour mais, cela dépasse de loin ma compassion...
