Commentaire de PascalDemoriane
sur Danser encore ; le chant des opposants
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@Bernard Dugué
Le chant des partisans de Marly / Druon ?, sobrement lyrique en russe, c’est tragique a capella en français, très abimé par sa dévolution commémorative ultérieure statique, choralisée et un peu dégradante. Une marche çà s’entonne en marchant ou on s’abstient, et c’est pas une marche funèbre de faux culs !
Non, sérieux, il y a une osbination frappante implacable, accablante dans ce chant, dans l’absence de modulation, dans la demi cadence récurente, obstinée et pesante sur la dominante qui conclu ses couplets, de sorte qu’on y sens vite que c’est une marche sans conclusion possible, sans retour à la tonique anticipable, un peu un tunnel sans espoir, on est jamais sûr d’en revenir si on y entre spirituellement. Lourd quoi !
Je
lui préfère de loin les deux versions russes antagonistes, rouge et
blanche, de l’autre chant
des partisans de 1828 et suivantes. Occasion de renvoyer gauchos & fachos dos à dos sur le même airs !
Ou dans un univers
décalé, l’entrain d’une proclamative « El pueblo unido
jamás será vencido » de Quilapayún / Ortega 1970, antithèse
absolue de cette lubrique « Danser encore » en question à
4 temps et à quatre pattes sans quarte en anachrouse mélodique qui marque le
volontarisme viril des marches populaires...
El puebo unido, J’aimerai brailler çà tous les samedi dans
le rues !
Voilà ma confession camarade !
