Commentaire de Taverne
sur Les cent ans de Georges Brassens
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Notons que Brassens commet une belle faute dans une chanson (ne me tapez pas sur la tête, c’est la vérité vraie) mais qu’il le fait exprès et je l’approuve. « La première fille qu’on a pris dans ses bras ». Normalement, accord du COD, on doit dire « prise dans ses bras ». Mais toute oreille sensible à la poésie entend que cela sonne mal. Donc je dis comme Brassens. Tiens, en cherchant, à l’instant, j’ai trouvé ce sitequi en parle.
Cela ma rappelle un autre cas. Johnny Halliday avec « toute la musi-que-que j’aime ». Ce doublement du son « que » est inacceptable en poésie mais l’interprète Johnny est tellement fort que cela ne s’entend pas au chant. De plus, cette chanson est vraiment la sienne ; elle lui colle bien à la peau. Cette curiosité littéraire ajoute à sa touche personnelle. Moralité : la faute est parfois non seulement autorisée mais nécessaire. Cela dit, ce sont des cas rares. Il y a aussi la chanson « Le lion est mot ce soir » qui parle de jungle. Or, on sait qu’il n’y a aucun lion dans la jungle.
Pour ce qui est de ton texte, je veux bien t’aider mais où est-il ? Je ne vais pas sur les réseaux sociaux.
