Commentaire de Réflexions du Miroir
sur Les cent ans de Georges Brassens
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Georgette, voulant être sociale,
Venait perdre sa solitude
Elle rouvrait son réseau social
Confiante, saine de plénitude
Lit pour apprendre son destin
C’était tout c’qu’elle avait comme voisin
Un passeur la vit en victime,
Lui raconta une fable
Georgette le trouva aimable
Un croquant, passant à la ronde,
Trouvant le tableau peu commun
S’en alla le dire à tout l’monde
Et, le lendemain
Refrain
Quand Georgette ouvrit son plumage
Elle avait perdu son ramage
Tous les réseaux du village
Étaient là, lalala la la la
Étaient là, lalala la la la
L’maître d’école et ses potaches,
le maire, le bedeau, le bougnat
Négligeaient leur tâche pour voir ça
Le facteur, d’ordinaire si preste
pour lire ça, n’était en reste
Sans oser lire de longs textes,
Pour regarder toutes les photos
De Georgette qui n’avaient rien,
Aucun lien avec le reste
Du saint sacrifice, abandonnent.
Les gendarmes, même les falots
qui sont par nature si ballots
Se laissaient toucher par le charme
du joli tableau en photos
(Refrain)
Une autre femme de la commune
privée d’son galant époux,
Prise d’une rancune polaire
Puis un jour, ivres de colère,
Effaça toutes leurs photos
Et, farouche, elle immola
Sans avoir l’air, tua le temps
Qu’elle passait avec son charmant
A partager ses charmes avec lui
Le temps passa sur les mémoires,
on oublia l’événement
Seuls les jeunes racontent encore
l’histoire de Georgette aux passants
(refrain)
Internet a une faune de gens
à la recherche de victimes,
Sociales et très solitaires
qui perdent beaucoup de leur temps
cherche une âme généreuse
Tandis qu’à l’autre extrémité
pernicieux, se cache un diable
Pas question qu’il soit minable
Au contraire, très agréable
Pour passer le temps rien ne vaut
d’être affable et aimer rire
Tout en gardant la prudence
Pour ne pas tomber en transes
(refrain)
