Commentaire de Pascal L
sur Les traductions d'un simple verset d'évangile
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En fait, le texte araméen de la Peshitta contient toutes les marques de l’oralité (rimes, rythmes...) destinées à l’apprentissage du texte. Cela fonctionne comme une clé numérique d’authentification. La disparition d’une marque signe une altération du texte. Or il semble qu’il n’y ait pas d’altération de ces marques et cela nous montre que ce texte est antérieur aux textes en Grec qui n’ont pas conservé ces marques. L’Araméen est une langue avec des sens multiples. Il nous faut sans doute utiliser la traduction littérale qui nous est donnée et profiter de la richesse des sens possibles sans chercher à la limiter par des précisions qui n’y étaient pas.
A propos de la richesse des sens possibles, lorsque Jésus dit « je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Matthieu 10, 34), nous pouvons également comprendre à partir de l’araméen « Je ne suis pas venu apporter la tranquillité, mais la dispute ». Le glaive n’est pas seulement l’objet qui tue, mais aussi celui qui sépare dans une utilisation domestique. Cette traduction est beaucoup plus proche de la situation actuelle de l’Eglise qui cherche parfois trop la tranquillité ou le consensus, souvent au détriment de la vérité.
