Commentaire de Luc-Laurent Salvador
sur Lyssenko, le retour
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Ce que pour ma part je perçois dans l’info québecoise c’est la lâcheté des administratifs (mon père était directeur d’hôpital, j’ai été mis au parfum depuis ma plus tendre enfance, quasiment à chaque repas !
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J’avoue que j’exècre la bureaucratie qui ploie sous la pression des pouvoirs du moment sans aucun respect pour quelque principe que ce soit.
Comme l’a montré Hannah Arendt, c’est là que commence la banalité du mal, quand on se fait servile, les yeux fermés, y compris sur soi.
L’intérêt de comprendre ça c’est qu’on connaît alors un bon moyen de faire plier une administration perverse (bête et méchante) : il suffit de menacer l’agent en (le prenant par les burnes, cad en) lui faisant comprendre que son acte, le sien, d’individu et non simplement d’agent administratif, ne restera pas sans conséquence pour lui, il devra être responsable lorsque cela sera signalé à sa hiérarchie.
Et rien ne rend plus malléable un fonctionnaire que le fait de savoir qu’il risque d’être tenu responsable... des vagues suscitées par son application obtuse des directives qui lui ont pourtant été données.
La règle d’or de l’administration, c’est le pas de vague.
Je dis ça, je dis rien, c’est juste pour aider les lecteurs concernés à ne pas se décourager et à croire en leur possibilité de faire bouger la chose.
ça commence souvent par le fait de demander le nom de l’agent (ou son matricule). ça individualise, donc ça responsabilise, donc ça favorise l’écoute tellement utile au respect... de la règle d’or 
Ainsi, sans que ce soit du tout une critique mais simplement une suggestion de stratégie, il ne faudrait pas dire « l’Université Laval a suspendu » mais plutôt : "le président Tartempion, son directeur du personnel Trucmuche et l’enfoiré de service Machinchose ont pris la décision de suspendre au motif que ... en (ou sans) référence aux textes de loi... etc.
Bref, le name dropping ce n’est pas que pour les cochons, c’est aussi pour les moutons enragés 
