Commentaire de Clark Kent
sur Questionnaire de Clausewitz par Franck ABED
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Clausewitz est toujours présenté comme un technicien de la guerre alors que c’est avant tout un idéologue, et son questionnaire, structuré comme un sondage marketing est biaisé : toutes les questions sont fermées, en fait, puisqu’elles interrogent sur des sujets immposés par celui qui pose les questions. A la fin du questionnaire, l’intéressé est convaincue d’être porteur d’idées qu’on lui a en fait servi dur un plateau.
Les conceptions de Clausewitz s’appuient sur une vision du monde constitué d’états respectant des règles du jeu internationales qui, en fait, n’existent pas, puisqu’il s’agit d’un rapport de forces asymétrique.
Mais ce n’est pas innocent et cela permet à la presse dominante de présenter les conflits comme un combat loyal dans lequel il faut choisir son camp, et dans lequel l’ennemi est accusé de tricher ou qualifié de « terroriste » pour le diqualifier et justifier le fait de ne plus respecter soi-même les dites « règles ».
Or, ce qui est présenté comme « terrorisme » est le plus souvent un faux drapeau, et les conflits « régionaux » sont la plupart du temps des « proxi-wars » (guerres par procuration). Ce qui est présenté comme un enjeu entre civilisation et barbarie qui suppose une implication de chacun pour défendre le « bien » contre le « mal » n’est qu’une manipulation permettant aux dominants de convaincre les dominés de défendre leurs intérêts. On le comprend bien avec les guerres féodales dans lesquelles la piétaille se faisait tuer pour permettre à celui qui les asservissait de maintenir et d’étendre son patrimoine.
Ce qui a évolué depuis le moyen-age, c’est la technique, pas la politique.
