Commentaire de Aristide
sur Être juré de procès d'assises
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@Fergus
Pour Balkany et Sarkozy, c’était avant les derniers jugements en appel, avant le verdict, avant même le procès. Je persiste donc à vous signaler que vous n’êtes pas plus juge de la culpabilité que de la gravité des faits reprochés. Il me semble que vous faites là une démonstration de la présomption de culpabilité ...
Excepté MeToo qui, malgré les défauts inhérents aux dénonciations publiques, a permis à de très nombreuses femmes de surmonter leurs blocages pour enfin aller porter plainte. Bref, un mal pour un bien !
En fait, vous acceptez donc de ruiner la vie professionnelle et privée d’une personne sur une simple dénonciation !!!! Voilà donc comment on met au placard la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable et pour faire bon poids vous érigez la dénonciation publique et le lynchage en solution pour « surmonter leurs blocages ». Bravo.
Je ne peux que vous opposer Voltaire : « Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent. »
Mais cela c’était avant que l’insoumis de base fasse sa petite révolution culturelle à la mode woke !!!
Ils ne le peuvent a priori pas. Mais a priori seulement car je peux vous assurer qu’une fois dans le prétoire, l’on oublie très vite ce qui est dit à l’extérieur pour se concentrer sur les débats et eux seuls !
Le problème n’est pas dans ce que le juré croit bon de faire ... La versatilité des verdicts était un fait : avant la loi demandant la motivation des condamnations en cours d’assisses, la moitié des procès en appel aboutissaient à des verdicts contraires à la première instance.
Vous soulignez que les jurés peuvent s’abstraire de ce qui a été dit avant le procès, ce qui n’est en rien démontré. De plus vous ne parlez pas de l’influence des magistrats professionnels qui dans un sens ou un autre influent par leur seule autorité et bien sur leur personnalité, leurs sensibilité politique, ...
De nombreux avocats parlent d’une insécurité judicaire car ils sont incapables de prévoir le sens des décisions tellement toutes ces « circonstances » influent ...
