Commentaire de velosolex
sur Hommage à mon chat, ce « petit être » qui a partagé notre vie ... et l'a changée aussi
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Joli billet. Chacun pense à son sien. Je n’ai pas à son chien. Enfant, je me demandais, pourquoi chiens et chats, ne s’entendaient pas. En vérité, c’est parce que j’étais moi même chien que chat.
Les années ont passé. Les chats se sont succédés. De loin, ils se ressemblent tous, à la fois curieux, et fuyant, toujours sur le fil de cette ambivalence, à la fois prédateurs et victimes. J’ai perdu Djenbah il y a six ans. Le nom d’un joueur de foot. Mon fils de six l’avait nommée ainsi. Née dans un tiroir d’un grand meuble de la maison, que la chatte du voisin avait investi, en migrante.
C’est là qu’elle viendra faire ses propres portées. Je n’ai pas compté les chatons que j’ai donnés. Il y a des chats, qui nous semblent, comme en parle cet article, plus intelligents que les autres. Djembah en faisait partie. Je dirais que suivant la confiance qu’ils peuvent avoir dans l’humain, ils sont tentés, ou non, de les imiter, ou de rejeter dédaigneusement leurs façons de vivre, de manger, et de se comporter. Elle eut toujours ce feeling avec nos joies et nos peines. Cette étrange empathie de shaman, que les chats manifestent, voyant au déjà du réel. En les regardant, nous nous semblons minuscules, et toutes nos ambitions nous semblent vaines. Ils dilatent et rétrécient le monde, par le principe de dilatation ou de rétraction de leurs pupilles. Je l’ai entérrée, après sa maladie, où elle fit preuve d’un stoïcisme étonnnant, entouré de plein de pudeur, au pied d’un mur de pierre du jardin. A plus d’un mètre sous terre. Avec son bol en terre cuite. Elle dort maintenant d’un sommeil de pharaon.
Nous avons déménagé. Mon fils qui est parti au Canada m’a donné son chat Parisien. Un gros chat jaune. Les chats jaunes sont plus gros en moyenne que les autres. C’est pour cela, selon les statistiques que leur espérance de vie est plus courte. Ils ont l’assurance des vainqueurs, et se méfient bien moins que leurs congénères des dangers éventuels. Mais celui ci néanmoins est avisé. Il a eut une vie qui tient à son nom : Mogwli.
Mon fils l’avait trouvé dans le parc des butttes de chaumont. Presque sauvage. Il a du se battre pour survivre. Il a passé ensuite deux ans en appartement, sortant l’essentiel de la journée sur les toits en zinc. Des cicatrises lui restent d’un combat avec les goelands. Il a, parait il vu de là haut Notre dame en flammes.
Toutes ces expériences ne l’avaient pas préparé à voir des chevaux au bout du champ. Il est resté deux jours caché à l’étage avant de redescendre. Il garde toujours une sorte de méfiance, mais s’est adapté à la vie Bretonne, au silence des pierres, sortant tout le jour durant, supportant malgré tout très mal le vent, qui lui hérisse le poil. On apprivoise les chiens, mais quand aux chats, c’est le contraire.
Ne comptez pas sur eux pour apprendre des tours. Donner la patte, marcher sur la tête. Ce n’est pas un animal qu’on peut siffler ! Il ne reconnaîssent même pas la paresse, au rang des vices et défauts !
Et méprise ceux qui font le beau...
