Commentaire de Jean Keim
sur Totalitarisme
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À partir du moment ou une idée même exceptionnellement géniale, généreuse, est organisée pour en faire un ‘’isme’’ comme le communisme, l’anarchisme, etc., par une suite d’amalgames, elle deviendra en grossissant inéluctablement une idéologie qui sera en compétition avec d’autres abstractions, d’autres concepts, un isthme la reliera avec le méga continent contenant tous les artefacts mentaux, puis par un phénomène d’enlisement, la création mentale accouchera d’une organisation qui deviendra la chose la plus importante au monde, au détriment du message originel dénaturé.
A chaque fois le même scénario de déroule, il faut d’abord assurer la pérennité de l’organisation naissante, et seulement plus tard on s’occupera des problèmes humains, toujours plus tard.
Sur le plan rhétorique il y a ‘’peut-être’’ des spécificités entre organisations différentes, des choses ‘’essentielles’’ comme savoir si elles se situent à droite ou à gauche, mais elles ont toutes un point commun, elles ont trouvé des hôtes à parasiter : chacun des modes de penser qui les hébergent.
Tous les malheurs de notre espèce, hormis les aléas naturels, viennent de là, seulement parce que nous nous ne sommes pas des animaux ni encore moins des machines, nous avons la possibilité de le percevoir et de laisser agir et non pas de réagir suivant nos idiosyncrasies.
