Commentaire de Gollum
sur Le culte de la mort
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@Laconique
https://www.editions-hermann.fr/tribune/nietzsche-contre-lantisemitisme_ZidZ3TSh8yGwjgnHW
Je cite :
Dès 1878, dans Humain, trop humain, alors qu’il a rompu avec Wagner et les milieux judéophobes, il note avec une surprenante lucidité : « dans presque toutes les nations actuelles – et cela d’autant plus qu’elles adoptent à leur tour une attitude plus nationaliste – se propage cette odieuse littérature qui entend mener les Juifs à l’abattoir, en boucs émissaires de tout ce qui peut aller mal dans les affaires publiques et intérieures ». Le philosophe a parfaitement repéré le lien causal entre la vague antijuive et les mobilisations nationalistes au sein des États-nations européens et interprète le phénomène en recourant au modèle – discutable – du bouc émissaire.
.....
À l’automne 1880, alors qu’il rédige Aurore, Nietzsche s’interroge sur la « personnalité antisémite » : « Ainsi la lutte contre les Juifs a-t-elle toujours été la marque d’une nature basse, envieuse et lâche : et celui qui y participe aujourd’hui doit recéler en lui une mentalité passablement populacière. » Ultérieurement, de Par-delà bien et mal (1886) et La Généalogie de la morale (1887) à ses derniers écrits (1888), il s’attaque ouvertement à ceux qui se déclarent antisémites.
Celles-là c’était surtout à destination de la bébête du Gévaudan..
Et celle en dessous c’est pour vous :
Dans Nietzsche contre Wagner (1888), pour expliquer sa prise de distance vis-à-vis du musicien connu pour ses positions antijuives depuis son manifeste de 1850 (« La juiverie dans la musique »), il précise : « depuis que Wagner était en Allemagne, il s’abaissait peu à peu à tout ce que je méprise – et même à l’antisémitisme. »
Sinon pour l’antisémitisme qui serait d’origine païenne voir ici :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Antis%C3%A9mitisme_en_France
ou encore ici : https://www.universalis.fr/encyclopedie/antisemitisme/2-eclosion-de-l-antisemitisme-au-xixe-siecle/
Je cite :
Les trois sources modernes du rejet.
Dominant la société d’Ancien Régime dans son ensemble, l’antijudaïsme hérité du christianisme se politise en se réduisant peu à peu à la droite monarchiste antilibérale et à sa clientèle paysanne, opposées au capitalisme industriel et financier. L’Église romaine reste quant à elle inflexible dans son hostilité religieuse, comme l’illustre tristement, en 1858, l’affaire Mortara : baptisé secrètement par une servante chrétienne, Edgardo Mortara est enlevé en toute légalité canonique à ses parents juifs à l’âge d’un an pour être élevé catholiquement puis ordonné prêtre, en dépit des protestations internationales.
Dans l’imagerie populaire et rurale correspondant à ce courant, le juif est l’agent de la Révolution, le persécuteur du clergé, le fossoyeur de la religion et de la civilisation chrétiennes (accusations réactivées lors de la révolution russe). L’antijudaïsme religieux du XIXe siècle est donc nettement contre-révolutionnaire, associé au clan « ultra ». Il est plus virulent que jamais sous la IIIe République, à partir de 1879, en réaction au programme de laïcisation de l’éducation entrepris par le nouveau régime. Le juif est considéré non seulement comme l’artisan de la Révolution et de l’anticléricalisme, mais aussi comme le persécuteur du clergé, le fossoyeur de la religion et de la civilisation chrétiennes. Dès le début du siècle, cet antijudaïsme a produit une abondante littérature. Il prend de l’ampleur sous le second Empire, avec la parution, en 1869, de l’ouvrage du chevalier Henri Gougenot des Mousseaux, Le Juif, le judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens, qui deviendra une référence de l’antisémitisme.
Tired to be the most cultivated here…
Vouais ben vous voilà moins fatigué avec ça... 
