Commentaire de Legestr glaz
sur Le culte de la mort
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@Eric F
Votre méconnaissance vous empêche de comprendre les mécanismes en jeu.
Nous parlions des maladies cardio-respiratoires en automne-hiver.
Il existerait donc des conjonctions entre plusieurs causes aux décès respiratoires ? Vous voudriez nous expliquer ces causes ou bien sont-elles secrètes ?
Moi, je peux vous parler de la dégradation du glycocalyx endothélial comme problème numéro un dans les maladies respiratoires. Mais, sous doute, n’avez vous pas bien souvent entendu parler du glycocalyx ce qui fait que vous ne pouvez même pas envisager la question sous cet angle.
Je vous donne un avant goût :
... Le risque d’une aggravation rapide de la maladie est l’un des aspects les plus inquiétants de l’infection par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère. De plus en plus de données révèlent que les symptômes du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) liés à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) différents de ceux du SDRA classique. Récemment, la gravité de la COVID-19 a été attribuée à une maladie systémique, thrombotique et inflammatoire qui endommage non seulement les poumons, mais aussi plusieurs organes, dont le cœur, le cerveau, les orteils et le foie. Cette forme systémique du COVID-19 pourrait être due à une inflammation et à une lésion des cellules endothéliales vasculaires. Le glycocalyx endothélial vasculaire est composé de glycoprotéines et joue un rôle important dans le maintien de l’homéostasie capillaire systémique. Le glycocalyx recouvre l’intégralité de l’endothélium vasculaire et son épaisseur varie selon les organes. Le glycocalyx endothélial est très fin dans les capillaires pulmonaires, où il est affecté par les échanges gazeux avec les alvéoles et la faible pression intravasculaire de la circulation pulmonaire. Malgré le rôle évident du glycocalyx dans les lésions endothéliales vasculaires, la thrombose, la vascularite et l’inflammation, le lien entre cette structure et le dysfonctionnement des cellules endothéliales vasculaires dans la COVID-19 reste flou. Dans cette revue prospective, nous résumons l’importance du glycocalyx et son potentiel comme cible thérapeutique dans les cas de COVID-19 systémique.« ...
Et puis :
... Nous passons également en revue l’état actuel des connaissances concernant l’effet attribuable de la dégradation du glycocalyx épithélial sur la pathogenèse des lésions pulmonaires. Enfin, nous abordons la dégradation du glycocalyx comme médiateur potentiel de l’hétérogénéité du SDRA, et l’intérêt de la quantification de la perte de GAG au point de service pour identifier les patients les plus susceptibles de répondre aux agents pharmacologiques visant à atténuer la dégradation du glycocalyx. Le glycocalyx épithélial alvéolaire est une structure complexe et peu étudiée, essentielle à l’homéostasie pulmonaire et à la pathogenèse des lésions pulmonaires. Lors d’une lésion, de multiples stimuli inflammatoires activent les MMP et d’autres protéases (probablement redondantes), clivant les HSPG et les CSPG qui ancrent le glycocalyx à la surface épithéliale. La desquamation subséquente du glycocalyx épithélial a des conséquences importantes qui contribuent à l’apparition et à la progression des lésions pulmonaires, notamment l’hyperperméabilité alvéolaire, la perturbation de la fonction du surfactant, l’augmentation de la virulence bactérienne et l’altération de la réparation des cellules épithéliales »...
Je vous laisse avec ça. Ma monomaniaquerie devient un dimaniaquerie avant de passer à la plurimaniquerie !
