Commentaire de La Bête du Gévaudan
sur De Wittenberg à Auschwitz : l'héritage maudit de Martin Luther, père de la Réforme protestante
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Votre article rappelle que les « réformateurs » et autres « révolutionnaires » sont rarement de sympathiques et tolérants personnages. Luther, Calvin, Robespierre, Lénine, Khomeiny, Hitler, Pol-Pot, etc. ne sont pas nécessairement de sympathiques pourfendeurs d’un ordre établi. Sans sombrer dans un légitimisme sectaire et sclérosé, le culte du « mouvement » devrait être tempéré.
Sur le fond, je pense qu’il faut distinguer ce qui relève de la foi et ce qui relève de l’intolérance civilo-politique. Vous ne pouvez pas forcer quelqu’un qui pense que le judaïsme a tort à penser le contraire. Et réciproquement.
Le talmud a des mots implacables sur les Chrétiens, l’islamisme également. Le christianisme dénonce ce qu’il juge être l’erreur du judaïsme. Et je ne vous parle pas des autres religions, l’hindouisme, le vaudouisme, le bouddhisme, etc. n’exprimant pas une grande tendresse pour ce qui n’est pas eux-mêmes.
Quant aux doctrines politiques, le nazisme et le communisme, pour ne citer qu’eux, sont incroyablement violents et sectaires. La rhétorique de gauche, fondamentalement, est une rhétorique de haine et de mépris de l’autre, de guerre civile. Et pourtant, on fait comme si on y était accoutumé.
La « repentance » n’apporte pas grand chose. Il suffit de voir le déchaînement antisémite actuel, notamment à gauche. Je pense par contre qu’il faut propager sans relâche la connaissance des faits historiques et (contre-)argumenter perpétuellement. Enfin, je pense que l’état d’Israël justifie chaque jour de sa nécessité pour défendre la vie des Juifs contre l’antisémitisme.
