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Commentaire de Étirév sur Comprendre les controverses liées à Mahomet : tyrannie, prédation, manipulation ? - AgoraVox le média citoyen

Commentaire de Étirév
sur Comprendre les controverses liées à Mahomet : tyrannie, prédation, manipulation ?


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Étirév 22 juillet 2025 16:38

MOHAMMED (Mahomet)

(On oublie souvent de dire que Mahomet n’est que la déformation de Mohammed)

Cet homme audacieux naquit à la Mecque, vers 571, d’une famille pauvre de la tribu des Koraïshites ou Quraychites qui signifie littéralement « celui qui réunit » (amasseurs). Les traditions qui relatent son enfance sont incertaines, elles ont été arrangées après sa mort.
On sait qu’il était orphelin ; d’abord pâtre, puis serviteur d’une femme riche, qu’il séduisit et qu’il épousa. Enfin, il était marchand de chameaux, d’après le Dictionnaire de Voltaire. Il eut une apparition céleste, dit la légende, un rêve qui fut le point de départ de sa propagande.
Il résidait à la Mecque. Ses premiers partisans furent les membres de sa famille. Sa doctrine était celle du « Dieu unique » ; il voulait détruire ce qui restait de la religion théogonique, qu’il appelait « l’idolâtrie officielle ».
Il rencontra une vive opposition, subit des déboires et des injures ; ses disciples furent persécutés et se réfugièrent en Abyssinie. Cependant, il gagna des partisans. Tous les hommes pervertis se rallièrent à lui. Il convertit le farouche Omar. Il trouva des partisans dévoués parmi les habitants de la ville de Yathrib. Vers 621, douze d’entre eux vinrent prêter un serment d’obéissance à sa personne et de fidélité à sa religion, sur la colline Akabah, près de la Mecque. (Ceci ressemble beaucoup aux douze disciples de Jésus réunis sur la Montagne.)
L’année suivante, ils étaient 75. Ils furent obligés de s’enfuir vers la fin de l’été de l’année 622.
L’an 622, année de la fuite de Mohammed, sera également celle du commencement de l’Hégire (l’ère nouvelle des Musulmans).
La ville de Yathrib, qui, la première, lui avait donné des alliés, fut appelée Medinet En-Nabi (ville du Prophète), ou simplement « El-Medinah », la ville ; en français, Médine.
Suivant un géographe turc, on disait : « Médine, la resplendissante ». Le premier soin de Mohammed fut de construire une mosquée et de fixer les formes d’un culte. La forme d’abord, contrairement aux religions primitives qui s’occupaient des idées abstraites et non des idées concrètes.
Il institua « l’appel à la prière ». Le mulâtre Bilâl ibn Rabâh fut le premier moueddin (muaddin ou muezzin, qui appelle à la prière).
Il consacra au jeûne le mois de Ramadan, et n’oublia pas l’argent ; il établit la Zékah, dîme aumônière que chaque fidèle devait prélever sur ses biens pour être employée aux besoins du Prophète et de sa religion.
Il avait des femmes en nombre. L’une d’elles, Aïshah, se maria avec lui « étant encore fille » ; les autres étaient plutôt prises parmi les prostituées.
Il arborait comme emblème la liva ou bannière blanche (c’était la couleur des masculinistes). Cependant, dans ses expéditions, il arborait un drapeau noir appelé « Raya », fait d’un châle de sa favorite Aïshah ; mais ses troupes gardaient la bannière blanche, la liva. Le Raya portait cette inscription : « Il n’y a point de Dieu hors Dieu, et Mohammed est son Prophète. »
Un jour, il attaqua une caravane pour se procurer des richesses, et, pour la première fois, dans le combat, il poussa comme cri de guerre le fameux Ahadun qui signifie un seul ; et cela voulait dire « un seul Dieu », ce qui sous-entendait : suppression des Déesses.
Les rigueurs contre les Israélites féministes (qu’il ne faut pas confondre avec les juifs renégats) poussèrent ces derniers à former contre lui une coalition de plusieurs tribus réunies. Ils attaquèrent Médine pour détruire la nouvelle communauté, devenue menaçante pour l’ordre social du pays. Mais Mohammed fut plus rusé qu’eux. « La guerre, disait-il, est un jeu au plus fin. »
Les Israélites se retirèrent, abandonnant la lutte. II fit graver un cachet d’argent avec l’inscription : « Mohammed, apôtre de Dieu ».
Lui-même se donnait ce nom ; il n’attendait pas que les autres lui reconnussent une valeur quelconque, il s’imposait, c’était plus vite fait. Puis, une fois établi prophète de par sa propre décision, il envoya des messagers aux rois d’Abyssinie et de Perse, au prince de Syrie et au gouverneur d’Egypte, à l’empereur de Constantinople Héraclius et au chef du Yemen, dans l’Arabie centrale, pour les engager à se convertir à l’Islam.
Cette doctrine, jusqu’alors, n’avait qu’un précepte : supprimer ce qui restait de la Divinité spirituelle de la Femme et ne reconnaître qu’un Dieu anthropomorphique, celui que les Catholiques avaient mis dans les cieux, si loin qu’il ne gênait plus personne.
Cette suppression devait séduire bien des hommes, tous les libertins qui, déjà, s’étaient affranchis de toute loi morale. Du reste, il avait une façon de faire sa propagande qui était souvent décisive : il joignait le combat à la parole, il marchait en guerre contre ses ennemis, à la conquête de l’autorité brutale qu’il voulait substituer à l’autorité morale ; il intimidait ceux qui lui résistaient.
La vie du Prophète eut deux grandes périodes. La première se passa à la Mecque, sa ville natale, et dura 13 ou 15 ans. L’autre se passa à Médine et dura 10 ans. La fuite de la Mecque à Médine eut lieu en 622. Il mourut en 632.
Ce qu’on appelle « sa vocation » dura de 606 à 610. Les Sourates (séries) du Coran sont écrites suivant ces deux périodes.
Il y a les « sourates mecquoises » et les « sourates médinites ».
Cependant, cette division n’est pas indiquée dans le Coran.
Il est curieux de savoir comment Mohammed a fait le Coran. Voici un verset qui nous apprend que Mohammed était illettré ; on croit qu’il ne savait ni lire ni écrire (sourate, 156 et 158) :
« Ma miséricorde, je la destine à ceux qui suivent l’envoyé, le prophète illettré (ommi). Croyez à Dieu et à son envoyé le prophète illettré » (Ommi, dérivé de Ommah qui veut dire « peuple »).
Le Coran, dont Mohammed est l’auteur, n’est qu’un assemblage de sentences que chacun savait déjà par cœur. Il y ajoute des miracles et des pensées personnelles dictées par un intérêt particulier.
Les Mecquois accusaient Mohammed de puiser ses révélations dans les « asatir » des anciens (mot traduit ordinairement par « conte », « histoire », en grec).
« Il les a mis par écrit, disaient-ils, ils lui sont dictés matin et soir » (sourate 25,6).
Mohammed cite lui-même cette accusation pour faire croire qu’il sait écrire, puis il y répond en disant : « Celui qui connaît les secrets des cieux et de la terre a envoyé ce Livre. »
On voit que Mohammed veut se donner l’air d’un homme instruit ; ainsi, il fait dire à Dieu :
« Nous t’avons envoyé le Livre. Auparavant, tu ne lisais aucun livre, ni tu n’en écrivais de ta main droite » (sourate 29,46-47).
Un homme instruit, sachant lire et écrire, n’aurait pas eu l’idée d’insister sur ce détail.
Enfin, on raconte, d’après une tradition, que, sur son lit de mort, il demanda des matériaux pour écrire, mais qu’ils lui furent refusés parce qu’il avait un accès de fièvre. On n’est pas plus naïf que ceux qui ont inventé cette réponse pour faire croire à la postérité que le Prophète aurait pu écrire. Si cela était, il serait resté quelque chose de lui, et ce n’est pas au moment de la mort, c’est pendant sa vie qu’il aurait profité de ses talents calligraphiques pour nous raconter ses succès et pour chanter ses louanges.
Il avait des secrétaires qui écrivaient sous sa dictée, et lui lisaient les lettres qu’on lui adressait.
Lorsque Mohammed parlait, ses secrétaires écrivaient ses paroles sur des morceaux de cuir ou de parchemin, ou sur des feuilles de palmier, ou sur des pierres blanches et plates ; ils écrivaient aussi sur des os, des omoplates ou des côtes.
Tout cela était conservé pêle-mêle dans une caisse. Les Arabes n’avaient pas encore de chiffres pour les numéroter.
Notons que les chiffres dits « arabes » ont été apportés d’Espagne à une époque où on appelait « arabe » tout ce qui en venait. Mais nos chiffres ne sont pas ceux des Arabes, qui en avaient d’autres. On les a attribués à Pythagore et ils en ont même porté le nom, parce qu’on mettait sous ce nom tout ce qui était très ancien.
Les chiffres servant à expliquer les mystères restèrent longtemps secrets.
Profitons-en pour rappeler également que le mot « Arabe » ne serait pas un nom de peuple, mais un nom générique désignant celui qui travaille la terre. « Arare » veut dire labourer.
Les Bretons étaient quelquefois appelés « arbi » (hébreu, heber, arabe), c’est-à-dire « ceux qui travaillent ».
NB : Quand les Prêtres ont pris la direction de la religion, ils n’ont pas manqué d’y remettre l’idée d’un lieu de délices dans lequel l’homme trouve la satisfaction de ses instincts.
Le paradis d’Odin, et, après lui, celui de Mohammed, sont inspirés par le souvenir atavique de ce jardin délicieux dans lequel l’homme jeune rencontrait des houris toujours belles et toujours vierges, dit la tradition, ce qui représente bien l’éternelle virginité spirituelle de la Femme, mais ils n’ont pas mis dans ce séjour idéal la vie de l’Esprit qui était celle de l’Atlantide, ils l’ont négligée et n’ont vu que deux choses à mettre dans un paradis masculin : la domination et l’amour (profane).
Suite


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