Commentaire de Decouz
sur Le cerveau, une interface entre la pensée et nous ? Quel est ce nous ? Piochons dans notre pensée, cajolons-la peut-être nous répondra-t-elle
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Guénon reprochait aux philosophes d’être systématiques, dogmatiques, Georges Vallin dans « La perspective métaphysique » développe en détail : un système philosophique (comme ceux de Hegel, Kant, Fichte…) est toujours une construction intellectuelle close, cohérente en elle-même, mais qui repose sur des prémisses limitées. Chaque système engendre tôt ou tard son système adverse, car il découpe la réalité selon un certain angle — laissant tout le reste hors champ.
Vallin, reprenant Guénon, insiste sur le fait que la vérité ne peut pas être enfermée dans un schéma conceptuel : elle relève d’une vision ou d’une expérience intérieure, au-delà des catégories mentale.
Maintenant tous les philosophes ne sont pas systématiques, Guénon citait favorablement Montaigne, sa pensée est volage, pas de construction fermée, mouvance, retours, fragmentation, importance du vécu, je rapproche de la vision soufie, le connaissant est fils de l’instant,
Chat : Montaigne et Zhuang Zi, bien que nés dans des mondes sans contact, se rejoignent dans un même art de vivre fondé sur la relativité des points de vue. Montaigne, dans ses Essais, observe la diversité des coutumes et conclut qu’aucune n’a l’exclusivité de la vérité. Zhuang Zi, à travers ses récits et paraboles, montre que la frontière entre rêve et réalité, juste et faux, n’est jamais fixe. Tous deux se méfient des certitudes : Montaigne en multipliant les exemples qui se contredisent, Zhuang Zi en recourant à des histoires qui déjouent la logique commune. Chez l’un comme chez l’autre, la sagesse naît d’une liberté intérieure qui accepte le changement, l’incertitude et le jeu du monde.
