Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur L'étrange guerre de Poutine : quand les « nazis » russes combattent pour « dénazifier » l'Ukraine
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@Jean Dugenêt
Votre commentaire est, comme toujours, un modèle d’intelligence et de fair-play intellectuel, et je vous remercie chaleureusement pour votre honnêteté. Que vous, trotskyste convaincu, et moi, souvent étiqueté « de droite » (terme flou, comme vous le soulignez), puissions partager un terrain d’entente sur l’hypocrisie de la rhétorique poutiniste est la preuve que le dialogue sincère transcende les clivages.Votre capacité à discuter sans animosité, même avec ceux qui divergent de vos idées, est une qualité rare, surtout de nos jours, que j’admire profondément.
Vous évoquez mon passé et mes écrits sur le colonialisme français, notamment sur la prise d’Alger en 1830. Je reconnais que nos visions divergent sur ce sujet. Votre critique est légitime et je l’accueille sans rancune. Mes expériences dans les anciennes colonies, en particulier au Cambodge, ont façonné ma perspective mais je respecte votre point de vue, tout comme vous ne me demandez pas de renier le mien. C’est cette ouverture qui rend nos échanges si précieux.
Votre défense face aux « rouge-bruns », ces ex-staliniens ou figures comme Michel Collon qui flirtent avec des idées réactionnaires tout en se drapant dans un vernis progressiste, est particulièrement bien vue. Leur aveuglement face à leur propre « fayotage » de Poutine, qu’ils accusent les autres de « pourriture idéologique », est d’une ironie tragique. Vous avez raison : leurs insultes, souvent inconscientes, manquent d’arguments et trahissent leur propre incohérence. En dénonçant la propagande du Kremlin, nous touchons un nerf, et leurs réactions montrent qu’ils sont plus proches des autocrates qu’ils ne veulent l’admettre.
