L’étrange guerre de Poutine : quand les « nazis » russes combattent pour « dénazifier » l’Ukraine
Le 24 février 2022, le monde s'est réveillé sous le choc des premières explosions à Kyiv. L'invasion de l'Ukraine par la Russie, orchestrée par Vladimir Poutine, marquait un tournant historique. Officiellement, le Kremlin justifiait cette agression par une mission aussi audacieuse que paradoxale : une "opération militaire spéciale" visant à "dénazifier" l'Ukraine. Ce terme, chargé d'histoire et de douleur, évoquait les souvenirs héroïques de l'Armée rouge triomphant de l'Allemagne nazie en 1945. Poutine, drapé dans une rhétorique de croisade morale, se posait en sauveur d'un peuple opprimé par un prétendu régime nazi à Kyiv. Mais derrière ce discours, une vérité dérangeante émerge : en Russie, des groupes néo-nazis et ultranationalistes, loin d'être des ennemis du Kremlin, prospèrent dans l'ombre du pouvoir et servent même ses ambitions guerrières. Comment un régime qui tolère, voire instrumentalise, de tels groupes peut-il prétendre mener une guerre contre le "nazisme" ? Cette contradiction, au cœur de la propagande russe, révèle l'hypocrisie d'une guerre bâtie sur des mensonges.
La "dénazification" : une manipulation de l'histoire
En Russie, la mémoire de la "Grande Guerre patriotique" est sacrée. Chaque année, le 9 mai, des parades grandioses célèbrent la victoire sur le nazisme, un récit qui unit les Russes autour d'un passé glorieux. Vladimir Poutine, maître dans l'art de manipuler les symboles, a exploité cette mémoire collective pour justifier son invasion. En qualifiant le gouvernement ukrainien de "nazi", il a transformé une guerre d'agression en une bataille morale, un écho de la lutte de 1945. Ce stratagème, savamment orchestré, a d'abord trouvé un écho auprès d'une partie de la population russe, bercée par des décennies de récits héroïques.
Pour appuyer ses accusations, le Kremlin pointe du doigt des groupes comme le régiment Azov, une unité ukrainienne controversée. Créé en 2014 pour contrer les séparatistes pro-russes dans le Donbass, Azov a effectivement compté, à ses débuts, des membres aux sympathies d'extrême droite. Mais ce tableau est loin d'être complet. En 2019, les partis ultranationalistes ukrainiens, y compris ceux associés à Azov, ont récolté moins de 2 % des voix aux élections législatives, un score qui ridiculise l'idée d'une Ukraine gangrénée par le nazisme. Plus frappant encore : Volodymyr Zelensky, président ukrainien, est juif, issu d'une famille marquée par les horreurs de l'Holocauste. Lors d'une interview poignante en 2022, il racontait comment son grand-oncle avait été assassiné par les nazis. Pourtant, la propagande russe n'hésite pas à le caricaturer en "nazi" ou à nier son identité juive, un mépris qui frise l'absurde.

Cette rhétorique de "dénazification" n'est pas qu'une distorsion de la réalité : c'est une arme pour délégitimer l'Ukraine elle-même. Pour Poutine, l'Ukraine n'est pas un État souverain, mais une aberration historique, une marionnette de l'Occident corrompue par des forces obscures. La "dénazification" devient alors un prétexte pour justifier une guerre impérialiste visant à écraser l'identité ukrainienne et à imposer le contrôle russe. Ce n'est pas nouveau : les régimes autoritaires ont toujours eu besoin d'ennemis fictifs pour galvaniser leurs populations et légitimer leurs abus.
L'ombre des néo-nazis russes
Si la propagande russe excelle à fabriquer un ennemi à l'étranger, elle se garde bien de balayer devant sa porte. Depuis les années 1990, la Russie post-soviétique a vu émerger une mouvance néo-nazie et ultranationaliste, portée par des groupes comme l'Unité nationale russe (RNU). Ce mouvement, fondé par Alexandre Barkachov, prônait une idéologie xénophobe et antisémite, ciblant les minorités ethniques, les migrants et les Roms. Selon le Centre Sova, une ONG spécialisée dans le suivi de l'extrémisme, les années 2000 ont été marquées par une vague d'attaques racistes en Russie : des agressions brutales dans le métro de Moscou, des meurtres de travailleurs migrants, des profanations de synagogues. En 2009, un rapport estimait à plus de 50 000 le nombre de skinheads néo-nazis actifs dans le pays.

Officiellement, la loi russe interdit ces groupes extrémistes. Mais dans la pratique, les autorités ferment souvent les yeux. La loi fédérale sur l'extrémisme, promulguée en 2002, est une arme à double tranchant : elle sert davantage à museler l'opposition politique ou les défenseurs des droits humains qu'à démanteler les réseaux néo-nazis. Pourquoi cette indulgence ? Parce que l'ultranationalisme de ces groupes, bien que toxique, peut s'aligner avec la rhétorique nationaliste du Kremlin. Tant qu'ils ne menacent pas directement le pouvoir, ces milices bénéficient d'une tolérance tacite, voire d'une coopération discrète.
Cette ambiguïté devient criante sur le champ de bataille ukrainien. Parmi les forces déployées par la Russie, certaines unités affichent ouvertement des symboles néo-nazis. Le Groupe Rusich, une milice paramilitaire active dans le Donbass depuis 2014, en est l'exemple le plus flagrant. Dirigé par Alexeï Milchakov, un homme connu pour sa cruauté et son admiration pour le IIIe Reich, Rusich arbore des insignes inspirés des runes SS et publie des vidéos glorifiant la violence. Milchakov lui-même s'est vanté d'avoir mutilé des prisonniers ukrainiens, un sadisme qui n'a rien à envier aux pires heures de l'histoire. De son côté, le Groupe Wagner, une armée privée liée au Kremlin, a également été éclaboussé par des révélations troublantes. Son co-fondateur, Dmitri Outkine, surnommé "Wagner" en référence au compositeur favori d'Hitler, arborait des tatouages nazis et un casque orné de symboles SS. Ces groupes ne sont pas des anomalies : ils sont les rouages d'une machine de guerre qui exploite l'extrémisme pour servir les ambitions géopolitiques de Poutine.

Une hypocrisie soutenue par l'autocratie
Comment un régime peut-il prétendre "dénazifier" un pays tout en s'appuyant sur des forces néo-nazies ? La réponse réside dans la nature même du système poutinien. En Russie, l'absence de contre-pouvoirs – presse libre, société civile, opposition politique – permet au Kremlin de manipuler la vérité sans entrave. Depuis le début de l'invasion, des lois draconiennes punissent de 15 ans de prison toute "fake news" sur la guerre, un terme vague qui vise à écraser toute critique. Les médias indépendants, comme Novaya Gazeta, ont été contraints à l'exil ou au silence. La télévision d'État, regardée par des millions de Russes, martèle le récit de la "dénazification" sans jamais mentionner les contradictions internes du régime.
Cette répression s'étend aux voix dissidentes. Avant sa mort en 2024, Alexeï Navalny, figure de l'opposition, dénonçait sans relâche l'hypocrisie du Kremlin. Son emprisonnement, suivi de son décès dans des circonstances troubles, illustre le sort réservé à ceux qui osent défier le récit officiel. Privés d'accès à une information indépendante, les citoyens russes sont souvent réduits à accepter la version du pouvoir, ou à se taire par peur des représailles.
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Une guerre bâtie sur un mensonge
L'ironie tragique de la guerre de Poutine réside dans son paradoxe : un régime qui prétend éradiquer le nazisme s'appuie sur des forces qui en reprennent les symboles et la brutalité. En Ukraine, la "dénazification" n'est qu'un prétexte pour justifier une agression impérialiste, tandis qu'en Russie, l'extrémisme de droite prospère sous le regard complice du pouvoir. Cette duplicité n'est pas un accident, mais le produit d'un système autocratique où la vérité est malléable et l'histoire, un outil au service du pouvoir.
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Alors que les chars russes avancent sous la bannière de la "dénazification", ils laissent derrière eux un sillage de contradictions. Pour les Ukrainiens, le combat est clair : défendre leur droit à exister comme nation souveraine. Pour le monde, cette guerre pose une question plus large : jusqu'où un régime peut-il manipuler la vérité avant que ses mensonges ne s'effondrent sous le poids de la réalité ?
142 réactions
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Fergus
21 août 2025 17:57
Bonjour, Guiseppe
Eh oui, j’ai moi-même, à différentes reprises, mentionné les nazis russes qui se comptent par dizaines de milliers dans le pays et auxquels Poutine fiche non seulement une paix royale depuis février 2022 mais escompte leur soutien dans l’« Opération militaire spéciale » qu’il a initiée.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
21 août 2025 18:29
Bonjour Fergus,
Merci pour votre commentaire qui met en lumière une contradiction criante dans le discours du Kremlin. Vous avez raison de souligner l’ampleur des groupes néo-nazis en Russie, qui, loin d’être marginalisés, semblent bénéficier d’une tolérance troublante de la part de Poutine, surtout depuis le début de l’invasion en février 2022. Des milices comme Rusich ou Wagner, avec leurs symboles et idéologies extrémistes, sont non seulement tolérées, mais parfois instrumentalisées pour servir les objectifs de l’« opération militaire spéciale ». Cette hypocrisie, où le régime prétend lutter contre le « nazisme » tout en s’appuyant sur des forces ouvertement néo-nazies, est au cœur de la propagande russe. Votre observation renforce l’idée que cette guerre repose sur une manipulation éhontée de la vérité. -
Fergus
22 août 2025 17:36
Bonjour, Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Les moinssages (une manie compulsive chez certains) dont nous sommes l’objet montrent deux choses :
D’une part, que les poutinolâtres sont nombreux sur le site.
D’autre part, qu’ils refusent de voir la réalité sur le sujet car elle va à l’encontre de la propagande de Poutine.
C’est tout à la fois divertissant et consternant. -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 18:33
Bonsoir Fergus,
Merci pour votre commentaire, aussi lucide que cinglant ! Les moinssages compulsifs des poutinolâtres sur ce site sont en effet un spectacle à la fois risible et désolant. Ils trahissent leur présence en meute et leur allergie à toute réalité qui écorche la propagande du Kremlin. Refuser de voir l’hypocrisie de Poutine, qui crie à la « dénazification » tout en cajolant des milices néo-nazies, c’est choisir l’aveuglement face à une idéologie mortifère. Divertissant, oui, mais consternant quand on pense au prix payé par l’Ukraine face à cette désinformation.
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Tolzan
21 août 2025 18:13
Très cher Guiseppe.
Bravo à vous ! Encore un article antirusse à votre actif. Vous dupliquez magnifiquement la propagande russophobe que les médias nous déversent à longueur de journée sur le conflit ukrainien. Je vais répondre pour une fois (car je n’ai vraiment pas de temps à consacrer aux polémiques sur Agoravox). Je dois donc rappeler quelques faits incontestables :
1) Les USA sont les premiers responsables du conflit en Ukraine parce qu’ils sont en guerre contre la Russie depuis 1945. On peut même ajouter qu’ils sont en guerre permanente contre le reste du monde (guerres classique, militaire, économique, monétaire, etc..) depuis quasiment leur création, cela pour maintenir leur domination planétaire. Leur stratégie, contre la Russie, a été, depuis des dizaines d’années, d’encercler le pays en installant des forces, des bases de missiles tout autour de ses frontières. De plus, ils ont fomenté directement en 2014 le coup d’État du Maïdan contre le pouvoir ukrainien, pouvoir légal puisqu’il y avait eu des élections présidentielles en 2010. Les USA veulent détruire la Russie quels que soient les changements politiques intérieurs intervenus, appliquant en cela la doctrine dite Brzezinski exposée dès 1997 dans le fameux livre intitulé « le grand échiquier » qui explique la politique à suivre pour contrôler le continent euro-asiatique.
2) Les Européens sont aussi responsables du conflit, car ils n’ont pas appliqué les accords de Minsk, ainsi que l’ont publiquement admis Merkel et Hollande qui ont tous deux reconnu que lesdits accords n’avaient été qu’un stratagème pour duper les Russes, gagner du temps, préparer la guerre et fortifier le Donbass.
Voilà les responsables, les causes géopolitiques profondes du conflit qui expliquent les exigences russes en matière de paix aujourd’hui.
Pour conclure, je voudrais vous expliquer un point capital que vous semblez ignorer : JAMAIS, JAMAIS, et je le répète encore, JAMAIS les Russes n’accepteront que KIEV ou l’OTAN (c’est-à-dire les USA) puissent positionner des missiles à moins de 700 km de Moscou. C’est une question existentielle pour eux. Ils ne reculeront pas. Se rappeler aussi que les Russes ont perdu environ 1 million de personnes lors du siège de Leningrad, mais que les armées allemandes ne sont pas passées.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
21 août 2025 18:25
@Tolzan
Je n’ai pas lu votre commentaire car je n’ai pas de temps à perdre. Je me suis arrêté à « propagande russophobe ». J’aime beaucoup la Russie mais je déteste son dirigeant actuel, Vladimir Poutine. Je revendique totalement ma « poutinophobie », par contre.
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armand
21 août 2025 18:42
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« car je n’ai pas de temps à perdre » vous êtes là 24/24 -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
21 août 2025 18:47
@armand
Pas du tout ! Je passe de temps en temps voir les commentaires et j’y réponds quand j’ai envie. Contrairement à vous, je ne squatte pas les fils des commentaires de ce site 24h/24, 7j/7.
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Fanny
21 août 2025 23:48
@Tolzan
Bravo à vous ! Encore un article antirusse à votre actif.
Il en écrira encore et encore, ce n’est pas un problème. Cette posture est devenue une norme européenne, quasi une Directive.
Le problème, c’est qu’il n’a strictement rien compris à la guerre en Ukraine, ou il fait peut-être semblant (je lui accorde une chance).
Cette histoire de nazis, d’un côté ou de l’autre, n’a aucune importance et n’ouvre aucune piste pour avancer vers la paix.
Au cœur de ce conflit se trouve l’Amérique et la sécurité européenne et mondiale. Cet article l’ignore totalement, donc article totalement creux, inutile.
Ne rien comprendre aux questions de sécurité est normal, tant ces questions sont complexes, et je n’en suis pas expert. Mais ne pas comprendre que c’est le cœur du sujet et amuser le tapis avec ces histoires de nazis est coupable.
Une chance pour la paix est l’élection de Trump. Soit il maintient la vision des Démocrates et néo-conservateurs (peut-être n’a-t-il pas le choix face au complexe militaro-industriel), soit il ouvre des négociations sur la sécurité européenne et mondiale, incluant la Chine, ouvrant la voie à un compromis en Ukraine.
Un des obstacles à cette « chance pour la paix » est l’UE belliciste : un compromis en Ukraine signerait la fin de son expansion (et partant potentiellement le début de son déclin). Son réarmement au contraire peut apparaître comme un redépart. Mais c’est un réarmement « F35 » entièrement sous contrôle américain, comme le nucléaire en GB, donc sans réelle promesse d’autonomie.
Rien ne permet de dire aujourd’hui que cette chance « Trump » va aboutir. Tout se jouera dans le face à face entre deux hommes : Trump et Poutine, deux personnalités exceptionnelles au regard de l’Histoire (79 et 73 ans). Pas un (une) en Europe à leur niveau. Je compte sur ce couple Trump-Poutine, il n’y a pas d’autre perspective.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 00:37
@Fanny
Bravo à vous pour ce commentaire, un véritable festival de détours géopolitiques et de spéculations dignes d’un scénario hollywoodien ! Accuser l’article d’être « antirusse » tout en esquivant son sujet – l’hypocrisie de la « dénazification » – pour nous servir une ode au duo Trump-Poutine, c’est du grand art. On dirait une thèse conspirationniste où l’Amérique tire toutes les ficelles et l’UE joue les marionnettes bellicistes. Dommage que vous oubliiez un détail : l’Ukraine, envahie, bombardée, n’est pas qu’un pion dans votre grand échiquier. Quant à attendre un miracle du « couple » Trump-Poutine, deux « personnalités exceptionnelles » (rires), pour sauver la paix mondiale, permettez-moi de douter : l’un tweete, l’autre annexe. Passionnant, mais hors sujet. -
chantecler
22 août 2025 08:48
e@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« l’un tweete, l’autre annexe. Passionnant, mais hors sujet.... »
Incroyable votre aveuglement avec celui de bien d’autres ne se préoccupant que de la doxa imposée depuis le début ... !Il y a une guerre qui a été entièrement provoquée
Et que l’occident a mis en musique , financée par l’emprunt , armée .
Cette guerre elle l’a perd , l’a perdue ...D’où les retournements actuels ...
Dans cette guerre d’attrition classique le camp ukraino nazi a perdu bien des territoires et des individus ... !C’est ce que vous résumez en martelant « D.Trump tweete ».
Tandis que votre gentil supporter V.Z. ne communique pas , ne manipule pas lui sans doute !
Non il est tout objectif et pacifiste ... !
....
J’arrête là !
Assez de me répéter ,de radoter .
Pour voir en sus mon commentaire sauter par vos propres soins !La suite ,nous allons bientôt la connaître sinon la comprendre ...
Elle ressemblera sans doute à la fin de l’engagement en Afghanistan .
Une population abandonnée ne songeant qu’à fuir devant les talibans triomphants , s’accrochant aux avions qui décollent , emmenant ses alliés ...a guerre d’Afghanistan, de 2001 à 2021, est menée par la coalition occidentale et l’Alliance du Nord contre les talibans et Al-Qaïda en représailles aux attentats du 11 septembre 2001 et se solde par un retrait américain qui arrête les frais et une victoire talibane....Guerre d’Afghanistan - Wikipédia -
chantecler
22 août 2025 08:50
..malgré les mises en garde d’A. Massoud assassiné .
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_du_Panchir -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 10:35
@chantecler
Vous nous servez la vieille rengaine du « tout est la faute de l’Occident », comme si les colonnes de chars russes en février 2022 étaient juste une balade touristique mal interprétée. Une guerre « entièrement provoquée » par l’Occident ? C’est un peu comme accuser la victime d’avoir forcé la main de son agresseur. Quant à votre « camp ukraino-nazi » perdu dans une guerre d’attrition, c’est du copié-collé de la propagande du Kremlin, qui voit des nazis partout sauf dans ses propres rangs.Mon « Trump tweete, Poutine annexe » vous agace ? Dommage, c’est pourtant un résumé piquant de la réalité. Et non, Zelensky n’est pas un ange pacifiste, mais un leader qui mendie des armes pour contrer une invasion, pas pour jouer les influenceurs sur X. Votre parallèle avec l’Afghanistan est presque touchant, mais il oublie un détail : l’Ukraine n’a pas invité Poutine à redessiner ses frontières. Vous parlez d’une population abandonnée ? Regardez les civils ukrainiens sous les bombes, pas besoin d’attendre un remake de Kaboul pour voir la souffrance.Pas de censure ici, votre prose reste en l’état, mais arrêtez de radoter sur la « doxa occidentale » pendant que le Kremlin réécrit l’histoire. Alors, une question : si l’Ukraine est si « nazi », pourquoi Poutine s’appuie-t-il sur des milices néo-nazies pour l’envahir ? Allez, éclairez-nous, sans détourner vers la CIA cette fois ! -
Jean Dugenêt
22 août 2025 10:51
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Merci d’avoir écrit cet article que je pourrais contresigner. Si j’avais proposé le même, il aurait été censuré.
Pour remettre les pendules à l’heure sur un thème différent, mais connexe, je conseille cette vidéo de Xavier Titelman. Il revient sur toute l’intox propoutine faite à propos du Maïdan.Vous savez que je suis préoccupé par l’analyse du fonctionnement d’AgoraVox. Je tiens donc à rappeler que j’explique qu’AgoraVox participe à la politique du GRU mais j’introduis des nuances qui permettent de voir pourquoi ils acceptent aussi vos articles. Voici ce que j’ai écrit :
Sur Agoravox la plupart des articles concernant la Russie sont orientés pro-Kremlin. Cependant, pour être efficace, cette orientation poutiniste doit être sournoise et insidieuse. Quelques articles critiques par rapport aux invasions de Poutine passent et de nombreux articles traitent d’autres sujets : faits divers, vedettes du show-business, têtes couronnées, anecdotes historiques, Intelligence Artificielle... Les auteurs qui s’expriment sur ces thèmes peuvent être aussi bien opposants que défenseurs de la politique de Poutine. Dans ce registre, certains auteurs, bien connus, sont tellement prolifiques et assidus qu’ils sont suspectés d’être contractuels. Leurs productions s’apparentent davantage au « journalisme citoyen » que la grossière propagande venant de l’Observateur Continental. Ils servent ainsi d’alibi à la direction d’AgoraVox. Même des auteurs nettement opposés à la politique de Poutine peuvent être publiés de temps en temps quand leurs articles ne dérangent pas trop les poutinolâtres. C’est d’ailleurs mon cas. La plupart des articles poutinistes sont produits par des idiots utiles au GRU. Ils peuvent être contents d’eux, car, dans ces conditions, les plus médiocres scribouillards sont facilement publiés. Ils secondent Patrice Bravo sans être payés. Les autres viennent en ligne directe des agents du GRU. Nous voyons, ces temps-ci, venir de nouvelles inscrites qui écrivent d’emblée des articles sans passer par la case « j’écris des commentaires ». Elles commencent par se présenter comme des bonnes mères de familles qui disent franchement ce qu’elles pensent sans se mêler vraiment de politique. Très vite, sur le même ton, elles en viennent à expliquer pourquoi elles vont voter pour Marine Le Pen puis elles concèdent que Poutine est un homme bien raisonnable… Vous êtes alors invités à déguster la bonne cuisine du GRU !
La prépondérance des articles poutinistes sur AgoraVox est maintenant largement connue. Même Wikipédia écrit « le site est également connu pour diffuser de la désinformation pro-Kremlin ». Cependant, il est rarement expliqué par quel miracle un site de « journalisme citoyen » est devenu un site poutiniste. Cela aurait-il pu se faire sans tricherie venant de la direction d’AgoraVox ? Assurément, c’est par la tête que le poisson pourrit !
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Jean Dugenêt
22 août 2025 11:19
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Je partage totalement votre point de vue sur cette question. Pourtant, nous avons des idées très différentes puisque je suis trotskyste alors que vous êtes « de droite » comme on dit souvent sans bien savoir ce que cela signifie.Dans votre parcours, vous avez travaillé dans les anciennes colonies françaises et vous avez soutenu le passé colonial de la France. Votre article sur la prise du dey d’Alger en 1830 était clairement une approbation du colonialisme français. À l’occasion, je ne manque pas de vous faire part de mon désaccord, mais je ne vous demande pas non plus de renier ce que vous avez vécu.Je vous défends quand vous êtes insulté par des rouge-bruns qui sont bien plus réacs que vous, mais ne le savent pas. Rien ne justifie les insultes. Mais ils ne sont pas toujours conscients que les termes qu’ils emploient sont des insultes. Ainsi, quand l’un d’eux parle de vos « fayotages permanents et de votre idéologie pourrie", il n’argumente nullement. Il n’est pas conscient que sa propre idéologie est au moins aussi pourrie et qu’il fayote le pire des dictateurs : Poutine. Quelques-uns font partie des anciens staliniens du PCF qui deviennent rouges-brun comme Michel Collon. Ils ne sont pas conscients d’être plus réactionnaires que la droite traditionnelle. -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 11:26
Bonjour @Jean Dugenêt,
Merci pour votre commentaire ! Je suis ravi que l’article résonne avec vous au point de vouloir le contresigner — un honneur — , même si je compatis à l’idée que votre version aurait pu être censurée.Votre analyse du fonctionnement d’AgoraVox est d’une lucidité mordante. Vous décrivez avec brio ce mécanisme sournois où la plateforme, sous couvert de « journalisme citoyen », laisse filtrer une majorité d’articles pro-Kremlin, tout en saupoudrant juste assez de voix critiques, comme la mienne ou la vôtre, pour se donner une façade d’équilibre.Ces « idiots utiles » et les plumes suspectes qui flirtent avec le GRU, déguisées en mères de famille candides, sont un tableau presque comique si ce n’était si grave. Votre image du « poisson qui pourrit par la tête » est percutante ; elle pose la question cruciale : comment une plateforme censée être participative en est-elle arrivée là sans une forme de complaisance au sommet ?Merci aussi pour la recommandation de la vidéo de Xavier Titelman sur l’intox pro-Poutine autour de Maïdan. Je vais la regarder avec attention car déconstruire ces narratifs est essentiel pour remettre les pendules à l’heure, comme vous le dites si bien.Continuez à secouer AgoraVox avec vos analyses !
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 11:36
@Jean Dugenêt
Votre commentaire est, comme toujours, un modèle d’intelligence et de fair-play intellectuel, et je vous remercie chaleureusement pour votre honnêteté. Que vous, trotskyste convaincu, et moi, souvent étiqueté « de droite » (terme flou, comme vous le soulignez), puissions partager un terrain d’entente sur l’hypocrisie de la rhétorique poutiniste est la preuve que le dialogue sincère transcende les clivages.Votre capacité à discuter sans animosité, même avec ceux qui divergent de vos idées, est une qualité rare, surtout de nos jours, que j’admire profondément.Vous évoquez mon passé et mes écrits sur le colonialisme français, notamment sur la prise d’Alger en 1830. Je reconnais que nos visions divergent sur ce sujet. Votre critique est légitime et je l’accueille sans rancune. Mes expériences dans les anciennes colonies, en particulier au Cambodge, ont façonné ma perspective mais je respecte votre point de vue, tout comme vous ne me demandez pas de renier le mien. C’est cette ouverture qui rend nos échanges si précieux.Votre défense face aux « rouge-bruns », ces ex-staliniens ou figures comme Michel Collon qui flirtent avec des idées réactionnaires tout en se drapant dans un vernis progressiste, est particulièrement bien vue. Leur aveuglement face à leur propre « fayotage » de Poutine, qu’ils accusent les autres de « pourriture idéologique », est d’une ironie tragique. Vous avez raison : leurs insultes, souvent inconscientes, manquent d’arguments et trahissent leur propre incohérence. En dénonçant la propagande du Kremlin, nous touchons un nerf, et leurs réactions montrent qu’ils sont plus proches des autocrates qu’ils ne veulent l’admettre. -
Fanny
22 août 2025 12:40
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
l’un tweete, l’autre annexe. Passionnant, mais hors sujet.
C’est quoi votre sujet ?
Les nazis ?
Les camps de la mort ?
Les méchants russes ?
Nos merveilleuses « démocraties » contre les ténèbres du sud global (qui n’existerait pas selon la doxa).
L’horreur de la dictature chinoise ?
…………………………..
Mais la paix en Ukraine, ça vous intéresse ou c’est juste faire des articles de diversion pour amuser le tapis ?
Avez-vous compris qu’il n’y a que deux hommes qui peuvent arrêter cette guerre : Trump et Poutine, le tweeteur et l’annexeur comme vous dites pour les ridiculiser et stigmatiser. Zelenski ne peut pas arrêter cette guerre, il serait immédiatement éliminé. Ne parlons pas de nos 4 guignols européens, Macron, Starmer, Merz et VDL assis face à Trump comme des gamins à l’école primaire, avant de se chamailler en cour de récréation.
Seuls Trump et Poutine peuvent le faire. En les diminuant, vous montrez que la paix en Ukraine, vous n’en avez rien à faire.
Vous êtes sur la ligne des bellicises de l’UE. Pas sans danger pour votre peau et la mienne (pas trop grave, la peau de vieux croutons, c’est pas cher, mais pensons quand même à nos jeunes).
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 18:34
@Fanny
Pourquoi me poser des questions idiotes et sans aucun intérêt ?
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Fanny
22 août 2025 22:01
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Votre commentaire est, comme toujours, un modèle d’intelligence et de fair-play intellectuel,
Rires.
Comme si un trotscard pouvait être fair play.
Je me doutais bien qu’ils finiraient ensemble dans un tango endiablé, ces deux-là.
La musique, métal (explosif) est signée OTAN.
Faudra songer à faire un peu de place sur la piste de dance à tous les fana OTAN, les écolosgauchos, les Rakotos et autres « démocrates » Fergusien, les centristes extrêmes. Y a du beau monde.
Nous, ceux du GRU, les poutinolâtres, les marinolâtres, les adorateurs de Khamenei et de Xi, d’Asselineau et de Philippot, les rouge-bruns, les palestinolâtres, les supporters du Sud global et de la Route du Nord, du réchauffement climatique qui va faire de la Sibérie un paradis et rendre les otanolâtres encore plus enragés contre la Russie et encore plus avides de Sibérie … on attend votre épuisement, la fin de votre dance endiablée qui pourrit le monde, afin qu’on reparte tous sur des bases plus saines, un peu moins matérialistes, plus diversifiées et plus humaines (et plus respectueuses de la natue, en dépit des faux écolos(gauchos)).
Le Dieu unique a ravagé le cerveau des otanolâtres, leur imposant la vision d’un monde unipolaire. Ce n’est pas leur faute, leur cerveau est ainsi structuré depuis leur plus tendre enfance. Ca remonte à 3000 ans.
Ils vont devoir changer de logiciel, comme on dit aujourd’hui, si toutefois c’est possible (j’en doute). Les IA vont se multiplier et créer des cultures, des visions diversifiées. La dictature Wikipedia va disparaître au profit de multiples sources. A nouveau, on parlera de progrès, le vrai, pas cet ersatz à base d’accumulations et de dominations.
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Phil
22 août 2025 23:23
@Fanny +++++++
Bonsoir, et merci pour ce commentaire qui résume lucidement la situation.
« Ce n’est pas leur faute, leur cerveau est ainsi structuré depuis leur plus tendre enfance. »
C’est exactement cela, vous avez mis le doigt sur l’essentiel du problème,
et vous l’avez parfaitement formulé dans votre commentaire. -
jjwaDal
24 août 2025 17:39
@Jean Dugenêt
Il est toujours sage d’alimenter les deux colonnes pour éviter le classique affrontement entre la vérité et le mensonge, le bien contre le mal. Mais les grands médias défendent bec et ongles la thèse occidentale qui est très biaisée et le rôle d’un site alternatif est de présenter les arguments opposés pour faire contrefeu. Je constate avec satisfaction que cet article est passé qui nous apprend ce que nous savions à savoir que la Russie n’est pas une oie blanche. Et alors ? Le T-shirt de Titelman est à l’image du personnage, en trompe l’œil. Qui a clamé haut et fort « F*Uck E.U » sinon une des organisatrices du Maïdan, les USA ayant lourdement investis dans cette opération, que Jeffrey Sachs a pu observer sur place. Il a confirmé qu’on lui avait indiqué que les regroupements avaient été largement organisés (location de bus par ex) par les USA qui ont surfé sur un mécontentement qui était légitime d’une fraction de la population. Oh mon dieu, un homme politique qui trahit une promesse faite à ses électeurs … Pas Zelensky qui aurait fait ça, pas le genre.
Il n’en reste pas moins que les faits sont têtus et il faut expliquer comment un impérialiste qui était au sommet du pouvoir en Russie depuis 20 ans n’a trouvé au « décrochez moi ça » que 180 000 hommes pour envahir son voisin quand il lui fallait dix fois ce nombre pour annexer l’Ukraine. Il faut expliquer pourquoi il a attendu pendant 8 ans que les accords de Minsk soient respectés en refusant la demande des régions de l’est d’être incorporées à la Russie, alors que ses renseignements lui disaient clairement que l’Ukraine se préparait à mater la guerre civile de l’est ukrainien en s’équipant massivement en armes occidentales.
Ceci dit c’est passionnant d’imaginer que des fêlés flirtent avec le néonazisme dans un pays qui a laissé plus de 20 millions de morts au nazisme. Je doute que ces mouvements bénéficient d’un fort soutien populaire.
Il y avait des observateurs internationaux pour le respect des accords de Minsk qui prévoyaient le maintien des régions de l’est en Ukraine, qui ont indiqué qui ne les respectait pas en forte majorité (le camp ukrainien). Il y a eu des déclarations officielles (Poroshenko, Hollande et Merkel) disant que ces accords étaient de la poudre aux yeux.
Les extrémistes ukrainiens et l’occident ne voulaient pas imaginer un statut d’autonomie des régions de l’est et ont regardé ailleurs pendant 8 ans en faisant un pari monstrueux qui a été perdu. Il faut bien trouver un coupable et c’est pour vous essentiellement la Russie.
Permettez moi d’avoir une opinion différente en écoutant plutôt Mearsheimer et Sachs plutôt que Titelman et consorts.
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Thot
21 août 2025 18:22
Bonjour,
De mon point de vue, c’est une méprise cette histoire de « dénazification » de l’Ukraine. Le but est de rendre une nouvelle fois l’Ukraine neutre en terme géopolitique, c’est-à-dire, éviter qu’elle (re)devienne anti-Russe, comme sous l’époque de Bandera. Poutine a utilisé ce terme uniquement pour faire une sorte de buzz, pour faire réagir et choquer, mais dans le fond, le but est, à mon avis, beaucoup plus prosaïque.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
21 août 2025 18:32
Bonsoir @Thot,
Merci pour votre commentaire et votre perspective. Vous soulevez un point intéressant en suggérant que la « dénazification » ne serait qu’un prétexte rhétorique pour masquer des objectifs géopolitiques plus concrets, comme maintenir l’Ukraine dans une posture neutre ou empêcher son alignement avec l’Occident. Il est vrai que Poutine a souvent invoqué le spectre de Stepan Bandera, figure controversée de l’histoire ukrainienne, pour raviver les peurs d’une Ukraine « anti-russe ». Cette stratégie semble effectivement conçue pour provoquer et mobiliser, en jouant sur les émotions historiques russes liées à la Seconde Guerre mondiale.Cependant, réduire l’invasion à une simple volonté de neutralité géopolitique pourrait simplifier un agenda plus large. La rhétorique de la « dénazification » permet aussi de délégitimer la souveraineté ukrainienne, en niant son droit à choisir son orientation politique. De plus, l’utilisation de groupes extrémistes russes, comme Rusich ou Wagner, dans cette guerre soulève des questions sur la cohérence du discours du Kremlin. Si le but est purement géopolitique, pourquoi tolérer ou instrumentaliser des forces néo-nazies tout en accusant l’Ukraine d’être un foyer de nazisme ? Cela semble indiquer que le terme « dénazification » sert autant à manipuler l’opinion publique russe qu’à justifier une agression visant à contrôler ou annexer des territoires ukrainiens. -
Thot
21 août 2025 18:46
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« Cependant, réduire l’invasion à une simple volonté de neutralité géopolitique pourrait simplifier un agenda plus large. »
Parlez-vous de cette imagine d’Epinal de revenir à une « grande Russie », sachant que la Russie est déjà le plus grand pays du monde. Cela fait doucement sourire quand on songe que Poutine a 73 ans. Cela me fait penser à cette célèbre phrase de de Gaulle « Pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans je commence une carrière de dictateur ? ».La rhétorique de la « dénazification » permet aussi de délégitimer la souveraineté ukrainienne, en niant son droit à choisir son orientation politique
Dans un monde idéal, vous avez tout-à-fait raison, rien ne devrait empêcher à l’Ukraine de faire des choix, si choix il y a parce que, de mon point de vue, l’UE et l’OTAN représentent de moins en moins la liberté idéale que les peuples peuvent attendre, il suffit de voir la situation lamentable de la France sur la scène internationale. Dans le monde réel, on ne peut pas reprocher à la Chine de tenir à Taïwan et au Tibet, aux USA à une grande partie de l’Amérique et de l’Europe comme quasiment une « chasse gardée » et la Russie à garder une sphère d’influence sur les anciens pays de l’URSS et en particulier sur l’Ukraine ; Poutine ayant prévenu qu’il ne ferait aucune consession sur l’Ukraine dès 2007 à Munich.
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Fanny
21 août 2025 23:32
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
délégitimer la souveraineté ukrainienne, en niant son droit à choisir son orientation politique.
C’est très exactement la situation de la 1ère puissance européenne, l’Allemagne, dont le régime politique est sous contrôle US depuis les textes signés après la défaite de 45.
En somme, Poutine chercherait à copier les USA, après la défaite de l’Ukraine.
Dans l’UE, copier la jurisprudence américaine est jugé scandaleux, curieusement (cf. lois sur la protection contre les intérêts étrangers). Il est vrai que l’UE a renoncé à se protéger des intérêts US, au contraire, elle les alimente et paye sa dîme aux USA sans broncher (lois extraterritoriales). Normal puisque la 1ère puissance de l’UE est sous contrôle US.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 00:21
@Fanny
Cet article ne concerne absolument pas l’Allemagne qui, dois-je le rappeler, est un Etat souverain qui s’allie avec quI bon lui semble. Inutile de publier des commentaires totalement hors-sujet pour tenter de faire diversion !
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Eric F
22 août 2025 10:06
@Thot
Je partage votre interprétation que le terme ’’dénazification’’ utilisée par les dirigeants russes et leurs relais, vise au renversement du gouvernement nationaliste ukrainien pro-occidental, avec une référence à la ’’guerre patriotique’’ russe contre l’Allemagne nazie est ses supplétif.Mais le régime actuel de Kiev célèbre en tant que héro de son histoire des groupes et individus (notamment Bandera) ayant collaboré avec les nazis, et utilise des milices qui s’en réclament. L’occident aurait donc du conditionner son soutien au retrait de ces références au nazisme, pour des raisons de principe et pour ne pas alimenter l’argumentaire russe.
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Thot
22 août 2025 10:32
@Eric F
« pour des raisons de principe et pour ne pas alimenter l’argumentaire russe. »
Oui, c’est toujours le même problème... l’argumentaire russe n’est pas aussi débile qu’on veut bien le faire croire mais on préfère s’enfoncer que dans nos erreurs quitte à perdre toute notre crédibilité que de faire machine arrière. -
Jean Dugenêt
22 août 2025 11:02
@Eric F
"L’occident aurait donc du conditionner son soutien au retrait de ces références au nazisme, pour des raisons de principe et pour ne pas alimenter l’argumentaire russe."
C’est qui, c’est quoi : l’occident ?
Il importe que les organisations du mouvement ouvrier rejettent toute compromission par rapport au nazisme, à l’antisémitisme. Tous ceux qui prétendent œuvrera pour le socialisme (anarchistes, socialistes, communistes, trotskystes) doivent en principe agir au plan international. Ils doivent par divers canaux entretenir des relations avec des organisations ukrainiennes comme le font les militants du Resu. C’est à ce niveau qu’ils doivent intervenir pour combattre tous ceux qui défendent d’une manière ou d’une autre le bandérisme.
Je suppose donc que vous agissez vous-même dans cette direction.
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Christophe
22 août 2025 11:19
@Eric F
Mais pourquoi cela ?L’occident aurait donc du conditionner son soutien au retrait de ces références au nazisme, pour des raisons de principe et pour ne pas alimenter l’argumentaire russe.
Lors de la semaine des nations captives, en 1983, le drapeau de l’organisation nazie OUN a flotté sur le toit du Capitole aux USA, signe d’un soutien américain à cette organisation nazie.
En 1982, Georges W Busch a reçu, à la Maison Blanche Iaroslav Stetsko, idéologue de l’OUN, celui qui a élaboré le programme nazie de cette organisation. Celui qui a écrit dans son histoire de vie : Je considère le marxisme comme un produit de l’esprit juif, qui a cependant été appliqué en pratique dans la prison des peuples moscovites par les peuples moscovites-asiatiques avec l’aide des Juifs. Moscou et la juiverie sont les plus grands ennemis de l’Ukraine et les porteurs d’idées internationales bolcheviques corrompues. Je mesure pleinement le rôle indéniablement néfaste et hostile des Juifs, qui aident Moscou à asservir l’Ukraine.... Je suis donc favorable à la destruction des Juifs et à l’opportunité d’introduire en Ukraine les méthodes allemandes d’extermination des Juifs.
Mais que faut-il comme élément de preuve pour vous convaincre que l’occident, principalement les anglosaxons, ont toujours soutenu le nazisme. Le MI6 a pourtant recréé l’OUN en 1947, le projet Aerodynamic de la CIA expose clairement qu’ils doivent s’appuyer sur les nazis ukrainiens pour lutter contre les intérêts soviétiques en Ukraine et le projet Redskin des canadiens est la copie conforme de Aerodynamic.
Les pays occidentaux sont très loin d’être exemplaire. Et vous savez comme moi, vu que vous connaissez l’histoire, que lorsque l’Allemagne déclare la guerre aux USA, les américains hésitent toujours entre une alliance avec les communistes ou une alliance avec les nazis.
L’auteur de cet article ne connait pas l’histoire donc il faut éviter de parler histoire avec lui mais vous ...
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Christophe
22 août 2025 11:40
@Eric F
Vous vous rendez comte, Jean Dugenêt vous propose même d’adhérer à un mouvement qui soutien le bandérisme.
Ce personnage est symptomatique de ce que disait Jean-Paul Marat : Derrière les bons mots se cachent souvent les lus viles des intentions.
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Eric F
22 août 2025 12:00
@Jean Dugenêt
Lorsque je parlais de l’« occident » qui aurait du conditionner son aide au rejet de toute référence au nazisme, il s’agit des gouvernants de nos pays ainsi que des relais d’opinion (partis politiques, grands média), qui présentent l’Ukraine comme rempart de la démocratie, sans qu’elle en respecte certaines valeurs fondamentales (à quoi s’ajoute la corruption, que nos média occultent, contrairement aux média ukrainiens). -
Eric F
22 août 2025 12:19
@Christophe
Les situations et circonstances peuvent faire évoluer les positions.
Effectivement dans les années 30, les milieux d’affaire ont appuyé les ultranationalistes contre les communistes.
Mais lors de la guerre, Roosevelt a apporté une aide en moyens et équipements à la Grande Bretagne avant même l’entrée en guerre des USA. Par la suite même si la déclaration de guerre avait été faite par l’Allemagne par solidarité avec les Japonais ses alliés, les USA ont mis leurs forces et moyens dans la guerre contre le nazisme, et à cette époque apporté leur soutien aux soviétiques.
C’est à la toute fin de la guerre que la question de la rivalité avec les soviétiques est devenue prépondérante (crainte d’extension dans d’autres pays), incluant la ’’reconversion’’ d’ancien nazis.
L’Europe ayant directement subi la botte nazie, elle est plus « regardante » sur ce point que les USA où la liberté d’expression prédomine y compris celles antagoniques avec les valeurs proclamée. Trump est dans cette lignée. -
Phil
22 août 2025 13:40
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« l’Allemagne qui, dois-je le rappeler, est un Etat souverain.... »
Etat souverain qui « héberge » 13 bases américaines sur son territoire, va falloir revoir la définition de l’expression « état souverain ». Peut être que cela veut dire « vassal des usa ». -
Jean Dugenêt
22 août 2025 15:29
"Lorsque je parlais de l’« occident » qui aurait du conditionner son aide au rejet de toute référence au nazisme, il s’agit des gouvernants de nos pays ainsi que des relais d’opinion (partis politiques, grands média), qui présentent l’Ukraine comme rempart de la démocratie, sans qu’elle en respecte certaines valeurs fondamentales (à quoi s’ajoute la corruption, que nos média occultent, contrairement aux média ukrainiens). "
Nous n’avons pas à donner des leçons en matière de corruption aux ukrainiens et les russes seraient aussi bien mal placés pour en donner. La corruption est générale. D’où viennent les grandes fortunes dans les pays capitalistes ? Sont-elles propres ? Par qui notre pays est-il dirigé ? Comment Macron a-t-il été élu en 2017 ? Je vous conseille la lecture de mon livre à ce sujet.
La corruption dans les pays de l’ancienne URSS est de nature différente, mais elle n’est ni mieux ni moins bien. Elle est étroitement liée à la volonté, soutenue largement par les capitalistes du monde entier, de faire passer le régime économique en force et le plus rapidement possible après la chute de Gorbatchev. Elle est intrinsèquement liée à l’émergence des oligarques qui ne sont que des grands bandits. Le plus grand de tous étant Poutine lui-même.
Notre responsabilité est aussi de soutenir nos amis ukrainiens qui luttent contre la corruption en Ukraine. Je pense que la corruption en Russie est encore pire. La corruption en Ukraine reste cependant importante.
Dans ces pays, lutter contre la corruption, c’est lutter pour le socialisme. N’attendez pas que les capitalistes des autres pays soutiennent ce combat.
Ceci dit, je ne comprends pas votre volonté dans la diplomatie entre pays capitalistes de conditionner une aide aux respects de principes qui ne sont appliqués dans aucun pays. C’est aux ukrainiens d’exiger que les symboles du bandérisme disparaissent. Nous devons soutenir les organisations ukrainiennes qui le font. Nous devons aussi lutter pour qu’en France disparaissent tous les symboles liés à la sympathie pour la collaboration avec les nazis. Cela commence par la reconnaissance que Mitterrand fut un Pétainiste de premier plan. Au niveau européen, il serait temps aussi de dire que Walter Hallstein fut un nazi de premier plan avant de manifester des exigences à l’égard des ukrainiens.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 19:27
@Phil
Vassal des Etats-Unis, Vassal de la Russie, Vassal de la Chine... Un pays est libre de s’allier avec n’importe quel Etat. Que pensez-vous donc des anciens Etats de l’URSS qui « accueillent » des bases militaires russes (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, territoires sécessionnistes volés par la Russie à la Géorgie, Moldavie, etc). Ah oui, la Russie ça ne compte pas pour vouis, j’avais oublié ! C’est un pays qui a toutes les qualités et tous les droits...
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Phil
22 août 2025 20:49
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« C’est un pays qui a toutes les qualités et tous les droits... »
C’est vous qui l’écrivez. -
Et hop !
23 août 2025 16:20
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia : « Cet article ne concerne absolument pas l’Allemagne qui, dois-je le rappeler, est un Etat souverain qui s’allie avec quI bon lui semble. »
Non, l’Allemagne et la Japon sont des pays militairement occupés par l’OTAN depuis 1945, il n’a jamais été signé un traité de paix.Est-ce que vous pensez que le Mexique qui est un État souverain, a le droit de faire une alliance militaire avec la Russie et de la laisser installer des bases militaires à sa frontière avec les USA ?
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ETTORE
21 août 2025 20:13
Buonasera Giuseppe.
Il semblerait bien qu’il y ait beaucoup trop de « Nazes » de chaque côté de cette frontière.
Puis faut dire également que les « nazillards » de tous bords, qui font « game » de tous armements ;, sous prétexte que leur foi, en l’être humain, ne peu être que
« zélé »...Pose un sérieux problème d’unilatéralité.
Vous savez Giuseppe, quand la balle est tirée, elle ne choisit pas l’idéologie....
Elle abat ! Point barre !
Le reste, logo, croix gammée, identité forcenée, amour sans concession du pays....
Nous devons le respect à notre mère, à minima à notre père...
Mais...La Mère patrie est souvent traitée comme une prostituée, dont les enfants sont trimbalés, en mise en garde à vous, alterné, d’une insulte à une autre, sans que jamais, on ne sache si le Père de la nation, a abusé d’elle, si elle s’est laissé faire, et si en définitive, nous ne sommes, que le résultat de la batardisation, de tous ces actes, qui parfois, sont NOUS, parfois, sont les....Autres.
Et croyez moi Giuseppe, ,notre temps personnel est trop court, pour juger l’histoire, comme si c’est nous qui l’avions engendré.
Nous n’avons que le temps de passer devant, un, des bouts de la lorgnette.
Le bout, que certaines grandes gueules, veulent bien nous laisser à disposition, mais à condition que l’on paye la vue.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 00:44
Buonasera @ETTORE,
Votre commentaire, poétique et philosophique, touche une vérité brute : la guerre, avec ses balles aveugles, ne discrimine pas les idéologies. Vous avez raison, les « nazillards » de tous bords, drapés dans leurs certitudes, transforment la « Mère patrie » en un champ de bataille où les enfants paient le prix fort. Cette « bâtardisation » des idéaux, comme vous l’appelez, révèle l’absurdité d’une rhétorique qui glorifie la violence sous des drapeaux divers. Mais si notre temps est trop court pour juger l’histoire, il est assez long pour dénoncer les manipulations, comme cette « dénazification » qui cache des ambitions bien moins nobles.
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Rinbeau
21 août 2025 20:52
Il aurait été intéressant en tant qu’historien que l’auteur nous parle de la génèse de ces groupes ultranationalistes qui trouve leur origine au début du XXème siècle au sein des centuries noires..
Les Centuries noiresLa première tentative de constituer une organisation de masse aux orientations extrémistes affirmées se situe au tout début du XXe siècle : il s’agit des Centuries noires qui regroupent trois mouvements apparus dès 1900, plaçant les revendications nationalistes au centre de leur idéologie. A la faveur des mesures de démocratisation de la vie politique prises par le tsar Nicolas II, les Centuries noires se constituent en formation politique autonome, conservatrice, avec pour mission première d’enrayer les tendances révolutionnaires à l’œuvre. Elles comptent alors plusieurs centaines de milliers de membres, unis dans leur opposition aux idées défendues par l’intelligentsia ou les milieux ouvriers. Elles soutiennent la famille impériale et la politique menée par le tsar, mais surtout affirment leur loyauté à l’égard de l’Eglise orthodoxe, prises de position qui leur valent la bienveillance des cercles dirigeants.
A la suite de l’abdication du tsar et de la révolution de février 1917, l’organisation fut dissoute.
Après les révolutions de février et d’octobre 1917, la guerre civile contraint plusieurs millions de Russes à fuir à l’étranger. La plupart des émigrés ont du mal à s’intégrer et tentent de rester en contact avec le monde russe, mais aussi avec les membres de leurs familles demeurés sur place. Ils espèrent en fait pouvoir rapidement revenir chez eux et croient en la restauration de l’ancien régime : environ 80 % des émigrés russes étaient attachés à la monarchie et parmi eux d’anciens membres des Centuries noires [2]. Cette perspective s’évanouissant peu à peu, les principales figures des milieux radicaux émigrés forgèrent leurs propres structures et cercles de réflexion à l’étranger. L’avènement de l’Italie fasciste dans les années 1920, puis l’arrivée au pouvoir du Parti national-socialiste en Allemagne dans les années 1930, encouragèrent la création du Parti monarchiste nationaliste Jeune Russie à Paris, du Parti fasciste de toute la Russie en Mandchourie, du Mouvement national-socialiste russe en Allemagne et de l’Organisation fasciste de toute la Russie aux Etats-Unis, pour ne prendre que ces exemples.-
Rinbeau
22 août 2025 19:09
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Votre cuisine est indigeste.. Un cuisinier qui oublie les ingrédients de base est un imposteur culinaire.. Qui se dit historien et oublie d’informer sur ce qui ne convient pas à ses convictions politiques est un falsificateur..

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Buzzcocks
21 août 2025 21:04
Il est intéressant de noter que le régime poutinien remet des statues de Staline, dans les centres villes, les stations de metro. Donc, il joue à fond la carte de l’anti-nazisme en mettant en avant le camarade Joseph, présenté comme le super vainqueur de Hitler. Et je me dis que si il le fait, c’est que c’est payant.
Donc le discours : nous contre les méchants nazis, ça a toujours fonctionné.
Après, je ne suis pas objectif, tous les russes que je connais, ne sont pas dupes.. ; mais ils ne vivent plus en Russie.
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Eric F
22 août 2025 10:21
@Buzzcocks
il apparait en effet que les références à la ’’grande guerre patriotique’’ sont utilisées pour catalyser l’élan national autour des dirigeants russes dans le cadre du conflit et des tensions géopolitiques, et faire accepter les conséquences de l’économie de guerre.
La sortie de conflit devra être présentée comme victorieuse (réincorporation de territoires historiques), la difficulté sera de revenir à une économie normale, un deal avec les USA pouvant alors constituer une aubaine. -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 10:40
Bonjour @Buzzcocks,
Merci pour ce commentaire, qui touche un point crucial avec une pointe d’ironie bien placée ! Vous mettez le doigt sur une stratégie clé du régime de Poutine : ressusciter Staline, l’icône de la victoire contre Hitler, pour doper son discours anti-nazi et galvaniser le patriotisme russe. Ces statues de Staline qui réapparaissent dans les villes ou les métros ne sont pas un hasard : c’est une mise en scène calculée, un clin d’œil à la « Grande Guerre patriotique » qui fait vibrer la corde sensible de l’identité nationale. Et oui, ça semble « payant », du moins pour mobiliser une partie de la population bercée par la propagande d’État. Le refrain « nous contre les méchants nazis » est une vieille recette qui marche, surtout quand les médias indépendants sont muselés.Votre remarque sur les Russes que vous connaissez, expatriés et lucides, est révélatrice. Elle montre à quel point le contrôle de l’information en Russie étouffe les voix critiques. Ceux qui ont accès à d’autres perspectives, hors des frontières, voient clair dans cette manipulation. Mais pour ceux restés sous la coupe de la télé d’État, Staline redevient un héros, et la « dénazification » un slogan hypnotique. Cela dit, n’est-ce pas paradoxal de glorifier Staline, dont le pacte avec Hitler en 1939 a ouvert la voie à la guerre, tout en prétendant combattre le nazisme ?
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Thot
21 août 2025 21:04
C’est assez étonnant que l’auteur de l’article s’en référe à Navalny dans un article sur le nazisme. Navalny a non seulement rejoint le parti nationaliste mais a également comparé une minorité à des insectes qu’il faudrait éradiquer. Il s’en est excusé certes, mais, étant donné ses allés et retours, il demeure une figure assez controversée voire guignolesque de la scène publique.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 00:28
@Thot
Il ne s’agit pas d’un article sur le nazisme. Navalny était un nazi, selon vous ? Il n’était pas ukrainien mais russe. Vous apportez donc de l’eau au moulin : les nazis sont en Russie. CQFD.
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Rinbeau
21 août 2025 21:08
Il suffit de se pencher sur les origines de Macha Méril par exemple que l’on entend se répandre sur LCI pour comprendre la haine que portent encore de nos jours ces anciens aristocrates Russes qui ont tout perdu pendant la révolution de 1917..
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 00:38
@Rinbeau
Je n’en sais absolument rien. Cela fait près de dix ans que je ne regarde plus la télévision.
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Eric F
22 août 2025 10:25
@Rinbeau
C’est en effet assez pitoyable de faire intervenir sur les plateaux d’info des ’’célébrités’’ sur le retour, comme si elles avaient quelqu’expertise que ce soit en géopolitique. Leur propos sont des images d’Epinal et des clichés simplistes -
Fanny
22 août 2025 17:28
@Rinbeau
la haine que portent encore de nos jours ces anciens aristocrates Russes qui ont tout perdu pendant la révolution de 1917.Il y a pire encore.
Son admiration pour son conjoint, auteur de musiques à chier. Sortez les parapluies (de cherbourg).
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Alex la Plume
22 août 2025 09:15
Je partage totalement votre point de vue : il est incohérent de justifier l’« opération militaire » en Ukraine par un prétexte de « dénazification » alors que le pouvoir russe tolère et utilise lui-même des groupes néo-nazis comme Rusich. Cet argument n’est qu’un écran de fumée pour masquer de véritables ambitions impérialistes.
J’ajoute que cette stratégie s’accompagne d’une répression féroce en Russie : pas de contre-pouvoirs, médias muselés, histoire manipulée. Cette rhétorique vise surtout à délégitimer l’Ukraine, pour imposer la guerre et nier son existence nationale. Merci pour cette analyse qui déconstruit efficacement la propagande du Kremlin.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 10:43
Bonjour @Alex la Plume,
Merci pour votre commentaire éloquent et percutant ! Vous avez parfaitement saisi l’hypocrisie au cœur de la rhétorique de « dénazification » : brandir cet argument tout en s’appuyant sur des groupes comme Rusich, c’est un peu comme éteindre un feu avec de l’essence. Vous pointez justement l’écran de fumée qui cache les ambitions impérialistes de Poutine, visant à nier l’identité même de l’Ukraine. Et vous avez raison de souligner la répression brutale en Russie — sans médias libres ni contre-pouvoirs — , le Kremlin peut tordre l’histoire à sa guise. Merci pour ce retour qui enrichit le débat !
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Christophe
22 août 2025 11:01
@l’auteur
Que pensez-vous de l’historien germano polonais Grzegorz Rossoliński-Liebe, le biographe de Bandera, reconnu par ses pairs comme le spécialiste du fascisme et du nazisme en Europe ? Sans doute un gros crétin qui raconte des âneries, non ? Si ce n’est pas le cas, c’est vous qui racontez des âneries.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 11:19
@Christophe
Quel culot de m’accuser d’« âneries », sans même pointer du doigt une erreur précise ! Vous agitez le nom de Rossoliński-Liebe comme un étendard, mais avez-vous seulement ouvert ses livres ? Ce spécialiste du nationalisme ukrainien, loin de crier à une Ukraine « remplie de nazis », démonte la propagande de Poutine sur la « dénazification » dans ses travaux, comme son article de 2022, entre autres. Il y écrit noir sur blanc que l’Ukraine n’est pas gouvernée par des « nazis » et que ce discours est une fable pour justifier une guerre impérialiste, exactement ce que dit mon article.Alors, où est le rapport avec vos insinuations ? Si vous voulez jouer les érudits, citez une source, un fait, pas juste des invectives. Pendant ce temps, le Kremlin parade avec des milices néo-nazies comme Rusich. Ça, c’est du concret. Votre commentaire ? Du bruit hors sujet. Envie de discuter du fond ou vous restez sur vos approximations ? -
Christophe
22 août 2025 11:25
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
En effet, en 2022 il fallait réagir pour être dans la ligne de conduite des gouvernants ; ceux qui n’ont as suivi la ligne ont été rivé d’emploi ou de sujet de recherche.
Son livre sur Bandera écrit en 2015 est très explicite. Et qu’il contredise le résultat de ses recherches ose en effet souci. Mais qui croire, celui qui écrit sans contrainte ou celui qui est soumis à des contraintes fortes ?
Dans sa biographie de Bandera il explicite très bien que l’ouest de l’Ukraine, berceau du nazisme ukrainien, constitue une identité nationale basée sur les valeurs du nazisme de la seconde guerre mondiale, vénérant sans autre forme de procès, les figures représentatives du nazisme ukrainien.
Avez-vous lu, dans votre vie, un seul livre d’histoire autre que de la propagande ?
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Jean Dugenêt
22 août 2025 11:26
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Vous vous adressez à un spécialiste de l’imposture. S’il fallait le croire, il aurait quinze thèses et serait spécialiste d’un peu tout et n’importe quoi. Vous venez de le prendre en flagrant délit d’outrecuidance. Le seul domaine où il est champion, c’est celui des insultes.
Il n’a donc pas hésité à vous attribuer un bonnet d’âne. Qui peut se permettre de faire cela ? Votre réponse, pleine de retenue et d’intelligence va l’énerver. Il va sortir de ses gongs.
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Christophe
22 août 2025 11:34
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Pour les oints vous osez nous sortir les excuses éculées. Le fait d’avoir un président juif n’a aucun rapport avec le nazisme en Ukraine. En Israël se ose aussi la question des groupes juifs néo-nazis !
En Ukraine, quand on s’informe un peu historiquement, on voit poindre les valeurs du nazisme dans certains oblasts qui ont récupéré dès 1991 les descendants de l’OUN, de l’UPA et de la Waffen SS Galicie, protégés par les USA et le Canada qui leur ont offert un havre de paix pour les protéger de leur condamnation par Nuremberg pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Rossoliński-Liebe l’écrit d’ailleurs dans ses ouvrages (que vous n’avez pas lu a priori) en parlant aussi du remplacement des statues des victimes et des combattants contre la nazisme par des statues en l’honneur des génocidaires de l’OUN et de l’UPA, et cela dès 1991. -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 11:42
@Christophe
Votre commentaire dégouline de mauvaise. Vous insinuez que Grzegorz Rossoliński-Liebe, un historien reconnu, aurait trahi ses propres recherches pour « suivre la ligne » en 2022, sous la pression des « gouvernants ». Sérieusement ? Vous pensez qu’un universitaire de sa trempe, qui a fouillé les archives de sept pays pour son livre Stepan Bandera : The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist (2014, pas 2015, corrigez vos notes), plierait face à des contraintes imaginaires ? Ses travaux montrent que l’OUN de Bandera a collaboré avec les nazis et commis des atrocités, mais il n’a jamais écrit que l’ouest de l’Ukraine d’aujourd’hui est un « berceau du nazisme » ou que l’identité nationale ukrainienne repose sur des « valeurs nazies ». Allez, citez-moi une page où il dit ça. Je vous attends.Dans son article de 2022, Rossoliński-Liebe démolit la propagande poutiniste de la « dénazification », affirmant que l’Ukraine moderne n’est pas gouvernée par des nazis. Ça contredit votre lecture biaisée, pas ses recherches. Quant à votre attaque sur mes lectures, elle est presque comique : accuser un historien de ne lire que de la « propagande » sans avancer un seul argument, c’est du niveau bac à sable. J’ai lu Rossoliński-Liebe, Hilberg, Kershaw, et j’en passe. Et vous, à part les communiqués du Kremlin, vous lisez quoi ?Plutôt que de balancer des insinuations, débattons sur des faits. Si l’Ukraine est si « nazie », pourquoi Poutine s’appuie-t-il sur des milices comme Rusich, avec leurs runes SS ? Allez, sortez un argument solide, ou restez dans votre bulle de désinformation ! -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 11:48
@Christophe
Vous revenez à la charge avec la même hargne, mais toujours aussi peu de précision, cher lecteur ! Accuser l’article de « sortir des excuses éculées » ne change rien au fait que votre commentaire recycle la propagande pro-Kremlin en déformant les travaux de Rossoliński-Liebe. Oui, le président juif d’Ukraine, Volodymyr Zelensky, n’efface pas l’histoire complexe du pays, mais brandir l’argument des « valeurs du nazisme » dans certains oblasts pour justifier l’invasion russe, c’est une pirouette digne des meilleurs contorsionnistes du Kremlin.Rossoliński-Liebe, que vous citez sans jamais donner de référence précise, documente effectivement le culte problématique de figures comme Bandera ou l’OUN-UPA dans certaines régions de l’Ukraine post-1991, notamment dans son livre Stepan Bandera : The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist (2014). Il critique la réhabilitation de ces figures, parfois glorifiées via des statues ou des commémorations, et les liens historiques de l’OUN et de l’UPA avec des crimes de guerre. Mais – et c’est un gros mais – il ne dit nulle part que l’Ukraine moderne est un bastion du nazisme, ni que ces régions dictent la politique nationale. Au contraire, dans son article de 2022, il démonte explicitement la rhétorique poutiniste de la « dénazification », affirmant que l’Ukraine n’est pas gouvernée par des nazis. Vous déformez ses propos pour coller à votre narratif.Votre allusion aux « descendants » de l’OUN, de l’UPA ou de la division Waffen-SS Galicie, « protégés » par les USA et le Canada, est un classique des théories conspirationnistes pro-russes. Oui, certains collaborateurs ukrainiens ont trouvé refuge en Occident après 1945, comme dans d’autres pays, mais prétendre qu’ils ont façonné une Ukraine « nazie » aujourd’hui est une exagération grotesque. Les élections de 2019, où les partis ultranationalistes ont récolté moins de 2 % des voix, prouvent que l’extrême droite est marginale dans la politique ukrainienne. Comparez cela à la Russie, où des milices comme Rusich, avec leurs symboles néo-nazis, combattent pour Poutine. Ça, vous n’en parlez pas. Étrange omission, non ?Quant à votre attaque sur mes lectures, elle est toujours aussi risible. J’ai lu Rossoliński-Liebe et je peux même vous donner des pages si vous voulez jouer au jeu des citations. Mais vous, à part des accusations vagues et des clichés sur des « oblasts nazis », qu’apportez-vous au débat ? Si vous voulez parler d’histoire, donnez des faits précis, pas des amalgames dignes d’un tract du GRU. -
Christophe
22 août 2025 11:57
@Giusee di Bella di Santa Sofia
Votre exemple d’article sur Rossoliński-Liebe renvoie en fait sur un article de Freeland, la vice première ministre du Canada de Tudeau qui a écrit :
Mes grands-parents maternels ont fui l’Ukraine occidentale après qu’Hitler et Staline ont signé leur pacte de non-agression en 1939. Ils n’ont jamais osé y retourner, mais ils sont restés en contact étroit avec leurs frères et sœurs et leurs familles, qui sont restés sur place. Pour le reste de leur vie, mes grands-parents se sont considérés comme des exilés politiques ayant la responsabilité de maintenir en vie l’idée d’une Ukraine indépendante, qui avait existé pour la dernière fois, brièvement, pendant et après le chaos de la révolution russe de 1917. Ce rêve a persisté jusqu’à la génération suivante, et dans certains cas jusqu’à la génération d’après.
Alors que quand on s’informe en histoire, le quotidien Krakivski Visti a été dirigé par Mykhailo Chomiak, le grand père maternel de la vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland et qu’il a fait l’aologie du nazisme, de l’extermination des juifs, ... jusqu’en 1945. D’ailleurs Chomiak a été très bien récompensé pour sa propagande nazie et a personnellement bénéficié de la dépossession des Juifs de Pologne. Il a reçu un appartement de luxe dans le palais Pugetów au 15 Starowiślna, comme le montre le courrier qu’il a envoyé le 19 septembre 1940 à l’agence d’État allemande prédatrice officiellement chargée de dépouiller les Juifs de leurs biens. Comme cette lettre le laisse entendre, Chomiak a été en tête de file pour le butin de l’Holocauste à Cracovie -
Christophe
22 août 2025 12:08
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
A part faire la propagande de la CIA vous connaissez quoi à l’histoire, les écrits de Robert Conquest, un ancien collègue de la CIA.
Les partis nationalistes n’ont strictement rien à voir avec la culture nazie. Le fait de renommer les avenues de la capitale en l’honneur de nazis ne semble pas vous choquer, votre fonction à la CIA vous confère donc l’obligation d’un soutien indéfectible au nazisme ?
Aaaah les théories conspirationnistes pourtant même Rossoliński-Liebe parle de ce soutien américain et canadien aux anciens nazis et à leurs descendants. Ils n’ont pas façonné une Ukraine nazie puisque l’est de l’Ukraine ne veut as de cette tendance. Déformer les propos de son interlocuteur met en évidence votre incapacité chronique à lire et étudier un texte.
La différence fondamentale entre la Russie et l’Ukraine, ou entre l’Ukraine et bien d’autres pays qui ont des groupes nazis, c’est qu’aucun nazi n’est dans les rouages du pouvoir alors qu’en Ukraine ce n’est pas le cas. Lorsque Nuland et Pratt ont constitué le premier gouvernement ukrainien post Maïdan, 9 ministres néo-nazis avaient pris place. Mais cela a dû vous échapper, normal c’est de l’histoire

-
Jean Dugenêt
22 août 2025 12:29
@Christophe
"En Ukraine, quand on s’informe un peu historiquement, on voit poindre les valeurs du nazisme dans certains oblasts qui ont récupéré dès 1991 les descendants de l’OUN, de l’UPA et de la Waffen SS Galicie, protégés par les USA et le Canada qui leur ont offert un havre de paix pour les protéger de leur condamnation par Nuremberg pour crime de guerre et crime contre l’humanité.«Vous faites encore une démonstration de fatuité et d’outrecuidance. Vous êtes sans doute le seul à penser qu’une phrase d’une telle longueur et particulièrement claire. La résolution des anaphores n’a plus rien d’intuitif avec une telle syntaxe. Pensez-vous qu’un lecteur perçoit immédiatement quels sont les antécédents des pronoms comme »leur« .
S’il n’y avait que cela.
D’emblée, vous faites part de votre compétence en histoire qui est assurément supérieure à celle de votre interlocuteur. Le pauvre ! Pensez donc ! Il aurait dû s’informer historiquement.
Vous avez en plus un sens de la perception dont nous sommes dénués. Vous affirmez : »on voit poindre les valeurs du nazisme dans certains oblasts". Il s’agit bien d’un sixième sens. Ni la vue, ni l’odorat ne permettent de percevoir comment les valeurs du nazisme montrent le bout de leur nez. S’il ne s’agissait que d’une formule métaphorique, alors des explications devraient suivre. Je n’en vois pas.
Quoique... Faudrait-il comprendre que des oblasts seraient peuplés de nazis puisque certains de leurs ancêtres auraient pu être nazis ? À ce compte, la France serait peuplée de potentiels collabos des nazis, car le régime de la collaboration sous Pétain y a parfaitement fonctionné. Quant à l’Allemagne, elle serait simplement peuplée de nazis tout comme l’Autriche.
Bref ! Vous avez encore réussi à nous épater avec vos talents.
Dîtes-nous donc comment se portent les colons russes en Crimée. Que produisent-ils qui soit utile à l’humanité ? Vivent-ils néanmoins confortablement ? Comment va votre belle-sœur ?
-
agent ananas
22 août 2025 12:31
@Christophe
Chrystia Freeland est une menteuse. Son grand père maternel était bien un collabo nazi.
https://ottawacitizen.com/news/national/defence-watch/chrystia-freelands-granddad-was-indeed-a-nazi-collaborator-so-much-for-russian-disinformation -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 12:36
@Christophe
Vous revenez avec la même hargne, mais votre cocktail d’insultes et d’allégations bancales ne fait pas avancer le débat. Déconstruisons votre commentaire avec le mordant qu’il mérite, en restant dans les clous des faits.Vous m’accusez de faire la « propagande de la CIA » en citant Robert Conquest. Conquest, historien britanno-américain, a exposé les crimes staliniens dans The Great Terror (1968) et The Harvest of Sorrow (1986). Oui, il a collaboré avec le Foreign Office britannique, mais réduire son travail à de la « propagande » sans critiquer un seul argument, c’est de la paresse intellectuelle.
Quant à moi, désolé, pas de badge CIA à exhiber. Votre insinuation que je soutiendrais le « nazisme » est non seulement absurde et insultante, mais montre que vous préférez l’invective à l’argumentation. Je vous rappelle que la diffamation, les infultes, l’atteinte à l’honneur et le cyber-harcèlement (ce que vous pratiquez actuellement à mon encontre) sont des délits sérieusement punis par la loi, en particulier lorsqu’ils sont commis en public (ce qui est le cas sur les forums internet). Votre pseudonymat ne vous protège pas d’éventuelles poursuites judiiaires. Internet n’est pas une zone de non-droit !
Sur les « avenues renommées en l’honneur de nazis », vous visez les rues dédiées à Stepan Bandera ou autres figures controversées. Rossoliński-Liebe critique cette glorification dans certaines régions, mais il ne dit jamais que l’Ukraine entière est un repaire nazi. Selon l’Institut ukrainien de la mémoire nationale, sur plus de 51 000 renommages de rues depuis 2014, seules 34 portaient le nom de Bandera en 2017. Vous gonflez les faits pour servir votre narratif. Ça vous choque, ça, mais les statues de Staline réinstallées en Russie, responsable de dizaines de millions de morts, ça passe crème ? Curieuse sélectivité.
Votre affirmation de « 9 ministres néo-nazis » post-Maïdan est une pure invention. Après 2014, Svoboda, un parti nationaliste radical, a eu 4 ministres dans le gouvernement intérimaire, pas 9. Qualifier ces figures de « néo-nazis » est une exagération : Svoboda, malgré son passé trouble, s’est modéré, et son score électoral s’est effondré à 2,15 % en 2019. Invoquer Nuland et Pyatt (pas « Pratt ») comme architectes d’un complot nazi, c’est du conspirationnisme recyclé. Nuland a soutenu Maïdan comme mouvement pro-européen, pas comme une cabale fasciste.
Vous citez Rossoliński-Liebe pour le soutien américain et canadien aux « anciens nazis ». Oui, des collaborateurs comme Mykola Lebed ont été protégés par la CIA après 1945 pour des opérations anti-soviétiques. Mais prétendre que cela a créé un gouvernement ukrainien « nazi » est un délire. L’est de l’Ukraine, comme vous le notez, rejette ces tendances, et même à l’ouest, l’extrême droite est marginale. En Russie, par contre, des milices comme Rusich, avec leurs runes SS, sont enrôlées dans la guerre. Ça, vous n’en pippez mot. Étrange, non ?
Votre reproche sur mon « incapacité à lire » est risible quand vous tordez les faits pour coller à la rhétorique du Kremlin. Rossoliński-Liebe rejette l’idée d’une Ukraine nazie dans ses écrits de 2022.
Désormais, vos commentaires resteront sans réponse de ma part. J’ai assez perdu de temps !
-
Jean Dugenêt
22 août 2025 12:48
@Christophe
"A part faire la propagande de la CIA vous connaissez quoi à l’histoire, les écrits de Robert Conquest, un ancien collègue de la CIA.
Les partis nationalistes n’ont strictement rien à voir avec la culture nazie. Le fait de renommer les avenues de la capitale en l’honneur de nazis ne semble pas vous choquer, votre fonction à la CIA vous confère donc l’obligation d’un soutien indéfectible au nazisme ?
Aaaah les théories conspirationnistes pourtant même Rossoliński-Liebe parle de ce soutien américain et canadien aux anciens nazis et à leurs descendants. Ils n’ont pas façonné une Ukraine nazie puisque l’est de l’Ukraine ne veut as de cette tendance. Déformer les propos de son interlocuteur met en évidence votre incapacité chronique à lire et étudier un texte."
Après votre démonstration de fatuité et d’outrecuidance, vous passez maintenant à la jactance et l’infatuation.
Vous vous adressez à votre interlocuteur en le traitant d’ignare en histoire (vous connaissez quoi à l’histoire), en l’accusant de diverses incapacités (votre incapacité chronique à lire et étudier un texte), en lui attribuant des fonctions qu’il n’a pas (votre fonction à la CIA), en l’accusant des pires soutiens (un soutien indéfectible au nazisme).
Il ne s’agit que d’une suite d’insultes. Vous exercez ici pleinement votre seule compétence. Vous ne savez rien faire d’autre.
-
pemile
22 août 2025 14:30
@Jean Dugenêt « Il ne s’agit que d’une suite d’insultes. Vous exercez ici pleinement votre seule compétence. Vous ne savez rien faire d’autre. »
Son historique le prouve, mais il a aussi une autre belle compétence pour la mythomanie, ses 3 diplômes d’ingénieur, dont un en informatique et ses trois doctorats, dont deux en informatique, alors que son historique prouve qu’il n’a même pas les bases d’un BTS ! -
Christophe
24 août 2025 18:28
@agent ananas
Je sais, je dispose de copies de lettres de son grand-père, j’aime faire acte d’histoire, à l’inverse de l’auteur qui n’est en aucun cas un historien.
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Christophe
24 août 2025 18:29
@pemile
Mais oui mon blaireau référé. Continue à rebondir avec ces suppôts du nazisme. C’est vrai que cela t’arrange pour t’exonérer de ton incompétence.
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Christophe
24 août 2025 18:30
@pemile
Dugenet est un Trotskiste, la pire des espèces humaines, ceux qui s’exonère des crimes de Trotski pour les mettre sur le dos de Staline. Bizarrement, cela n’est pas étonnant que vous forniquiez avec cette lie de la société humaine.
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pemile
24 août 2025 21:17
@Christophe « C’est vrai que cela t’arrange pour t’exonérer de ton incompétence. »
Ose me dire le roi des mythos d’AVox ?

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Jean Dugenêt
22 août 2025 12:30
@Furax
« Je n’ai pas lu votre article car je n’ai pas de temps à perdre. »Mais vous prenez le temps de venir écrire cela.
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agent ananas
22 août 2025 12:23
L’étrange proxy guerre de l’occident. Lorsque des juifs s’allient avec les nationalistes néo nazis ukrainiens.
-
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 12:43
@agent ananas
Votre commentaire pue l’antisémitisme et les clichés conspirationnistes à plein nez. Cette soi-disant « proxy guerre » où « des Juifs s’allient avec des néo-nazis ukrainiens » est une fiction tout droit sortie de la propagande du Kremlin, qui adore agiter ce genre de saletés pour salir l’Ukraine. Les faits ? L’Ukraine est dirigée par un président juif, Volodymyr Zelensky, élu avec 73 % des voix en 2019, et les partis d’extrême droite, comme Svoboda, sont politiquement insignifiants, avec à peine 2 % des suffrages. L’idée d’une alliance entre « Juifs » et « néo-nazis » est une absurdité antisémite qui recycle de vieux tropes sur des cabales imaginaires. -
agent ananas
22 août 2025 14:18
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Votre accusation d’antisémitisme est injustifiée et votre terrorisme intellectuel ne m’impressionne pas. C’est bien connu, « qui veut noyer son chien l’accuse de la rage », dit le proverbe.
Lorsque j’écris des juifs ce n’est pas les juifs. Je ne les mets pas tous dans le même panier. Il est de notoriété que certains juifs sont d’ardents supporters de la junte ukrainienne, comme BHL, Glucksman ou Kassovitz en France. Le ministre des affaires étrangères israélien Gideon Sa’ar était à Kiev fin juillet pour renforcer l’alliance stratégique israélo-ukrainienne. Il est aussi paradoxal que Zelinsky, de confession juive ashkénaze collabore avec les nationalistes ukrainiens dont l’influence est importante. Après tout, de nombreux sionistes ont collaboré avec le troisième Reich contre le mandataire britannique dans leur lutte pour l’établissement d’un état hébreux...
à suivre .... -
agent ananas
22 août 2025 14:18
@agent ananas
suite
L’idée d’une alliance entre « Juifs » et « néo-nazis » n’est pas une absurdité antisémite qui recycle de vieux tropes sur des cabales imaginaires mais bel et bien une réalité comme le démontre de nombreux article de la presse mainstream anglophone entre 2014 et 2002.
* 15,000 Ukraine nationalists march for divisive Bandera - Jan 1 2014, USA Today
* Is the US backing neo-Nazis in Ukraine ? - Feb 25 2014 Salon
* How the far-right took top posts in Ukraine’s power vacuum - Mar 5 2014 Channel 4
* Rein in Ukraine’s neo-fascists - Mar 6 2014 CNN
* Denying the Far-Right Role in the Ukrainian Revolution - Mar 7 2014 FAIR
* The Neo-Nazi Question in Ukraine - Mar 11 2014 Huffpost
* Yes, There Are Bad Guys in the Ukrainian Government - Mar 18 2014 Foreign Policy
* Analysis : U.S. Cozies Up to Kiev Government Including Far Right - Mar 30 2014 NBCnews
* Profile : Ukraine’s ultra-nationalist Right Sector - Apr 28 2014 BBC
* The Neo-Nazi Question in Ukraine - May 11 2014 Huffpost
* Fascism returns to the continent it once destroyed - May 12 2014 TNR
* Ukraine conflict : ’White power’ warrior from Sweden - Jul 16 2014 BBC
* Preparing for War With Ukraine’s Fascist Defenders of Freedom - Aug 30 2014 Foreign Policy
* German TV Shows Nazi Symbols on Helmets of Ukraine Soldiers - Sep 9 2014 NBCnews
* Azov fighters are Ukraine’s greatest weapon and may be its greatest threat Sep 10 2014 Guardian
* Volunteer Ukrainian unit includes Nazis - Mar 10 2015 USA Today
* US House Admits Nazi Role in Ukraine - Jun 14 2015 Consortium News
* Why Ukraine’s New Ultranationalist Party Will Not Last - Oct 19 2016 Atlantic Council
* Ukraine’s Hyper-Nationalist Military Summer Camp for Kids | NBC Left Field (vid) Jul 13 2017 NBCnews
* The reality of neo-Nazis in Ukraine is far from Kremlin propaganda - Nov 9 2017 The Hill
* The US is Arming and Assisting Neo-Nazis in Ukraine, While Congress Debates Prohibition - Jan 18 2018 The RealNews Network
* In Ukraine, Ultranationalist Militia Strikes Fear In Some Quarters - Jan 30 2018 RFERL
* Commentary : Ukraine’s neo-Nazi problem - Mar 19 2018 Reuters
* America’s Collusion With Neo-Nazis - May 2 2018 The Nation
* Ukraine’s Got a Real Problem with Far-Right Violence (And No, RT Didn’t Write This Headline) - Jun 20 2018 Atlantic Council
* Ukraine, Anti-Semitism, Racism, and the Far Right - Oct 16 2018 Atlantic Council
* Azov, Ukraine’s Most Prominent Ultranationalist Group, Sets Its Sights On U.S., Europe - Nov 14 2018 RFERL
* Neo-Nazis and the Far Right Are On the March in Ukraine - Feb 22 2019 The Nation
* Ultranationalism in Ukraine – a photo essay - Apr 11 2019 Guardian
* There’s One Far-Right Movement That Hates the Kremlin Apr 17 2019 - Foreign Policy
* Is America Training Neonazis in Ukraine ? - Dec 8 2019 DailyBeast
* The Azov Regiment has not depoliticized - Mar 19 2020 Atlantic Council
* Like, Share, Recruit : How a White-Supremacist Militia Uses Facebook to Radicalize and Train New Members - Jan 7 2021 Time
* Profile : Who are Ukraine’s far-right Azov regiment ? - Mar 1 2022 Aljazeerah
* How Ukraine’s Jewish president Zelensky made peace with neo-Nazi paramilitaries on front lines of war with Russia - Mar 4 2022 Grayzone
* Ukraine’s Nazi problem is real, even if Putin’s ’denazification’ claim isn’t - Mar 6 2022 NBCnews
* Right-wing Azov Battalion emerges as a controversial defender of Ukraine Apr 6 2022 Washington Post
* https://www.ohchr.org/sites/default/files/Documents/Countries/UA/Ukraine_13t h_HRMMU_Report_3March2016.pdf UN Report on the human rights situation in Ukraine, March 2016
Bref à l’instar de votre mentor BHL, vous voyez nazis partout sauf en Ukraine ... -
agent ananas
22 août 2025 14:22
@agent ananas
Je reposte mon message précédent, qui n’a pas pris en compte les liens ...
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L’idée d’une alliance entre « Juifs » et « néo-nazis » n’est pas une absurdité antisémite qui recycle de vieux tropes sur des cabales imaginaires mais bel et bien une réalité comme le démontre de nombreux article de la presse mainstream anglophone entre 2014 et 2002.
- 15,000 Ukraine nationalists march for divisive Bandera - Jan 1 2014, USA Today
- Is the US backing neo-Nazis in Ukraine ? - Feb 25 2014 Salon
- How the far-right took top posts in Ukraine’s power vacuum - Mar 5 2014 Channel 4
- Rein in Ukraine’s neo-fascists - Mar 6 2014 CNN
- Denying the Far-Right Role in the Ukrainian Revolution - Mar 7 2014 FAIR
- The Neo-Nazi Question in Ukraine - Mar 11 2014 Huffpost
- Yes, There Are Bad Guys in the Ukrainian Government - Mar 18 2014 Foreign Policy
- Analysis : U.S. Cozies Up to Kiev Government Including Far Right - Mar 30 2014 NBCnews
- Profile : Ukraine’s ultra-nationalist Right Sector - Apr 28 2014 BBC
- The Neo-Nazi Question in Ukraine - May 11 2014 Huffpost
- Fascism returns to the continent it once destroyed - May 12 2014 TNR
- Ukraine conflict : ’White power’ warrior from Sweden - Jul 16 2014 BBC
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- German TV Shows Nazi Symbols on Helmets of Ukraine Soldiers - Sep 9 2014 NBCnews
- Azov fighters are Ukraine’s greatest weapon and may be its greatest threat Sep 10 2014 Guardian
- Volunteer Ukrainian unit includes Nazis - Mar 10 2015 USA Today
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- Why Ukraine’s New Ultranationalist Party Will Not Last - Oct 19 2016 Atlantic Council
- Ukraine’s Hyper-Nationalist Military Summer Camp for Kids | NBC Left Field (vid) Jul 13 2017 NBCnews
- The reality of neo-Nazis in Ukraine is far from Kremlin propaganda - Nov 9 2017 The Hill
- The US is Arming and Assisting Neo-Nazis in Ukraine, While Congress Debates Prohibition - Jan 18 2018 The RealNews Network
- In Ukraine, Ultranationalist Militia Strikes Fear In Some Quarters - Jan 30 2018 RFERL
- Commentary : Ukraine’s neo-Nazi problem - Mar 19 2018 Reuters
- America’s Collusion With Neo-Nazis - May 2 2018 The Nation
- Ukraine’s Got a Real Problem with Far-Right Violence (And No, RT Didn’t Write This Headline) - Jun 20 2018 Atlantic Council
- Ukraine, Anti-Semitism, Racism, and the Far Right - Oct 16 2018 Atlantic Council
- Azov, Ukraine’s Most Prominent Ultranationalist Group, Sets Its Sights On U.S., Europe - Nov 14 2018 RFERL
- Neo-Nazis and the Far Right Are On the March in Ukraine - Feb 22 2019 The Nation
- Ultranationalism in Ukraine – a photo essay - Apr 11 2019 Guardian
- There’s One Far-Right Movement That Hates the Kremlin Apr 17 2019 - Foreign Policy
- Is America Training Neonazis in Ukraine ? - Dec 8 2019 DailyBeast
- The Azov Regiment has not depoliticized - Mar 19 2020 Atlantic Council
- Like, Share, Recruit : How a White-Supremacist Militia Uses Facebook to Radicalize and Train New Members - Jan 7 2021 Time
- Profile : Who are Ukraine’s far-right Azov regiment ? - Mar 1 2022 Aljazeerah
- How Ukraine’s Jewish president Zelensky made peace with neo-Nazi paramilitaries on front lines of war with Russia - Mar 4 2022 Grayzone
- Ukraine’s Nazi problem is real, even if Putin’s ’denazification’ claim isn’t - Mar 6 2022 NBCnews
- Right-wing Azov Battalion emerges as a controversial defender of Ukraine Apr 6 2022 Washington Post
- https://www.ohchr.org/sites/default/files/Documents/Countries/UA/Ukraine_13t h_HRMMU_Report_3March2016.pdf UN Report on the human rights situation in Ukraine, March 2016
Bref à l’instar de votre mentor BHL, vous voyez nazis partout sauf en Ukraine ...
-
Jean Dugenêt
22 août 2025 15:00
@agent ananas
" Il est aussi paradoxal que Zelinsky, de confession juive ashkénaze collabore avec les nationalistes ukrainiens dont l’influence est importante. «Les »nationalistes ukrainiens" ne sont pas tous des nazis. Est-ce que les nationalistes français sont tous des nazis ? À ce compte, vous collaborez avec beaucoup de nazis sur AgoraVox et ailleurs. Vous seriez peut-être vous-même un nazi.
Par ailleurs, je ne vois pas bien où est la collaboration entre Zelensky et les nationalistes ukrainiens. Cette collaboration est-elle plus dramatique que la collaboration entre Macron et le RN ?
De plus, l’influence des nationalistes ukrainiens (2 %) est dix fois moins (au bas mot) importante que l’influence des nationalistes français.
-
-
mursili
22 août 2025 12:33
Si nazisme russe il y a, il faut se demander en quoi il influence le régime russe actuel.
Le banderisme exerce très clairement une influence sur le régime ukrainien issu du coup d’état de Maidan. Les populations russophones du Donbass en ont fait les frais.
La Fédération de Russie étant composée d’un très grand nombre d’ethnies différente on imagine difficilement qu’un suprémacisme monoethnique favorisant la seule ethnie « russe » en son sein puisse y représenter l’idéologie dominante.
Cela dit, il est fort possible en effet que l’on trouve des individus fascinés par la symbolique du Troisième Reich parmi certains groupes militaires ou para-militaires combattant aux côtés de la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. Ils sont forcément minoritaires dans un pays qui a tant souffert des atrocités nazies pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Le conservatisme poutinien semble être plutôt une volonté de restauration des valeurs traditionnelles russes après la période soviétique qui s’appuyait sur une idéologie marxiste et un athéisme officiel.
Ce conservatisme a donc remis à l’honneur le christianisme orthodoxe, les valeurs familiales, les conceptions conventionnels des rapports entre les sexes, et une intolérance à l’homosexualité.
Reste à savoir dans quelles proportions ces valeurs conservatrices sont encore respectées par la population russe dans son ensemble.-
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 12:41
@mursili
Vous vous prenez pour qui, à débiter votre propagande poutiniste saupoudrée d’homophobie crasse ? Votre « banderisme » qui contrôlerait l’Ukraine ? Un fantasme risible : les ultranationalistes ont fait 1,6 % en 2019, c’est ça votre « régime nazi » ? Les russophones du Donbass ? Victimes des tanks russes et de milices comme Rusich, qui arborent des runes SS sous l’œil complice de Poutine. Vous osez minimiser ça en parlant de « minorité » ? Pathétique. Et votre couplet sur le conservatisme à la sauce orthodoxe et anti-gay ? Une ode nauséabonde à un régime qui muselle tout dissentiment. Alors, au lieu de cracher des clichés, regardez les faits : Poutine brandit la « dénazification » tout en cajolant des néo-nazis. -
Thot
22 août 2025 13:06
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Respirez un bon coup Giuseppe. Tout va bien. Rencontrer des personnes sur Agoravox qui ne pense pas comme soi n’est pas un problème, ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas « intelligent » et que leur critique fine n’a pas lieu d’être.
-
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 13:28
@Thot
Je ne suis pas un lapin de six semaines. J’ai fréquenté des plateaux TV lors de débats face à des personnes assez virulentes et de mauvaise foi. C’était à l’occasion des débats nauséabonds autour du mariage pour tous. Par contre, elles savaient garder une certaine retenue et un respect pour leurs interlocuteurs. C’est dailleurs lors d’un débat que je suis devenu ami avec Frigide Bardot, qui avait fait l’objet de dizaines de chroniques acerbes de ma par sur le site du Nouvel Obs, alors que j’étais le fer de lance de cette réforme sociétale !
Je ne suis pas sectaire, j’accepte de dialoguer avec tout le monde et, surtout, je suis très attaché à la dignité humaine. Je n’aime pas blesser et, lorsque c’est le cas, j’éprouve de sérieux remords.
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Thot
22 août 2025 13:31
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
J’en conviens, mais ça ne justifie pas votre réaction. Le commentateur a juste été descriptif, il n’a jamais dit à ma connaissance qu’il justifiait particulièrement le régime, il n’a à aucun moment dit qu’il n’aimait pas les homosexuels par exemple. D’où ma réaction. Restons propotionné et paisible.
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mursili
22 août 2025 19:42
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Écoutez, loin de moi l’envie de vous contrarier, encore moins celle de vous faire péter une durite à la première occasion. Le conflit en Ukraine est en effet un sujet sensible, clivant et controversé. Chacun son « narratif » comme on dit aujourd’hui.
Si ça peut vous rassurer, il y aura forcément un après-Poutine.
Cependant, je tiens à dire que je n’ai rien contre les gays.Concernant la guerre en Ukraine, je ne vous cache pas que la réconciliation en vue entre les USA et la Russie me semble une excellente chose. Pourvu que ça dure...
En revanche l’obstination belliciste des principaux dirigeants européens est une folie. -
Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 20:09
@mursili
Merci pour votre ton apaisé, même si votre commentaire glisse sur quelques clichés qui méritent une réponse. Vous parlez de « narratifs » comme si la vérité était négociable. L’invasion de l’Ukraine par Poutine en 2022 n’est pas une question de point de vue : c’est une agression impérialiste drapée dans une rhétorique bidon de « dénazification », pendant que des milices néo-nazies servent ses intérêts. Votre optimisme sur une « réconciliation » USA-Russie, c’est mignon, mais ça ignore les Ukrainiens, qui paient le prix du sang. Quant à l’« obstination belliciste » de l’Europe, c’est plutôt un soutien désespéré à un pays envahi, pas une croisade. Et merci pour la précision sur les gays, mais ça ne change rien au fait que le conservatisme poutinien, que vous semblez excuser, promeut l’intolérance. Un « après-Poutine » ? On l’espère, mais en attendant, pourquoi ne pas appeler un chat un chat : cette guerre est l’œuvre d’un autocrate. -
Thot
23 août 2025 00:05
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« Vous parlez de « narratifs » comme si la vérité était négociable. »
La vérité ?!! Mais quelle vérité ?!!
Les grands totalitarismes du XXe ont tous un point commun, ils étaient sûrs d’avoir la vérité.
Un historien sait, par principe, que toute vérité est relative à la documentation dont il dispose. Si vous n’avez accès qu’à 50% de la documentation, vous n’avez potentiellement accès qu’à 50% de la vérité.
L’historien n’est pas le journaliste. Il a besoin de recul pour étudier une époque. Etre humble est une disposition d’esprit beaucoup plus important pour l’étude que de penser être dans « la vérité ». Que vous puissiez vous dispenser d’être humble ne risque pas d’attirer la confiance ! -
Eric F
23 août 2025 09:30
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
’’cette guerre est l’œuvre d’un autocrate’’
La guerre n’a pas éclaté à froid sans autre raison que d’annexer des territoires, il y a tout un processus qui y a conduit.Toute action qui conduit à déstabiliser une région allume une mèche qui risque de conduire à la guerre. Si vous êtes historien, vous savez qu’il y a, de fait, des zones d’influence, ce n’est écrit dans aucune loi ni traité, mais c’est une réalité vieille comme les civilisations et états. De même que lorsque des ’’empires’’ rivaux s’étendent au détriment l’un de l’autre, cela conduit au clash.
La cause initiale (root cause) n’est pas un concours fortuit de circonstances, mais une stratégie délibérée des USA de tailler des croupières à l’influence russe, afin d’isoler et affaiblir le pays de peur qu’elle ne redevienne une puissance impériale eurasiatique, et l’amener à choisir de s’arrimer à l’occident. C’est analysé et décrit dans ’’le grand échiquier’’ de Brzezinsky vers la fin des années 90. Or l’extension progressive de l’UE/OTAN s’est déroulée conformément à ce scénario.
La bonne entente entre l’occident et la Russie au début des mandats de Poutine s’est donc dégradée de ce fait, la rupture a eu lieu vers 2007, notamment le discours de Poutine plaçant une ligne rouge concernant les états issus de l’ex URSS.l’Occident a quand même entamé un processus d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN (MAP) en 2008, mis en sommeil en 2010 puis relancé en 2014, voilà l’étincelle.... La Russie ne pouvant accepter que la base de Sébastopol tombe à l’avenir sous contrôle du bloc rival a récupéré la Crimée, etc... le reste en découle, autocrate ou pas.
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Krokodilo
22 août 2025 12:59
« Le 24 février 2022, le monde s’est réveillé sous le choc des premières explosions à Kyiv »
Le problème est effectivement que le monde s’est réveillé trop tard, après avoir laissé le régime de Kiev bombarder les civils de Donetsk et de tout le Donbass pendant sept ans, dans l’indifférence et avec la complicité tacite de nos médias.
"Officiellement, le Kremlin justifiait cette agression par une mission aussi audacieuse que paradoxale : une « opération militaire spéciale » visant à « dénazifier » l’Ukraine."
Non. La justification légale était la protection des populations.
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Giuseppe di Bella di Santa Sofia
22 août 2025 13:31
@Krokodilo
Votre commentaire recycle la propagande éculée du Kremlin, et franchement, ça ne passe pas. La « protection des populations » ? On dirait du Hitler revisité, qui invoquait la défense des Sudètes pour justifier ses invasions. Les bombardements du Donbass ? Tragiques, oui, mais omettre que la Russie a armé et soutenu les séparatistes dès 2014, déclenchant le conflit, c’est de la mauvaise foi. La « dénazification » et la « protection » sont des prétextes pour une guerre impérialiste, comme l’article le montre avec les milices néo-nazies russes comme Rusich. Accuser Kiev et « nos médias » tout en gobant le narratif de Poutine, c’est se voiler la face. -
Krokodilo
22 août 2025 13:38
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia A ce stade, ils n’étaient pas séparatistes mais rebelles, autonomistes. Et Poutine a mis longtemps à décider de les intégrer à la Russie. Les USA n’ont jamais fourni la moindre preuve d’un soutien militaire actif des années 2014-15, les fameux petits hommes verts étaient des soldats ukrainiens passés dans le camp des rebelles avec armes, bagages et uniformes. Le cas de la Crimée est différent en raison de la grande base et des accords. Que le conflit se soit complexifié à mesure, c’est évident, mais une lecture simpliste des évènements est fausse. Rappelons qu’il y a plus d’Ukrainiens réfugiés en Russie que dans tous les autres pays.
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Krokodilo
22 août 2025 13:48
@Giuseppe di Bella di Santa Sofia " Tragiques, oui, mais omettre que la Russie a armé et soutenu les séparatistes dès 2014, déclenchant le conflit, c’est de la mauvaise foi. «
Question mauvaise foi, c’est du haut niveau : les rébellions qui ont débuté le conflit du Donbass ont fait suite au coup d’Etat du Maïdan et aux mesures de ségrégation linguistique qui ont suivi. L’envoi des »bataillons de représailles" type Azov a aggravé la situation par leurs violences (cf. le massacre d’Odessa).
En attribuant le déclenchement du conflit à la Russie en sous-main, vous niez toute composante guerre civile à ce conflit, c’est la rhétorique de l’Otan ,de LCI et de notre président. -
pemile
22 août 2025 14:20
@Krokodilo « Les USA n’ont jamais fourni la moindre preuve d’un soutien militaire actif des années 2014-15 »
Ton pseudo devrait être @Autruche !
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charlyposte
22 août 2025 14:27
@pemile
MAC MACRON propose un troisième REICH 100% Français sans le peuple !!! hum
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La Bête du Gévaudan
22 août 2025 13:09
Le christianisme a adouci jusqu’à un certain point cette brutale ardeur batailleuse des Germains, mais il n’a pu la détruire, et quand la croix, ce talisman qui l’enchaîne, viendra à se briser, alors débordera de nouveau la férocité des anciens combattants, l’exaltation frénétique des Berserkers que les poètes du Nord chantent encore aujourd’hui.
Alors, et ce jour, hélas, viendra, les vieilles divinités guerrières se lèveront de leurs tombeaux fabuleux, essuieront de leurs yeux la poussière séculaire ; Thor se dressera avec son marteau gigantesque et démolira les cathédrales gothiques. (...) Ne riez pas à ces avertissements, quoiqu’ils viennent d’un rêveur qui vous invite à vous défier de kantistes, de fichtéens, de philosophes de la nature ; ne riez pas du poète fantasque qui attend dans le monde des faits la même révolution qui s’est opérée dans le domaine de l’esprit. (…)
La pensée précède l’action comme l’éclair le tonnerre. Le tonnerre en Allemagne est bien à la vérité allemand aussi : il n’est pas très leste, et vient en roulant un peu lentement ; mais il viendra, et quand vous entendrez un craquement comme jamais craquement ne s’est fait encore entendre dans l’histoire du monde, sachez que le tonnerre allemand aura enfin touché le but. À ce bruit, les aigles tomberont morts du haut des airs, et les lions, dans les déserts les plus reculés de l’Afrique, baisseront la queue et se glisseront dans leurs antres royaux. On exécutera en Allemagne un drame auprès duquel la révolution française ne sera qu’une innocente idylle.
Henri HEINE, De l’Allemagne (1835)
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La Bête du Gévaudan
22 août 2025 13:45
La Russie n’est hélas pas épargnée par le paganisme ancien et moderne qui sévit dans notre monde... marxisme, nazisme, chamanisme, écologie, statolâtrie, néo-tribalisme, hippies, rockeurs, athlètes, cannibales, punks-à-chiens, etc. Bien que non-chrétien, Heine avait bien perçu les dangers de la modernité qui n’est souvent que la remise-en-selle de l’antique paganisme (jeux du cirque et sacrifices humains devant des masses mettant le pouce haut ou bas).
Ailleurs dans le monde, les sectes chiaviques, le fanatisme sanguinaire musulman, le vaudouisme, les Azthèques, les Gaulois, les Taïtiens, etc. voués au culte de ce monde pratiquent inéluctablement le sacrifice humain. Mais c’est une illusion, car nul sang humain ni nulle loi ne peut racheter la chute de l’homme.
Le Christ, hostie divine et seule à même de racheter notre chute, « met fin aux symboles » et ouvre à celui qui y ajoute foi un chemin incarné de repentir (et non de perfection). Il ne s’agit pas de changer la société mais de changer nos coeurs. « Déchirez vos coeurs et non vos vêtements », dit le prophète.
Et l’on peut espérer que le rencontre Trump-Poutine au jour de l’Assomption mariale (15 août) soit la quête maladroite et humaine d’un chemin de paix pour demain.
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