Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur L'étrange guerre de Poutine : quand les « nazis » russes combattent pour « dénazifier » l'Ukraine


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Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 22 août 2025 11:48

@Christophe

Vous revenez à la charge avec la même hargne, mais toujours aussi peu de précision, cher lecteur ! Accuser l’article de « sortir des excuses éculées » ne change rien au fait que votre commentaire recycle la propagande pro-Kremlin en déformant les travaux de Rossoliński-Liebe. Oui, le président juif d’Ukraine, Volodymyr Zelensky, n’efface pas l’histoire complexe du pays, mais brandir l’argument des « valeurs du nazisme » dans certains oblasts pour justifier l’invasion russe, c’est une pirouette digne des meilleurs contorsionnistes du Kremlin.

Rossoliński-Liebe, que vous citez sans jamais donner de référence précise, documente effectivement le culte problématique de figures comme Bandera ou l’OUN-UPA dans certaines régions de l’Ukraine post-1991, notamment dans son livre Stepan Bandera : The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist (2014). Il critique la réhabilitation de ces figures, parfois glorifiées via des statues ou des commémorations, et les liens historiques de l’OUN et de l’UPA avec des crimes de guerre. Mais – et c’est un gros mais – il ne dit nulle part que l’Ukraine moderne est un bastion du nazisme, ni que ces régions dictent la politique nationale. Au contraire, dans son article de 2022, il démonte explicitement la rhétorique poutiniste de la « dénazification », affirmant que l’Ukraine n’est pas gouvernée par des nazis. Vous déformez ses propos pour coller à votre narratif.

Votre allusion aux « descendants » de l’OUN, de l’UPA ou de la division Waffen-SS Galicie, « protégés » par les USA et le Canada, est un classique des théories conspirationnistes pro-russes. Oui, certains collaborateurs ukrainiens ont trouvé refuge en Occident après 1945, comme dans d’autres pays, mais prétendre qu’ils ont façonné une Ukraine « nazie » aujourd’hui est une exagération grotesque. Les élections de 2019, où les partis ultranationalistes ont récolté moins de 2 % des voix, prouvent que l’extrême droite est marginale dans la politique ukrainienne. Comparez cela à la Russie, où des milices comme Rusich, avec leurs symboles néo-nazis, combattent pour Poutine. Ça, vous n’en parlez pas. Étrange omission, non ?

Quant à votre attaque sur mes lectures, elle est toujours aussi risible. J’ai lu Rossoliński-Liebe et je peux même vous donner des pages si vous voulez jouer au jeu des citations. Mais vous, à part des accusations vagues et des clichés sur des « oblasts nazis », qu’apportez-vous au débat ? Si vous voulez parler d’histoire, donnez des faits précis, pas des amalgames dignes d’un tract du GRU.

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