Commentaire de Marc Dugois
sur Sortir de l'aveuglement général ?
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@joletaxi
@Francis
@Fanny
@Eric F
Je vous remercie d’avoir détaillé votre raisonnement, ce qui me permet d’en pointer l’erreur. Je mets en copie ceux qui semblent intéressés par le sujet. L’ensemble de votre raisonnement était juste jusqu’en 1971 quand les monnaies étaient garanties par une richesse reconnue. Mais depuis cette date comme vous l’avez fort bien décrit dans ces quelques lignes,
« Quand B signe les clauses d’un emprunt, cela devient une créance due, la banque crée un compte à l’actif, de la somme inscrite. Comme la banque n’a pas encore payé cet actif, elle crée un compte de passif du montant au nom de B. »,
l’argent est simplement créé par une
double promesse de dette et de créance réciproque. Alors que l’argent
précédemment prêté était de l’argent garanti, le nouvel argent ne l’est pas et
c’est la réalisation de chacune des promesses qui doit être regardée de près.
Celle de l’emprunteur est immédiatement gravée dans le marbre et il devra
rembourser avec intérêts en monnaie garantie. La promesse de la banque, sa
dette, est véhiculée par l’argent créé et déposé sur le compte de l’emprunteur.
On attend qu’il soit aussi transformé en argent garanti comme celui de l’emprunteur.
Comme vous l’expliquez fort bien, cette dette de la banque arrive quasiment
toujours entre les mains d’une autre banque par la circulation de l’argent porteur
de la créance et c’est là où nous divergeons. Vous écrivez « A a 50E de créance a l’actif, et 50E de moins au financier » comme si la banque B payait sa dette en monnaie garantie auquel cas vous
auriez raison et ce qui était vrai avant 1971. Mais comme toutes les banques
font depuis 1971 la même chose et prêtent à tire-larigot un argent non garanti,
elles ont toutes des dettes en monnaie non garantie qui doivent être
transformées en dettes en monnaie garantie puisque l’emprunteur va payer en
monnaie garantie. Or au lieu de payer ces dettes en monnaie garantie comme vous
l’expliquez dans votre exemple, elles annulent entre elles leurs créances
croisées en monnaie non garantie, laissant les emprunteurs de chaque banque lui
rapporter en monnaie garantie, l’argent qu’elles ont créé et dont elles ne
paieront jamais la dette.
Le raisonnement est malheureusement imparable et le résultat est objectivement
scandaleux et soigneusement caché puisque même la plupart des employés de banque ne
le comprennent pas sauf ceux qui en ont profité pour créer en 1974 et 1988 Vanguard
et Blackrock et qui sont aujourd’hui milliardaires.
