Commentaire de Jean Dugenêt
sur Poutine, ce n'est pas la Russie : ras-le-bol du chantage à la « russophobie »
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@Eric F
"Ainsi, vous utilisez des qualificatifs tout à fait disproportionnés en
qualifiant d« ignoble » le constat d’une mesure (re-russification),
prise en contrecoup d’une autre (ukrainisation), vous pouvez écrire que
la contre-mesure est plus radicale, mais le fait est qu’il y a symétrie
en nature, si ce n’est pas en ampleur.«
Vous osez parler de re-russification ce qui veut dire qu’il y aurait eu auparavant une ukrainisation. C’est un mensonge ! Je le répète et vous vous enfoncez. Je vous ai demandé d’apporter des preuves de vos allégations. Vous n’en avez donné aucune. En quoi aurait consisté cette ukrainisation ?
Pour répondre, vous avez trouvé en premier lieu une supercherie en parlant d’une mesure qui ne concernait nullement la langue russe. Vous avez écrit que »des mesures de retrait du statut de langue
régionale ont été prises« .
Ensuite, vous avez trouvé une mesure insignifiante et justifiée. Il s’agissait de l’obligation pour ceux qui éditent des publications en russe de les éditer aussi dans la langue officielle du pays. Je souligne qu’il n’y a eu aucune interdiction. Il a seulement été demandé que les journaux publiés en russe soient aussi publiés en l’Ukrainien.
Voilà, tout ce que vous avez trouvé. Vous ne pouvez rien trouver de plus, car il n’y a rien eu. Ce n’est pas une exagération, dans ces conditions, de parler d’ukrainisation. C’est un mensonge. Rien ne justifie de parler d’ukrainisation et de re-russification.
Alors, je le répète : vous êtes ignoble à oser expliquer que toutes les abominables mesures de russifications mises en place par Poutine et ses bourreaux seraient justifiées. Je rappelle notamment que cette russification consiste à enlever des enfants ukrainiens pour les confier à des familles russes afin qu’ils perdent toute trace de leur culture maternelle. Elle consiste aussi à envoyer des adolescents dans des camps d’endoctrinement.
Voilà quelques sources.
Quelques extraits d’un article intitulé »la russification dans les régions d’Ukraine occupée par les russes (Crimée, Donbass)". :
- La Russie élimine systématiquement toute trace d’identité ukrainienne dans les régions qu’elle occupe. Une russification qui va de l’administration aux programmes scolaires.
- Les programmes scolaires ne sont pas épargnés par la russification forcée. À l’école, la leçon est faite en russe et les cours d’histoire mettent en valeur les valeurs patriotiques voulues par le Kremlin. Les manuels scolaires ukrainiens sont interdits. Fondamentalement, le manuel est un outil de propagande. C’est refuser aux enfants ukrainiens l’accès à leur propre culture, à leur propre histoire. Et elle essaie de transformer ces enfants en citoyens modèles que la Russie souhaite qu’ils deviennent.
Un article de Médiapart intitulé : « Les civils ukrainiens en captivité, otages du Kremlin et moyen de pression sur Kyiv » :
- "À la mi-2023, les Russes ont réussi à faire disparaître entièrement la frange pro-ukrainienne active de la population des territoires occupés : en les arrêtant ou en les poussant à la fuite. Aujourd’hui, protester en public ou en ligne, c’est du suicide. " Anastasia Panteleeva, analyste à l’ONG Media Initiative for Human Rights.
- Ils seraient plusieurs milliers à croupir dans les geôles du Kremlin, certains depuis plusieurs années, en dehors de tout cadre légal.
Un article intitulé « Comment la Russie peuple-t-elle les territoires occupés » :
- Essayant de prendre pied en Crimée, le Kremlin a amené près d’un million de citoyens russes dans la péninsule occupée, modifiant considérablement la démographie locale.
- Mais tout ne se mesure pas en argent, et le Kremlin l’a parfaitement compris. C’est pourquoi il s’empare de plus en plus de la péninsule démographiquement, remplissant la région occupée d’immigrants des régions russes.
- Il s’avère que près d’un million de nouveaux résidents ont déménagé ici (en Crimée). Il est facile de deviner qu’ils sont tous russes.
Un autre article : « Déportation : Des enfants ukrainiens volés par la Russie racontent leur calvaire ».
- Le « New York Times » publie une série de récits d’enfants déportés en Russie qui ont pu revenir en Ukraine. Cours en russe, apprentissage de l’histoire de la Russie, ils racontent l’endoctrinement dont ils ont fait l’objet en vivant dans des camps militaires.
- C’est un des grands malheurs qui frappe l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe, le 24 février 2022. Presque 20 000 enfants ukrainiens ont été déportés vers la Russie ou dans les territoires occupés par l’armée russe. Les derniers chiffres donnent le vertige, 387 seulement sont rentrés chez eux.
- L’endoctrinement reste l’objectif de Moscou. On apprend dans l’enquête du New York Times qu’ils ont vécu dans des camps militaires, qu’ils ont pris des cours en russe, chanté l’hymne national russe, regardé des films et appris l’histoire russe. Ils ont, de plus, été formés à manipuler une arme. L’objectif, c’est qu’ils oublient qu’ils sont ukrainiens.
Sur le même thème : « La recherche des enfants déportés par la Russie, » une course contre-la-montre avant qu’ils disparaissent ".
- Plus de 19 000 enfants ukrainiens manquent toujours à l’appel. La Russie continue de nier tout enlèvement et assure qu’il s’agit d’orphelins qu’elle accueille.
- Dans sa plainte adressée fin 2022 à la Cour pénale internationale, l’avocat français Emmanuel Daoud qualifiait les déportations de mineurs d’arme de « russification massive » du Kremlin. Alors que l’Ukraine s’apprête à entrer dans sa troisième année de guerre à grande échelle, les associations soulignent que certains enfants, enlevés à un très jeune âge, n’auront sûrement aucun souvenir ni de leur pays d’origine, ni de leur langue, ni même de leur famille.
Toujours sur le même thème : « Pourquoi et comment la Russie organise-t-elle le transfert des enfants ukrainiens ».
- Depuis 2014 et surtout depuis 2022, Moscou a mis en œuvre une politique scandaleuse de déplacement et de déportation à grande échelle de civils ukrainiens, dont des milliers de mineurs non accompagnés. L’un des objectifs de l’invasion russe depuis 2022 est de capturer puis de russifier un grand nombre de citoyens ukrainiens afin de soutenir la démographie russe en déclin.
Regarder aussi cette vidéo intitulée : « Guerre en Ukraine : la russification des territoires occupés » et cette autre vidéo où une ukrainienne raconte comment elle a été russifiée : « Guerre en Ukraine : le témoignage glaçant d’une ex-prisonnière des russes ».
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Je rappelle ce que vous venez d’écrire :
"Ainsi, vous utilisez des qualificatifs tout à fait disproportionnés en qualifiant d« ignoble » le constat d’une mesure (re-russification), prise en contrecoup d’une autre (ukrainisation), vous pouvez écrire que la contre-mesure est plus radicale, mais le fait est qu’il y a symétrie en nature, si ce n’est pas en ampleur.«
Il faudrait que je dise que toutes ces abominations constituent une mesure plus radicale que... Que quoi ? Vous écrivez encore »ukrainisation« . Il n’y a rien eu qui y ressemble. Vous n’avez rien montré de tel.
Vous osez parler de »symétrie". Où y-a-t-il une symétrie ? Que faut-il prendre comme exemple ? Un individu reçoit une gifle : comme mesure symétrique, on égorge ses enfants, sa femme et ses parents devant lui avant de l’égorger à son tour.
Vous êtes ignoble !
Vous êtes à faire vomir !
Vous êtes abject, ignominieux !
Vous êtes immonde, méprisable, odieux !
