Commentaire de jjwaDal
sur John C. Woods : le bourreau mythomane qui a souillé la justice de Nuremberg
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
On juge un arbre à ses fruits et les conséquences de la prétendue justice issue du procès de Nuremberg sont inexistantes. Ce sont bien les structures sociales qui existaient en Allemagne (et pas que) qui ont permis à un artiste peintre raté de faire des dizaines de millions de morts (par intermédiaires) le tout quasiment sans quitter son bureau. C’est bien parce qu’en tant que citoyens, ces individus avaient appris à obéir inconditionnellement à la loi, en tant que fonctionnaires aux ordres des chefs, en tant que militaires aux ordres sans poser de questions et en tant que militaires en tant de guerre étaient astreints à une soumission inconditionnelle aux ordres reçus (sinon on les auraient éliminés et remplacés par d’autres) qu’ils ont fait ce qu’ils ont fait.
Ils n’étaient que des lampistes, des effecteurs du système et Hitler l’était aussi d’ailleurs qui a utilisé un système qu’on lui a livre « clés en mains ». On s’est bien gardé de toucher à un système qui donne un pouvoir absolument démesuré de contrôle et de coercition à quelques personnes, ultimement une au sommet, alors même que le système de promotion favorise encore et toujours l’arrivée au sommet des plus violents, les plus rusés, les plus prédateurs et souvent les plus psychopathes.
Nuremberg n’a servi à rien car si on rejouait l’histoire les mêmes seraient pris dans les mêmes jeux de contraintes et feraient les mêmes choses.
En filigrane, le système et les mécanismes qui ont abouti à la seconde guerre mondiale sont toujours présents et accuser des acteurs d’avoir participé à une boucherie revient à les accuser de ne pas s’être supprimés pour ne pas en faire partie contraints et forcés.
Ce ne sont pas ces hommes qu’il fallait supprimer mais bien les conditions qui avaient fait d’eux ce qu’ils étaient devenus. Le monde n’a pas gagné un iota en sécurité collective après leur élimination sordide.
