Commentaire de docdory
sur Fracture numérique : vers un « droit à l'erreur » ?
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Je dois relater une mésaventure qui m’est arrivé quand j’ai voulu revendre ma voiture à un ami. Il fallait faire une démarche informatique sur le site de « l’ANTS » ( agence nationale des titres sécurisés ).
Cette démarche nous a pris deux heures et demie de travail intensif.
Un exemple : le logiciel me demande, au cours de la démarche, mon « numéro de CI » . Ni moi ni mon pote ne savions ce qu’était un numéro de CI. Nous avons donc appuyé sur le petit point d’interrogation supposé apporter une aide informatique. Cette « aide » informatique nous a répondu « vous mettez dans cette case votre numéro de CI », sans préciser ce qu’était un CI !!! .
Au départ nous avons supposé qu’il s’agissait du numéro de carte d’identité, mais plusieurs tentatives infructueuses nous ont démontré que ça n’était pas le cas. C’est alors que je me suis souvenu miraculeusement qu’en terme administratifs, la carte grise était un « certificat d’immatriculation ». Effectivement, c’était bien le cas et nous avons pu enfin poursuivre la procédure jusqu’à son terme.
Ce que je ne comprends pas, c’est ce que l’informaticien imbécile responsable du logiciel a mis dans la case « aide » . Bien entendu que l’utilisateur, qui n’est pas complètement débile, avait compris, avant même de demander de l’aide, qu’il fallait mettre un numéro dans cette foutue case, et que s’il demandait de l’aide, c’était simplement pour savoir de quel numéro il était question. Ça n’aurait pas couté des gigaoctets de programme informatique pour écrire la phrase « mettez ici votre numéro de certificat d’immatriculation du véhicule encore appelé carte grise » au lieu de la phrase totalement inutile « vous mettez dans cette case votre numéro de CI » !!!
Le pire était qu’il n’y avait aucun numéro de téléphone à appeler en cas de problème avec la démarche !
Pas étonnant qu’il y ait autant de « phobies administratives »...
J’ai d’autres exemples avec la « déclaration d’impôts des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés », et avec les démarches pour partir en retraite. Atroce !
