Commentaire de Jean-Paul Foscarvel
sur Le PS, le maillon faible
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Déjà en 1981, le PS était à la dérive.
Le but, réussi, de Mitterrand, était de marginaliser le PCF.
Pendant deux ans, il fait semblant de faire du social pour se tourner à droite, avec l’austérité et la rentrée progressive dans l’UE qui était déjà une officie ultra-libérale.
L’effondrement de l’URSS a fait le reste.
Gorbatchev avait compris que l’URSS ne pouvait pas lutter contre un capitalisme en passe de se technologiser, avec l’informatique qui augmentait la productivité es entreprises. La Glasnost avait ce but là. Mais c’était probablement trop tard et l’extrême droite soviétique l’a fait tomber, pour qu’à la fin un ultra-libéral prenne la tête de la Russie.
Il y a désormais un prolétariat exsangue, sans voie ni voix, que le capitalisme immatériel est en train d’éliminer, et un néo-prolétariat constitué des couches moyennes en voie de paupérisation, porteurs de la transformation technologique, mais qui ne comprennent pas qu’ils sont les nouveaux exploités du système en se croyant au-dessus grâce à leurs diplômes démonétisés.
La capital a donc toutes les ouvertures pour se débarrasser des contraintes dues à la préservation de la population via les institutions d’État.
Et un des vecteurs de ce projet est justement de Parti socialiste, qui par son discours fait croire qu’il est social alors qu’il est furieusement anti-social. Il ne lui reste que le sociétal, qui consiste à ouvrir toutes les barrières pour la concurrence libre et non faussée du marché du travail, ce qui est bien entendu un projet ultra-libéral.
Seul LFI semble rester sur une ligne dure, mais cette ligne est passée de l’anti-capitalisme au wokenisme à tout prix, donc quelque part colinéaire au PS, la niche prolétaire du PCF étant par ailleurs remplacée par la niche islamiste qui est certes importante mais est clivante pour les couches populaires.
On peut dire qu’actuellement il n’y a plus vraiment de parti anti-capitaliste clair dans les nouveaux enjeux incluant la transformation du capitalisme depuis les années quatre-vingt (arrivée de Bill Gates et les conséquences de l’immatériel).
