Commentaire de Le Fil Démocratique
sur La dette
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@LeMerou
Bonjour,
Merci pour votre commentaire, qui exprime avec force une lucidité que je partage en partie. Vous soulevez un point essentiel : la rigueur politique semble souvent s’éroder à mesure que le pouvoir s’installe. Et pourtant, c’est précisément cette érosion — cette transformation du courage en boniment — qui rend la dette si insidieuse. Elle devient le masque d’un désordre que l’on refuse de nommer.
Sur l’État providence, je vous rejoins sur la nécessité d’un débat honnête. Non pas pour “tuer” l’État social, mais pour sortir d’une logique de dépendance implicite, où chaque faille appelle une réparation immédiate sans questionner les causes. La rigueur partagée, telle que je la propose, n’est pas une austérité imposée, mais une discipline choisie — par les gouvernants comme par les citoyens.
Vous avez raison de rappeler que les droits ne peuvent exister sans devoirs. C’est une omission que je reconnais volontiers. La cohérence collective suppose que chacun — élu, salarié, citoyen — assume sa part de rigueur. Et peut-être que le vrai courage politique consisterait à redonner sens à cette articulation :
“Le droit de demander suppose le devoir de contribuer.”
Merci encore pour votre lecture engagée. Votre commentaire enrichit le débat — et c’est bien là l’essence d’une tribune citoyenne.
