Commentaire de Marc Alain Dubois
sur Transition énergétique : comment le Plan Dubois baisse les factures sans créer de nouvelles taxes
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@Rinbeau
Bonjour Rinbeau,
Votre remarque revient souvent, et elle mérite d’être clarifiée, car elle repose sur une idée assez répandue mais qui ne décrit pas vraiment le fonctionnement de la dette publique.
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Oui, les banques créent de la monnaie ex nihilo par le crédit.
C’est exact, mais cela concerne la monnaie privée, utilisée pour financer l’économie réelle : entreprises, ménages, investissements, immobilier…
Ce mécanisme n’a qu’un lien indirect avec la dette de l’État, qui n’emprunte pas “aux banques privées qui créent l’argent”, mais majoritairement sur les marchés, auprès d’investisseurs réels : assurances, fonds, épargne des Français via les OAT, etc. -
La planche à billets des banques centrales ne finance pas non plus directement l’État.
Elle rachète des obligations déjà existantes pour stabiliser les taux.
Mais elle ne règle pas le problème structurel :
– déficit annuel trop élevé,
– dépenses rigides,
– recettes insuffisantes,
– absence de trajectoire. -
C’est là que le Plan Dubois intervient :
non pas sur la création monétaire, mais sur les causes de l’endettement.
C’est une mécanique budgétaire, pas une théorie sur la monnaie.
Tant que la France dépense plus qu’elle ne gagne, quelle que soit la manière dont la monnaie est créée, la dette augmente mécaniquement.
C’est comme accuser le thermomètre :
changer la monnaie ne change pas le déficit.
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Votre image des escarbilles est parlante, mais elle oublie une chose :
le feu qui brûle 24h/24, ce n’est pas la monnaie,
c’est le déficit structurel
qui tourne depuis 40 ans.
Le Plan Dubois ne joue pas sur la fumée,
il joue sur le foyer :
dépenses, recettes, trajectoire de croissance, souveraineté budgétaire.
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Changer le système monétaire peut être un débat.
Mais attendre une révolution monétaire pour régler la dette,
c’est comme attendre une tempête pour réparer sa toiture :
ce n’est pas la solution, et on finit inondé.
