Commentaire de Octave Lebel
sur Sondage choc : Bardella triomphe


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Octave Lebel Octave Lebel 27 novembre 2025 12:24

@Buzzcocks

Ici un bel article qui dit la médiocrité et la profondeur d’une bêtise bien trop répandue.

1/2 → Elections : pour une déferlante de filles et de fils du peuple (Vladimir MARCIAC).

https://www.legrandsoir.info/elections-pour-une-deferlante-de-filles-et-de-fils-du-peuple.html

Vous connaissez le proverbe qui dit que ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit ?

Ce sont ces tonneaux vides qui s’offusquèrent de voir Rachel Keke, alors gouvernante d’hôtel, née en Côte d’Ivoire, devenir députée LFI du Val de Marne. Et avec son accent, en plus !

Et comment ont-ils traité Caroline Fiat aide-soignante, députée LFI de la Meurthe-et-Moselle ? Pendant la pandémie de Covid, elle enfila sa blouse pour aller soigner les malades. Certains de ses collègues macronistes la surnommaient « Bac moins 2 ». Agnès Buzyn, ministre de la Santé l’interpella ainsi dans l’hémicycle : « Je comprends Madame Fiat que vous ne compreniez pas. »

Et voici le tour de Sébastien Delogu, fils d’une militante de la CGT des Bouches-du-Rhône, descendante d’Espagnols et d’un père chauffeur de taxi, d’origine arménienne et italienne. Sébastien Delogu a grandi dans les quartiers nord de Marseille. Il fut vendeur de prêt-à-porter, serveur, SDF, chauffeur de taxi... Depuis 2022, il est député LFI dans la septième circonscription des Bouches-du-Rhône, élu avec 64,68 % des voix. Mon dieu !

Le plus illustre des iconoclastes fut sans conteste Patrice Carvalho, 45 ans, ancien ouvrier mécanicien chez Saint-Gobain et député communiste de l’Oise, qui s’est rendu à l’Assemblée nationale le 12 juin 1997... en bleu de travail.

Le panache ! Les huissiers tentèrent en vain de lui barrer le passage. Ainsi entra dans l’Hémicycle un ouvrier en tenue d’ouvrier. Son choix vestimentaire illustrait ce propos de Cyrano de Bergerac :

«  Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances.
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet ;
Je ne sortirais pas avec, par négligence,
Un affront pas très bien lavé, la conscience
Jaune encor de sommeil dans le coin de son œil,
Un honneur chiffonné, des scrupules en deuil.
Mais je marche sans rien sur moi qui ne reluise,
Empanaché d’indépendance et de franchise ;
Ce n’est pas une taille avantageuse, c’est
Mon âme que je cambre ainsi qu’en un corset,
Et tout couvert d’exploits qu’en rubans je m’attache,
Retroussant mon esprit ainsi qu’une moustache,
Je fais, en traversant les groupes et les ronds,
Sonner les vérités comme des éperons ».

Le mépris de classe peut se transformer en moteur de révolte.Les leçons de bien parler.

A lire et à entendre notre fine fleur médiatico-politique, on a souvent du mal à croire que cette donneuse de leçons a majoritairement fréquenté les meilleurs lycées, les universités, les écoles de journalisme, l’ENA, Sciences-Po, l’Ecole Nationale Supérieure...

La plupart des responsables politiques, nombre de journalistes, ignorent des règles de grammaire française enseignées au collège.

Je vais en rappeler deux ici, pour leur rabaisser le caquet.

1- Nombre d’entre eux ignorent comment se fait l’accord du participé passé, conjugué avec l’auxiliaire avoir. Ils disent : « Les décisions que nous avons pris, les démarches que nous avons fait...  ». Bien entendu, il faut dire et écrire « prises, faites... ».

2- Presque tous bafouent pareillement la règle qui veut que le verbe reste à l’indicatif s’il suit la locution « après que ». Charles Trenet : « Longtemps après que les poètes ont disparu... » et non pas : « aient disparu ».

Il faut dire et écrire : « Après que les lumières se sont (ou se furent éteintes)... » (et non pas « se soient éteintes »). À la différence de « avant que », la locution « après que » est obligatoirement suivie d’un temps de l’indicatif.

Je vous parle ici de règles qui sont respectées par TOUS les écrivains, les intellectuels et quelques journalistes, ceux pour qui le bon usage du français est une impérieuse exigence du métier. Il m’en coûte de faire ici ce compliment, mais elles sont scrupuleusement respectées dans des quotidiens comme Le Monde, Le Figaro, parfois même (parfois !) par des chroniqueurs de l’audio-visuel. Le site Le Grand Soir, hormis, de temps à autres, des trous dans la raquette des administrateurs-relecteurs, respecte ces règles.


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