Commentaire de Octave Lebel
sur Sondage choc : Bardella triomphe
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@Buzzcocks
2/2 → Elections : pour une déferlante de filles et de fils du peuple (Vladimir MARCIAC).
https://www.legrandsoir.info/elections-pour-une-deferlante-de-filles-et-de-fils-du-peuple.html
La politique est assurément le seul métier où sont mis en vedettes des mauvais professionnels, servis par des journalistes plus préoccupés par leur message que par la syntaxe.
Et pourtant, c’est dans cette engeance, dans cette mafia de « cuillères d’argent dans la bouche » que triomphent un sentiment de supériorité et un mépris pour ceux qui montent du ruisseau quand eux descendent du château.
Beaumarchais (Le Mariage de Figaro) distingua de belle manière les tenants de l’héritocratie et ceux de la méritocratie : « Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie !… noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus : du reste, homme assez ordinaire ! tandis que moi, morbleu, perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes ; et vous voulez jouter !… ».
A l’égard de ceux qui ne sont pas de leur chapelle, les bouffis de la camarilla « bien née » ne sont que persiflage et raillerie. Ils ont oublié que le temps où les précieux petits marquis aux rubans fifrelins se moquaient impunément des haillons des gueux est passé depuis 1789.
Les Carvalho, Fiat, Keke, Delogu, etc. ont été dé-mo-cra-ti-que-ment élus députés par ceux qui se reconnaissent en eux, ceux dont Darmanin a dit qu’ils « boivent de la bière et mangent avec les doigts ». Ils ont été élus par les « sans-dents », par les « pue-la-sueur » par ceux dont Macron a affirmé que, « dans un hall de gare, ils ne sont rien).
Les Carvalho, Fiat, Keke, Delogu, etc., cela fait tache parmi les élus où la part du lion est dévolue aux médecins, cadres, patrons, professeurs, avocats, fils de famille, émissaires de banques, voire à des mafiosi (1). La survivance d’une portion, même congrue, de « la France d’en-bas » semble inconvenante là où est censé s’exercer le pouvoir de la République, c’est-à-dire le pouvoir du peuple.
Delogu candidat à la mairie de Marseille.
Puisque Sarkozy peut évoquer Roland BarthÈs, puisque Royal peut admirer la bravitude et Dati apprécier la baisse du taux de fellation, puisque la quasi-totalité de notre pseudo-savante « élite » bafoue les règles de français à connaître pour passer le brevet, il sera pardonné à Delogu quelques solécismes pourvu que, sur les conseils de Victor Hugo, il fasse taire
« Ceux qui n’ont ni coeur ni
flamme,
Qui boitent de l’honneur et qui louchent de l’âme ».
Vas-y Sébastien, on est avec toi. Quand tu parles, on entend le peuple.
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