Commentaire de Bruno Hubacher
sur La fin du capitalisme
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@Zolko
Je sais bien qu’il y des gens qui ont la nostalgie du capitalisme industriel, à supposer qu’il eut été meilleur que le capitalisme financier d’aujourd’hui. J’en doute, car le principe du capitalisme, écrémer une taxe, le profit, l’intérêt, sur le travail, reste le même, vecteur d’inflation, il n’ajoute rien à la productivité.
Mais nous n’allons pas retourner aux XIX siècle, car la productivité est à son comble, non pas grâce au capitalisme, mais grâce à l’ingéniosité de l’homme, l’intelligence collective, et le fait qu’il, le progrès, ne soit pas équitablement réparti parmi les hommes, c’est justement par la faute du capitalisme et son principe de profitabilité, car c’est le critère du profit, et seulement le profit, qui guide les décisions d’investissements. Ceci n’est pas une question morale, c’est tout simplement inhérent au principe du capitalisme, qui a pour but final le contrôle, par quelque moyen que ce soit, par la séduction ou par la force, peu importe.
Nous sommes donc arrivés à un stade, où l’exercice de cette force n’est plus possible par le capital (voir l’endettement des états) et que le progrès ne peut plus guère être accru, qu’il faut trouver d’autres moyens, et ces moyens sont à chercher dans le progrès technologique. Ainsi, nous sommes à l’avènement d’une sorte de féodalisme moderne ou comme l’économiste grecque Yanis Varoufakis l’appelle, le techno-féodalisme. Si nous laissons faire.
Peu importe le système socio-économique qu’on choisit, tout ce qui importe, c’est qu’il doit être démocratique. Le capitalisme ne l’est pas.
