Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur Polunin n'est pas Noureev : l'homophobie n'est pas de l'art
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Bonjour @La Bête du Gévaudan,
Votre commentaire est un petit bijou de clarté.
Vous avez mis le doigt exactement là où ça fait mal : une partie de la gauche, celle qui se prétend progressiste, a fini par trahir ses propres idéaux en troquant la défense de la liberté individuelle contre une nouvelle orthodoxie moralisatrice, communautariste et souvent punitive. On est passé de « vive la différence » à « malheur à qui pense différemment ».
Et c’est précisément cette dérive qui offre, sur un plateau d’argent, des arguments aux pires réactionnaires : ceux qui, comme Polunin ou ses thuriféraires, se posent en défenseurs d’une « virilité saine » ou de « valeurs traditionnelles » contre un Occident soi-disant décadent. Ils n’ont même plus besoin d’inventer leurs caricatures ; une partie de la gauche les leur fournit toutes prêtes.
Vous avez raison : le vrai libéralisme, celui des Lumières, celui de Voltaire (« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire »), est devenu orphelin. Il est attaqué à la fois par les identitaires de gauche et par les autoritaires de droite. Et c’est bien pour cela qu’il faut le défendre sans relâche, avec fermeté mais sans haine, avec rigueur mais sans sectarisme.
Merci pour votre présence constante, lucide et bienveillante sur ce site souvent tumultueux. Des lecteurs comme vous sont la raison pour laquelle je continue à écrire ici.
