Commentaire de Eric F
sur Roubaix Face à la Montée de l'Islamisme : Inquiétudes, Fractures et Responsabilité Municipale
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@Octave Lebel
« la France est un pays d’immigration », écrivez-vous, à certains moments de son histoire et de manière limitée sans doute, mais pas en proportion et gap culturel de l’actuelle période.
Si le flux d’arrivée étaient moins déferlant et donnaient lieu à acculturation, il y aurait progressivement mélange de population au fil de la vie professionnelle et familiale, ainsi je me souviens avoir connu dans ma jeunesse des quartiers de portugais, désormais ils se sont fondus dans la population générale, indiscernablement.
Vous parlez de ghettos, mais de quoi s’agit-il ? Nous avons en France le parc immobilier à loyer modéré le plus important d’Europe, or les critères économiques et familiaux d’éligibilité conduisent à ce qu’un grand nombre de nouveau arrivants y sont logés, en proportion supérieure à la population native. A quoi s’ajoute la propension naturelle à se regrouper par affinité (eh oui, nous autres humains avons un fond grégaire), et ceux qui diffèrent tendent à aller ailleurs, les tentatives de re-mixité ne sont guère encourageantes.
Dans la ville moyenne à laquelle mon village est rattaché, il y a eu un grand plan de logements sociaux, la proportion d’étrangers majoritairement extra-européens a plus que doublé en quinze ans. C’est pareil ailleurs, la « dédensification » tend à propager le modèle Marseille-Saint Denis au reste du pays.
Au passage, je ne vois pas en quoi l’extrême droite, qui n’a jamais été au pouvoir, serait en quoi que ce soit en cause dans la situation en question, peut-être est-ce la raison de ce qu’un nombre croissant d’électeurs considèrent que la proposition de réduire les flux d’entrée constituerait un « principe de précaution » pour éviter l’aggravation.
Ceci dit, ne pas aggraver n’est pas résoudre, il faudrait la recette pour qu’il y ait fusion dans la population générale comme cela s’était fait en deux ou trois générations pour les flux migratoires anciens. Mais on reboucle sur le gap culturel et les rancoeurs historiques qui y font obstacle.
Concernant l’enseignement, des mesures ont été prises, le dédoublement de CP CE1 par exemple dans les zones difficiles. Le problème rencontré par les enseignants et non seulement le manque de concentration ou encore de maîtrise de la langue, mais la montée de comportements réfractaires. J’ai entendu un prof expliquer à propos de ces élèves « ils n’ont pas les codes » c’est à dire l’attitude élémentaire d’un élève qui vient pour apprendre, alors les ensignants font ce qu’ils peuvent.
