mercredi 3 décembre 2025 - par Alex la Plume

Roubaix Face à la Montée de l’Islamisme : Inquiétudes, Fractures et Responsabilité Municipale

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L'agression d'une journaliste italienne le 26 novembre à Roubaix, sur fond d'enquête sur l'islam radical, n'est pas un incident isolé. Elle est le symptôme violent d'une transformation socioculturelle et d'une pression communautariste grandissantes dans certains quartiers de la ville. Les témoignages d'habitants et les rapports officiels convergent : Roubaix, ville emblématique du Nord, est à un carrefour critique où l'autorité républicaine et la laïcité semblent reculer face à l'emprise salafiste.

Un climat de menace révélé par l'agression

L'altercation survenue dans cette boucherie halal, où une journaliste a été retenue et menacée, dépasse largement le simple fait divers. Cet acte d'intimidation physique sur une professionnelle des médias, rapporté par CNEWS, révèle un sentiment d'impunité profondément enraciné et une capacité inquiétante à faire régner une loi non-républicaine dans l'espace public. La remise en cause de l'autorité républicaine est manifeste : ces commerces deviennent, de fait, des zones où la liberté d'expression et la sécurité des femmes sont gravement compromises.

Les conséquences de tels événements s'étendent bien au-delà de la victime directe. Si les journalistes ne peuvent plus enquêter librement sans craindre pour leur sécurité, la vérité sur l'emprise communautariste devient insaisissable. Cette autocensure forcée valide la peur des habitants qui vivent ces pressions au quotidien et s'abstiennent de témoigner, créant ainsi un cercle vicieux du silence et de la résignation.

L'islamisation de l'espace public comme marqueur d'emprise

L'omniprésence de signes religieux ostentatoires dans l'espace commercial roubaisien traduit une volonté délibérée de visibilisation et de normalisation d'une interprétation rigoriste de l'Islam. Cette présence ne relève pas du simple exercice de la liberté commerciale, mais constitue un marqueur territorial d'une idéologie séparatiste.

La vente de voiles pour enfants en bas âge et de mannequins entièrement voilés n'est pas un acte commercial anodin. Il s'agit d'un geste éminemment politique qui signifie l'adoption précoce d'un code vestimentaire rigoriste, posant la question cruciale de l'émancipation des futures générations. Cette pratique entre en contradiction flagrante avec les valeurs d'égalité de la République. Comme le soulignent certains citoyens en invoquant la laïcité, l'espace de la petite enfance devrait être protégé de toute pression communautaire, permettant aux enfants de grandir libres de choisir leur propre identité religieuse à l'âge adulte.

Par ailleurs, les témoignages sur les commerces "très masculins" où les femmes se sentent "non respectées" sont particulièrement alarmants. Ils traduisent une forme d'apartheid social de fait, où certains cafés ou trottoirs sont de facto interdits ou hostiles aux femmes, en particulier celles qui ne se conforment pas à un code vestimentaire ou comportemental dicté par l'idéologie rigoriste. Cette fracture genrée dans l'espace social constitue une atteinte grave au principe d'égalité entre les citoyens et à la liberté de circulation sur le territoire de la République.

Le cocktail détonnant : pauvreté, immigration et salafisme

La situation actuelle de Roubaix résulte d'un cercle vicieux mêlant difficultés socio-économiques et dérive idéologique, comme l'a souligné le juriste Amine Elbahi. Les chiffres officiels dressent le portrait d'une ville où les facteurs de vulnérabilité sont exacerbés, créant un terrain fertile pour l'implantation d'idéologies radicales.

Roubaix, la ville la plus pauvre de France

L'effondrement de l'industrie textile, jadis pilier économique de la ville, a laissé place à une précarité structurelle qui nourrit le désespoir et constitue un terreau idéal pour le prosélytisme radical. Selon l'Observatoire des inégalités, Roubaix est régulièrement désignée comme la ville la plus pauvre de France, avec près de 46 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté en 2024. Le revenu médian net mensuel par habitant s'établit à environ 886 euros, bien en dessous du seuil national de pauvreté fixé à environ 1 200 euros.

Le taux de chômage atteint des niveaux alarmants, autour de 11,9 % en 2024, et grimpe même à 27,9 % dans les zones prioritaires. Cette réalité touche particulièrement une population très jeune, puisque 48,5 % des habitants ont moins de 30 ans et font face à des perspectives d'avenir considérablement limitées. Cette situation de relégation économique crée un profond sentiment d'abandon par l'État, un vide dans lequel les réseaux communautaristes peuvent aisément s'implanter en offrant une aide sociale, un soutien matériel et une identité de substitution, renforçant ainsi progressivement leur emprise sur les populations fragilisées.

La dynamique démographique et migratoire

L'histoire de Roubaix est celle d'une ville d'immigration, historiquement belge, puis maghrébine et turque. Aujourd'hui, cette dynamique migratoire continue représente un facteur de concentration de la vulnérabilité sociale. La part des immigrés dans la population atteint environ 21,1 % selon l'INSEE en 2021, une proportion encore plus élevée dans certains quartiers prioritaires où elle peut dépasser 50 %.

La ségrégation socio-résidentielle est particulièrement marquée, avec une pauvreté très concentrée géographiquement. La majorité du territoire est d'ailleurs classée en quartier prioritaire de la politique de la ville, regroupant une forte proportion de populations à faible niveau de qualification. Cette concentration crée des poches d'isolement social où l'intégration républicaine peine à s'effectuer.

Le fait que Roubaix soit officiellement listée comme un foyer majeur du salafisme en France par les services du renseignement intérieur constitue une donnée factuelle et incontestable. La concentration de la pauvreté et de l'immigration, en l'absence d'une intégration économique et sociale réussie, fournit un terrain fertile où l'idéologie salafiste peut convertir le ressentiment social en rejet de la République. Cette idéologie, qui prône le retrait et la rupture avec la société laïque, trouve un écho particulier auprès de populations qui se sentent abandonnées par les institutions républicaines.

La responsabilité centrale du maire

Face à cette montée en puissance du communautarisme, la responsabilité du maire, premier représentant de l'État dans sa commune, est absolument centrale. Si l'État porte une part de responsabilité concernant la politique migratoire et l'allocation des ressources publiques, le maire dispose de leviers d'action directs et immédiats qu'il se doit d'actionner sans faiblesse.

En tant que garant de l'ordre public et de la laïcité, le maire dispose de pouvoirs de police administrative considérables. Il doit s'assurer que les règlements d'urbanisme et de salubrité ne sont pas détournés à des fins communautaristes. Il a le devoir d'intervenir contre tout commerce qui trouble l'ordre public ou qui est utilisé à des fins de prosélytisme radical, en multipliant les contrôles ciblés sur les établissements manifestant des signes de séparatisme. Ces contrôles peuvent porter sur la sécurité, l'hygiène, le respect du code de l'urbanisme, et peuvent aboutir à des fermetures administratives si des infractions graves sont constatées, notamment en cas de trouble manifeste à l'ordre public.

Le maire est également responsable de l'attribution des subventions et des locaux associatifs. À ce titre, il doit mener une politique de tolérance zéro envers toute association ou lieu de culte qui promeut des idéologies contraires aux valeurs de la République. La mise en œuvre rigoureuse de la loi sur le Contrat d'Engagement Républicain dans l'attribution de toute subvention publique est impérative. Il doit s'assurer que les associations culturelles ou sportives n'opèrent pas de séparatisme social, comme l'interdiction de la mixité, et le cas échéant, couper immédiatement les financements publics.

Enfin, le maire a un rôle crucial de porte-parole et de bouclier républicain. Il ne doit pas laisser le champ médiatique uniquement aux témoignages alarmistes, mais doit exprimer une position de fermeté inébranlable contre le communautarisme et l'islamisme. Cela passe par la création d'une cellule municipale de lutte contre le séparatisme en lien étroit avec la Préfecture et les services de renseignement, ainsi que par un soutien public et visible aux femmes et aux habitants qui dénoncent le climat de pression.

Conclusion

Roubaix n'est pas seulement une ville en difficulté ; c'est devenu un laboratoire inquiétant des défaillances républicaines. La montée du salafisme y prospère sur le terreau conjugué de la pauvreté et de l'abandon institutionnel. Si l'État doit impérativement rétablir des services publics de qualité et une police de proximité efficace, le rôle du maire demeure celui d'acteur principal de la résistance locale.

C'est par une fermeté républicaine pleinement assumée dans les contrôles administratifs, dans l'attribution des subventions, et dans le discours public, que l'autorité municipale pourra enrayer la dynamique communautariste et restaurer la confiance des habitants dans l'autorité de la Loi. L'enjeu dépasse largement Roubaix : il s'agit de démontrer que la République dispose encore des moyens et de la volonté de défendre ses valeurs fondamentales face aux tentatives de sécession idéologique qui menacent la cohésion nationale.



18 réactions


  • Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2025 11:30

    1, 2,3 et peut-être 4,5,6...

    1. Nous avons tous les deux, trois ans, une loi sur l’immigration. Pas pour augmenter notre niveau d’information et de compréhension pour aller vers une position transpartisane qui aurait l’inconvénient d’engager les dirigeants politiques (avec l’inconvénient de dévoiler en creux leurs responsabilités) mais pour des raisons de stratégie électorale alambiquée afin de pouvoir continuer ensuite d’instrumentaliser ce qui est pour certains l’espérance d’une rente électorale. Avec bien entendu chez nous une spécialité bien française, l’entretien de ghettos de pauvres et d’immigrés dont il s’agit apparemment de surtout ne pas se passer. C’est du pain béni pour l’islam politique et pour toutes les ambassades des pays concernés dans le grand jeu du commerce. C’est aussi un poison que l’on cultive dans notre société et qui entrave notre capacité à mettre sur pied une authentique démocratie, ce qui en arrange plus d’un. La manœuvre commence à être de plus en plus visible et comprise. C’est déjà ça.

     


    • berry 3 décembre 2025 12:07

      @Octave Lebel
      C’est reparti pour un tour.
      Mammie écrase les prouts et papy Octave écrase les commentaires.


    • Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2025 14:55

      @berry

      Ce n’est pas auprès de moi qu’il faut vous plaindre si on vous a fait croire qu’après un bon massage aux sondages, ce serait facile d’enfumer vos concitoyens smiley


  • Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2025 11:31

    2. N’oublions pas non plus que des dirigeants comme Sarkozy par exemple et d’autres aussi, dont les héritiers ne se gênent pas pour nous donner des leçons, qui tout en dénonçant l’islamisme, ont fermé les yeux sur bien des choses, pris des décisions aberrantes (pas de réel contrôle sur les imans qui vient seulement d’être mis en place, baisse, à contretemps et courte vue, des effectifs de la justice et forces de sécurité avec fluctuation et politisation des doctrines. Quasi suppression de la formation des enseignants pendant un quinquennat. Mise en place d’organismes représentatifs de l’islam lui donnant en réalité un espace de concurrence politique (représentation par l’origine géographique). En agissant qui plus est à contre-courant avec l’aide précieuse de l’extrême-droite, à la recherche permanente et vitale pour elle d’une rente électorale, en sabordant ou freinant les politiques de liquidation des ghettos de pauvres et d’immigrés ( 47% des communes ne souscrivent pas à l’obligation légale de 25% de logements sociaux en 2023).Avec des pouvoirs publics restant en réalité incroyablement passifs vis-à-vis des trafics de drogue et de leur pouvoir de désocialisation au nom du bon déroulement des affaires et des importations et exportations. Un suivi difficilement compréhensible des fichiers S, avec des fonctionnaires des forces de sécurité et de l’Education Nationale maintenant mis au premier plan de toutes ces contradictions et occasions manquées. Mettant en jeu leur vie, dans une ambiance où faute de responsabilités assumées, l’hypocrisie et la récupération règne.


  • Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2025 11:31

    3. Nous avons une société à remettre sur pied où faute d’une démocratie exigeante et responsable, qui ne prétend pas pouvoir se passer de ses citoyens, de justice sociale, de responsabilité écologique équitablement partagée, certains, pressés d’éviter ces sujets difficiles, se verraient bien aux commandes et puis on verra après. On y est déjà en fait. Prenons nos responsabilités, mobilisons-nous, laissons les médias s’époumoner et tenter de nous asphyxier de leurs sondages et faisons ce que nous avons à faire en commençant par voter en nombre au lieu de laisser le champ libre à ces gens qui eux sont toujours présents au moment décisif. Prenons nos responsabilités. Passons à autre chose.


  • Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2025 11:49

     4. → Quelques repères anti-démagogie par ces temps de propagande de ceux qui préfèrent tourner autour du pot et touiller avec leur grande cuillère afin d’attirer plus de mouches. 

    ● Il y a des problèmes à régler avec les ghettos de pauvres et d’immigrés que la droite et l’extrême-droite ont développé et entretenu pour l’essentiel en combattant les politiques de mixité et de lutte contre les pauvretés et en exploitant la rente électorale ? Réponse : Oui

    ● Il y a des problèmes à régler avec l’islam politique qui a tant de points communs avec l’idéologie de l’extrême-droite (ultra conservatisme, dogmatisme, intolérance, goût pour la force et la violence, xénophobie) et qui se servent l’un de l’autre ? Réponse : Oui.

    ● Il y a des problèmes internationaux à régler afin de ne plus créer et entretenir le développement ou la persistance de l’islam politique qui s’importe chez nous ? Réponse : Oui.

    ● L’extrême-droite porte-t-elle le début d’un commencement de réflexion conséquente sur ces sujets ? Réponse : Non.

    ● L’extrême-droite fait-elle preuve de persévérance, d’habileté et d’aides et connivence de la part des médias et des instituts de sondages des oligarques pour entretenir cette rente électorale ? Réponse : Oui.

    ● Peut-on se prétendre pour la justice sociale, un partage équitable des aides et contributions à l’impôt, l’égalité en ayant combattu les politiques de dissolution des ghettos de pauvres et d’immigrés ? Réponse : Non.

    ● Faut-il réguler l’immigration et faire un rapport annuel avec suivi d’indicateurs présenté au parlement chaque année et rendu public : Réponse : Oui

    Etc....


  • berry 3 décembre 2025 12:00

    On peut voir sur la photo que les mannequins n’ont pas de visage, comme dans les rues de Kaboul et dans la crèche charia-compatible installée sur la place centrale de Bruxelles.

    Il s’agit de ne pas offenser le prophète avec des représentations humaines. C’est au nom de ce principe que les bouddhas de Bamiyan et les statues des musées irakiens ont été détruits. 

    https://hi-in.facebook.com/M6/videos/des-poup%C3%A9es-sans-visage-pour-les-enfants-musulmans-zone-interdite/929888697916139/


    • berry 3 décembre 2025 12:12

      Merci à la gauche et à la République maçonnique et sioniste pour cette avancée civilisationnelle.


    • Alex la Plume Alex la Plume 3 décembre 2025 14:33

      @berry
       
      J’avoue que j’ai du mal à voir le lien entre des poupées sans visage compatibles avec la charia et la franc-maçonnerie ou le sionisme, mais bon, tout est possible MDR.


    • berry 3 décembre 2025 15:19

      @Alex la Plume
      C’est bien nos gouvernements successifs qui ont fait rentrer des millions d’immigrés musulmans, en toute connaissance de cause.
      On peut reprocher beaucoup de choses aux musulmans, mais pas d’avoir ouvert nos frontières. Ils n’en avaient pas la possibilité, ils n’ont jamais dirigé la France.


  • Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2025 12:12

    Hors série si j’ose dire.

    Un petit texte qui me tient à cœur. Et que je répèterai avec plaisir à chaque occasion propice.

    Toutes générations et couches sociales confondues, nous les citoyens français nous ne voulons pas d’un parti qui promet la division et la haine nationale en tentant en plus de nous faire croire que cela va rapporter de l’argent et du travail aux plus modestes d’entre nous. Pour qu’une poignée d’oligarques qui leur fait en continu la lumière et la promo dans leurs chaînes d’info et leur offre des guirlandes de sondages qui vont bien puissent continuer de dormir sur leurs deux oreilles et de s’enrichir sur notre dos. Des gens qui ont en plus le culot d’essayer de se faire passer à l’occasion pour des victimes des médias en promettant de tout privatiser. Sous les applaudissements des oligarques et de leurs cours toujours à l’affut de bonnes affaires parce que pouvoir fabriquer l’opinion ce n’est pas rien. Nous les citoyens français trouvons de plus en plus insupportable de voir et d’entendre des gens se dirent patriotes alors qu’ils ont déjà piqué dans la caisse avant même d’accéder au pouvoir. En critiquant par dessus le marché la rigueur de la justice qu’ils réclamaient impitoyable et prompte pour les autres délinquants en se donnant en exemple. Pauvre France qui s’abandonnerait dans les mains de ce genre d’aventuriers ambitieux. Nous avons déjà eu notre dose avec un Sarkozy, un Hollande et un Macron. Non merci. Chacun a pu voir, à peine un peu représentés à l’Assemblée, leur enlisement dans des combines sans lendemain, jouant les opposants mais sauvant un président de la destitution deux fois et, en même temps, de motions de censure, ses gouvernements 25 fois depuis 2022 dont 8 pour cette session parlementaire. Faisant preuve d’une prudence de sioux afin de ne pas indisposer le vrai pouvoir, celui économique et médiatique de l’oligarchie qui domine le politique et qui leur permettra ou non d’avoir une bonne place dans la coalition qu’une classe politique à la dérive de ne pas avoir voulu reconnaître le résultat de nos votes espèrent encore pouvoir nous imposer par surprise au gré des événements qu’ils manipuleront. 


    • Eric F Eric F 3 décembre 2025 18:47

      @Octave Lebel

      "...que je répèterai avec plaisir à chaque occasion propice« 


      pour ça, on vous fait confiance

       »Nous avons déjà eu notre dose avec un Sarkozy, un Hollande et un Macron. Non merci"

      concernant Macron, il a pourtant été réélu, les barragistes avaient donc considéré ne pas avoir encore eu leur dose, eh bien c’est fait.

  • Eric F Eric F 3 décembre 2025 18:52

    J’ai vécu dans la métropole nord dans les années mi-60 à mi-70, la proportion de population d’origine extra-européenne était faible. Par ailleurs, cette génération d’immigrés s’étaient progressivement assimilés et mixés dans la population.
    Mais le flux d’arrivé s’est poursuivi au delà des débouchés d’emploi, avec une densification dépassant les capacités de melting pot, d’où (pas de manière générale, mais importante) communautarisation, tensions, identitarisme nord africain, et on voit dans la jeunesse une forme de désassimilation -à l’opposé de ce qui s’était passé avec les flux migratoires anciens-.


    • Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2025 22:00

      @Eric F

      Allons vous essayez de sauver la mise comme vous pouvez à ce pauvre Alex la Plume mais ce n’est pas les débouchés en emploi dont il s’agit dans une conurbation économique comme Lille, c’est bien la ghettoïsation de pauvres et d’immigrés, les plus fragiles restant sur place tandis que les autres s’émancipent. Ghettoïsation, déjà dénoncée par un G Marchais, dont la responsabilité revient à qui vous savez (qui l’ignore encore dorénavant ?) en oubliant que la France est un pays d’immigration. Ce qui lui a plutôt bien réussi dès que les premiers réflexes de rejet étaient dépassés et qu’il n’y avait pas de forces politiques s’ingéniant à les entretenir. Les uns pour détourner le regard des conséquences de leurs politiques économiques et sociales, les autres en se servant du racisme latent qui existe dans les sociétés et en cherchant à l’exacerber y compris en torpillant les politiques de la ville.

      Le paradoxe étant que c’était la gauche avec une partie de la droite qui avait fait en urgence après les émeutes de 2005 le diagnostic et la droite qui avait lancé cette politique avec un Chirac (à l’origine d’un livret d’accueil pour le parcours d’intégration des familles arrivant à la conception duquel j’ai participé avec d’autres à titre professionnel) et un Borloo. Politique cassée dans son élan par un Sarkozy bousillant  au passage la police de proximité, sabrant l’école, l’hôpital, la justice, puis un Hollande s’étant trouvé d’autres priorités comme la loi El Khomeri avec ce pauvre Vals et un Macron piétinant hautainement en 2023 les dernières propositions d’un Borloo. La droite et l’extrême-droite peuvent être fières de cette supercherie et ce sale boulot qui les occupe tant. Se donnant réciproquement dorénavant sans s’en rendre compte les verges pour se faire battre tellement il y a de plus en plus de nos concitoyens pour être écoeurés par ces méthodes, écoeurés par ces valses de sondages et ces médias qui les prennent pour des imbéciles. 


    • Eric F Eric F 4 décembre 2025 17:56

      @Octave Lebel
      « la France est un pays d’immigration », écrivez-vous, à certains moments de son histoire et de manière limitée sans doute, mais pas en proportion et gap culturel de l’actuelle période.

      Si le flux d’arrivée étaient moins déferlant et donnaient lieu à acculturation, il y aurait progressivement mélange de population au fil de la vie professionnelle et familiale, ainsi je me souviens avoir connu dans ma jeunesse des quartiers de portugais, désormais ils se sont fondus dans la population générale, indiscernablement. 

      Vous parlez de ghettos, mais de quoi s’agit-il ? Nous avons en France le parc immobilier à loyer modéré le plus important d’Europe, or les critères économiques et familiaux d’éligibilité conduisent à ce qu’un grand nombre de nouveau arrivants y sont logés, en proportion supérieure à la population native. A quoi s’ajoute la propension naturelle à se regrouper par affinité (eh oui, nous autres humains avons un fond grégaire), et ceux qui diffèrent tendent à aller ailleurs, les tentatives de re-mixité ne sont guère encourageantes.
      Dans la ville moyenne à laquelle mon village est rattaché, il y a eu un grand plan de logements sociaux, la proportion d’étrangers majoritairement extra-européens a plus que doublé en quinze ans. C’est pareil ailleurs, la « dédensification » tend à propager le modèle Marseille-Saint Denis au reste du pays. 

      Au passage, je ne vois pas en quoi l’extrême droite, qui n’a jamais été au pouvoir, serait en quoi que ce soit en cause dans la situation en question, peut-être est-ce la raison de ce qu’un nombre croissant d’électeurs considèrent que la proposition de réduire les flux d’entrée constituerait un « principe de précaution » pour éviter l’aggravation.
      Ceci dit, ne pas aggraver n’est pas résoudre, il faudrait la recette pour qu’il y ait fusion dans la population générale comme cela s’était fait en deux ou trois générations pour les flux migratoires anciens. Mais on reboucle sur le gap culturel et les rancoeurs historiques qui y font obstacle. 

      Concernant l’enseignement, des mesures ont été prises, le dédoublement de CP CE1 par exemple dans les zones difficiles. Le problème rencontré par les enseignants et non seulement le manque de concentration ou encore de maîtrise de la langue, mais la montée de comportements réfractaires. J’ai entendu un prof expliquer à propos de ces élèves « ils n’ont pas les codes » c’est à dire l’attitude élémentaire d’un élève qui vient pour apprendre, alors les ensignants font ce qu’ils peuvent. 


  • La Bête du Gévaudan 3 décembre 2025 19:56

    L’islam est une doctrine totalitaire violente, suprémaciste, génocidaire et impérialiste... il n’y a donc aucune raison d’être surpris de ce que cela engendre. Il suffit de se renseigner sur l’islam pour le savoir. 

    Mahomet, comme Hitler et Marx, a annoncé ouvertement son projet génocidaire totalitaire et impérialiste mondial... Ses adeptes ne font que mettre en pratique ses préceptes. On a eu la GESTAPO et le NKVD... on a aujourd’hui le HAMAS et toutes ses variantes de chemises vert-brunes locales. 

    Hier comme aujourd’hui, nombre de démocrates et libéraux font preuve de naïveté face au totalitarisme... Mais, à la fin, il faudra bien ouvrir les yeux. 


  • Octave Lebel Octave Lebel 3 décembre 2025 22:05

    Petit travail de réinformation :

    Des bidonvilles aux quartiers prioritaires : 70 ans de politique de la ville  

    (13 juillet 2023 , Temps de lecture > 30 minutes).

    https://www.vie-publique.fr/eclairage/290135-des-bidonvilles-aux-qpv-70-ans-de-politique-de-la-ville

     2017-2023  : Rapport Borloo et nouvelles émeutes

    "Près de 6 millions d’habitants vivent dans une forme de relégation voire parfois, d’amnésie de la nation" (Jean-Louis Borloo)

     19 juillet 2022
    La commission des affaires économiques du Sénat remet un rapport sur la politique de la ville, un tremplin pour les habitants. Le rapport souligne que :

    ●Le premier quinquennat d’Emmanuel Macron a été "celui du « stop & go » entre les quartiers et le gouvernement" (espoirs du plan Borloo puis son classement sans suite, oubli des quartiers dans plan de relance, crise sanitaire…) ;

    ●L’inégalité territoriale est toujours un enjeu actuel (40% de QPV n’ont pas de crèche ; les QPV disposent de 50% de médecins spécialistes en moins) ;

    les QPV ont une fonction de sas ou de tremplin (mobilité résidentielle et de revenus) ;

    ●Les QPV ont une contribution bien réelle à l’économie (la Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France, est le 8e contributeur net à la protection sociale et celui où la masse salariale a le plus augmenté entre 2007 et 2018) ;

    ●La promotion des modèles d’une réussite accessible a un vrai impact dans les quartiers (programme Entrepreneuriat pour tous et dans tous les territoires) ;

    ●La priorité est d’améliorer les outils de la politique de la ville ;

    l’ONPV, passé de dix équivalents temps plein (ETP) lors de sa création à deux ETP en 2022 est "en état de mort cérébrale".

    27 juin 2023.

    Émeutes à Nanterre puis dans toute la France, durant près d’une semaine, à la suite de la mort d’un jeune homme de 17 ans tué par un policier lors d’un contrôle routier. Les émeutes débouchent sur plus de 3 500 gardes à vue, beaucoup concernant des mineurs. Inutile de dire que la la propagande et les chaînes d’info ont tourné à fond.

    Rappel. les émeutes urbaines de novembre 2005" 

    Pour mémoire, le problème de l’immigration et des ghettos était déjà bien identifié en 2005 ainsi que les pistes de remédiation aussi.

    Des occasions manquées qui nous montrent un chemin (19/10/20 Octave Lebel )

     https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/des-occasions-manquees-qui-nous-227900

     


    • Eric F Eric F 4 décembre 2025 18:05

      @Octave Lebel
      " mort d’un jeune homme de 17 ans tué par un policier lors d’un contrôle routier"
      Exprimé comme ça on croirait que le flic a tiré au moment du contrôle.
      Non, il y a eu forçage du contrôle par un véhicule surpuissant, conduite dangereuse en pleine ville pour échapper, le conducteur était sans permis, et a redémarré en trombe alors que le policier était sur le capot, avec risque de provoquer des accidents. Certes il n’aurait pas fallu tirer à l’instinct. 


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