Commentaire de Cassandre G
sur Post Noël
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Merci encore Luniterre pour cet article qui éclaire si bien le cynisme de ces « deals » de Noël.
À la relecture de mon précédent commentaire, je ne peux m’empêcher d’ajouter cette réflexion écrite il y a quelques jours, car elle prend aujourd’hui une actualité brûlante :
« Un jour, Macron sortira la carte : “J’ai ramené un Français en échange d’une dangereuse espionne.” L’opinion applaudira. Le tour est joué.
Le problème ? Anna n’est pas une espionne. Vyacheslav n’est pas un agent. Vincent n’est pas un traître. Ils sont des citoyens qui avaient des opinions dissidentes et pratiquaient l’aide humanitaire.
Mais on leur imposera une légende qui ne leur appartient pas. Une identité fabriquée pour raison d’État. Une fiction nécessaire à l’échange diplomatique.
C’est le mécanisme implacable de ces transactions secrètes : chaque camp entretient sa version, personne ne connaît la vérité, et les individus broyés dans cette mécanique perdent leur identité réelle pour devenir des personnages dans une pièce géopolitique qu’ils n’ont jamais choisie.
Anna risque de devenir “l’espionne russe” pour toujours, même si elle est innocente. Vinatier restera “l’espion français” pour Moscou. Les vérités individuelles s’effacent devant les nécessités diplomatiques. »
Même si l’échange aboutit (et je souhaite la liberté pour tous les détenus, des deux côtés), qu’il n’aboutisse pas au prix d’une réhabilitation complète d’Anna, Vincent et Vyacheslav. Leur engagement humanitaire mérite la vérité, pas une légende d’État.
Continuons à le rappeler, tant que le silence médiatique persiste.
