Commentaire de Étirév
sur Le moment magique


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Étirév 1er janvier 15:39

« Mag » (Nature) est la racine du mot « Magie », qui est la Science de la Nature.
NB : LA MAGIE ?
L’histoire nous dit que c’est le second Zoroastre qui créa la magie ; ce qui semble vouloir dire que c’est à une seconde génération de prêtres que l’on doit cette création.
Les Mages sont des hommes qui prétendent faire des choses extraordinaires ; ils s’entourent de mystères, créent un surnaturel exubérant qui, une fois les limites de la Nature franchies, s’égare dans toutes les aberrations ; ils cherchent à étonner les esprits simples, qui aiment le merveilleux, et se prétendent doués du pouvoir de faire agir des forces occultes ; ils invoquent les morts, les font parler ; ils prétendent commander aux éléments ; ils veulent conjurer les tempêtes, faire pleuvoir, suspendre la marche des maladies ; ils vont jusqu’à prétendre transformer, pour un temps, l’homme en animal. Ils ont avec eux toute la gamme des fous et s’adonnent à toute la variété des miracles.
Cette manifestation de la mentalité masculine, qui a existé dans tous les temps, répond à une loi psychique : Quand l’âme de l’homme descend par suite des appels de la vie sexuelle, quand son esprit devient inquiet et instable, ne comprend plus la valeur des actes à accomplir, au lieu de prendre une décision, il imite les autres.
Quand il prend la place de la Femme, il imite la Femme. C’est ce que, dans les temps modernes, nous avons appelé la réflexion sexuelle ; dans l’antiquité, cela s’appelait « spéculation », de spéculum (miroir).
Mais, ne comprenant pas ce qui émane de la pensée féminine, ne connaissant pas la limite de cette pensée, qui lui semble infinie, son imitation est maladroite, elle est outrée, il va au-delà, s’égare parce qu’il se met dans le domaine des choses qu’il ne peut pas comprendre.
« Magicienne » signifie scrutateur de la Nature : l’enseignement des magiciennes reposait sur la puissance de leur esprit qui leur faisait connaître les lois de la Nature sans s’égarer dans un sens ou dans l’autre. Cela s’appelait « la Magie blanche ». Le mage ou le prêtre qui veut l’imiter tombe tout de suite dans le miracle (de l’ancien français MIRAIL = miroir), en cherchant à sortir de sa nature pour s’élever jusqu’à celle de la Femme ; il dépasse les bornes de la puissance humaine. Cela s’appelle « la Magie noire ». Alors, tout devint absurde et incohérent, et le mot « magie » ne représentera plus que l’idée d’un pouvoir surnaturel, voire malfaisant.
La Magie véritable, dit Plotin, c’est l’amour avec la haine, son contraire. Maya (la Femme) est la pensée de L’homme, tendant au dehors, s’y dirigeant ; c’est L’effort de cette même pensée pour acquérir une forme extérieure, une réalité, c’est l’intensité du désir ».
Dans la traduction latine de la Bhagavad-Gîtâ, G. Schlegel, quand il a à reproduire le terme sanscrit « Maya », l’accompagne toujours, entre parenthèses, du mot « Magia » (Mage ou Maje vient de Maya).
La Maya, la Femme-Mage, a le pouvoir de diriger la pensée masculine qui rayonne sur elle, dans l’amour et même en dehors de l’amour.
Mais la Magie noire ne fut longtemps considérée que comme une manifestation du mauvais Esprit.
Un peu d’histoire divise les hommes, mais beaucoup d’Histoire les uni.


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